
Premier Information
Information générale
utilisé
les
remèdes de l’énergétique® psychosomatique
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Renseignements sur l'influence énergétique de l'âme au corps
Notes
concernant la thérapie énergétique
Info pour des spécialistes
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des médicaments
Mot
de passe secteur protégé pour des milieux spécialisés
Affiliations
Fédération
suisse pour médicaux traitements SVKH (allemand)
Société
médicale pour client de bien-être d'expérience (allemand)
|

Vers une nouvelle
vie par la guérison énergétique.
Dr.Med. Reimar Banis
* * *
Les conflits du 1ier chakra.
Dans le chakra appelé ‘chakra du bassin’, nous rencontrons les thèmes
psychiques du type schizoïde. Le premier chakra se rapporte aux thèmes
qui sont éprouvés par le schizoïde comme sur-importants et ressentis
comme extraordinairement problématiques – à savoir ceux de son existence
et de toutes les significations qui s’y connectent, comme la force
suffisante et la persévérance pour survivre, la possession d’une propre
identité et la possibilité de s’assurer et de défendre sa survie.
D’après l’enseignement du yoga indien, le centre de la force vitale se
trouve dans le premier chakra. Le serpent de la Kundalini, enroulé sur
lui-même, sert ici de symbole.
Dans le premier chakra, on peut retracer symboliquement toutes les
connections psycho-énergétiques importantes. Les organes sexuels sont
ici les représentants puissants de la volonté biologique de survie. Le
code génétique DNA est également une représentation matérielle de la
reproduction, ressemblant à un serpent enroulé ou à une spirale.
L’expression ‘avoir les pieds sur terre’ se rapporte au premier chakra
où les jambes sont vues, non seulement comme la prolongation du bassin
mais aussi comme symbole de la concentration individuelle et de la
constance personnelle. Tout cela est en rapport avec les conditions
primordiales de notre individualité et de notre existence. Il s’agit
dans le premier chakra de « Être ou ne pas être » d’après SHAKESPEARE.
En principe, les angoisses du schizoïde sont relativement faciles à
percevoir et à comprendre. Surtout chez les schizoïdes, le sentiment de
la menace existentielle devient le centre de l’angoisse vitale. En plus,
ce sentiment surgissant conjointement est précisement le même qui rend
le schizoïde malade et risque de lui faire perdre la raison. Le
schizoïde n’est pas un poltron qui s‘effraye de sa propre mort, il
craint beaucoup plus l’expérience des émotions qui l’accompagnent. «
Quel bonheur, si tout était déjà passé ! » dit le mourant qui exprime
ainsi l’angoisse ancrée du schizoïde, qui craint réellement de crever
misérablement et de devoir souffrir terriblement. Imaginez le type
schizoïde courageux comme l’agent secret anglais James Bond, qui se
trouve au lit, épuisé et mal en point, tandis que sa secrétaire
Moneypenny lui essuie le derrière – dans le monde imaginaire de James
Bond, tout serait mieux que de se trouver dans une telle situation
déshonorable et abandonné.
Dans le premier chakra, on peut distinguer quatre thèmes de conflits
différents :
1. Conflit : l’autonomie, l’indépendance
2. Conflit : le manque de concentration
3. Conflit : être à la merci de
4 . Conflit : le contrôle extrême de soi-même
Le premier thème se rapporte à l’indépendance. « Suis-je assez bon pour
exister ? » se demande le schizoïde au premier conflit. Par exemple,
James Bond souffre de douleurs d’enfer parce que’il ne peut plus s’aider
lui-même - nettoyer son derrière – rendu impossible par son état
affaibli. Pour le schizoïde, l’autonomie comporte une signification
extra-importante et existentielle. Le schizoïde a d’ailleurs horreur de
se trouver dans une situation inhumaine comme celle d’un malade délaissé
; j’ai souvent observé qu’il ne prend pas de précautions contre de
telles situations. Quand les schizoïdes vieillissent, ils ne se
préoccupent souvent pas de l’aide d’un infirmier ou d’autres moyens. Ils
veulent rester indépendants à tout prix, envers et contre tout.
Au second conflit se forme un sentiment oppressant de manque
d’enracinement ainsi que d’un manque de concentration. Derrière cela se
cachent d’immenses anxiétés qui mènent à un sentiment d’irréalité et
d’abandon. Le James Bond de l’exemple est forcé d’observer, fiévreux et
impuissant, comment les agents ennemis volent ses revolvers du tiroir de
sa table de nuit. Bond hallucine et voit tout en double, de sorte que
ses coups de poing ratent leur but. Le sentiment affaiblissant qui en
résulte, consiste en une impuissance terrifiante de ne plus pouvoir
compter sur sa propre force.
Dans le conflit suivant, la situation se dégrade davantage. Le thème du
troisième conflit repose sur l’abandon total et le sentiment terrifiant
d’être à la merci de forces étrangères. Le sujet peut être contrôlé et
manipulé comme une marionette ; il est entièrement dépourvu de
ressources et ne peut se défendre. Bond se trouve ficelé par des
malfaiteurs sur un établi où les disques d’une scie circulaire se
rapprochent de lui. Ou bien, manipulé par des ordres hypnotiques, il
devient escroc lui-même, obéissant et soumis. Le plus souvent, le film
prévoit un redressement à la dernière minute où l‘agent secret retrouve
ses sens et arrête la programmation erronnée.
Au quatrième conflit enfin, on fait le seul pas sensé dans une telle
situation sans issue : se comporter comme un mort, tout en s’assurant
une insensibilité totale. Chez les animaux on l’appelle ‘le réflexe de
la mort’. Mais en fait, il s’agit émotionnellement d’une situation
humiliante où l’on doit supprimer complètement sa vitalité personnelle
afin de rester en vie. Dans un certain sens, il s’agit ici d’une
contradiction en soi, ayant même des traits de perversité : ‘faire le
mort pour rester en vie’. Emotionnellement, l’âme de James Bond devra
supporter pendant longtemps une telle situation puisqu’elle est si
humiliante et contre nature.
Si nous voulons approfondir davantage les motifs de l’âme schizoïde,
nous devons jeter un regard derrière les coulisses de son angoisse. Que
cache réellement cette angoisse d’être détruit et anéanti ? La dernière
et la plus profonde raison est sans doute le désir de disparaître pour
se confondre à nouveau avec la béatitude cosmique. Je voudrais rappeler
que, dans l’ancienne théorie du tempérament, le schizoïde correspond au
mélancolique. Cette mélancolie exprimée comme tristesse, a un aspect
‘d’être hors du monde’ et a par conséquent quelque chose de suicidaire,
parce qu’il voudrait s’éliminer à tout prix de ce monde apathique. Il
est aspiré magiquement vers un monde utopique et lointain. De cette
manière, les schizoïdes sont très souvent des idéalistes au fond de
l’âme, adhérant souvent aux utopies réellement hors de ce monde.
Derrière l’angoisse d’anéantissement du schizoïde émerge d’une
façon inattendue un désir de disparition finale (cfr. penchant
suicidaire - Freud)
Mais le désir d’anéantissement n’est finalement pas compatible avec la
vie.
Celui qui veut être englobé dans la grande béatitude n’est, par
conséquent, pas capable de vivre.
Ici intervient la volonté de survivre parce que la survie est un motif
extraordinaire qui, dans le sens d’opposition à son désir
d’anéantissement, conduit à la construction d’un mécanisme de
refoulement qui consiste en une angoisse crue et immense, qui devrait
protéger le schizoïde contre ses désirs auto-destructifs. Les
psychologues parlent d’une situation ‘double-bind’ qui trouve racine
dans le psychisme intérieur du schizoïde. Plus son angoisse devient
fragile, plus il devient susceptible à son désir auto-destructif. A
partir du moment où un Moi stable et une personnalité saine et mûre
s’établissent, il peut se permettre d’éliminer ses angoisses profondes.
1er conflit : l’autonomie
Problèmes qui peuvent exister :
On ne se sent pas assez bon, problème typique avec sa propre identité. A
ces gens manque une orientation de l’âme dans le sens d’une confiance
suffisante en eux-mêmes. La confiance primordiale a disparu ou n’a
jamais existé. Tendance continuelle à la mélancolie. Le monde est aperçu
comme mauvais. Chez les enfants en bas âge les chocs tels que : la
confrontation d’un divorce, la mort d’un des parents, abandon, enfant
non désiré, une enfance malheureuse où par ex. un des parents attend un
successeur mâle et l’enfant est une fille. Manque de force personnelle
pour élucider les problèmes qui lui sont imposés. Incapable d’apercevoir
ses propres forces. On se ressent plus petit que l’on est. Tendance : se
distancer du prochain, ne pas entamer de vraies liaisons.
D’après notre expérience, surtout les problèmes suivants peuvent surgir
: le bassin, la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches
et les jambes peuvent être malades.
Solutions à envisager : percevoir ses propres forces et ses moyens. On a
le droit à la vie, sans obligation de conditions quelconques.
2ième conflit : le manque de concentration
Problèmes qui peuvent exister :
On n’est pas réellement ici. On ne connaît pas sa destination. Même si
l’on se hérisse contre le fait que l’on doit être ici sur terre, le
conflit existe. Sa propre vie n’est vécue qu’à moitié et sans pleine
conviction. On n’ose pas montrer ses propres capacités. En situations de
stress et là où l’on pourrait montrer ses possibilités, on recule. On a
tendance à mettre les choses de côté ou à les faire à contre-coeur. Les
encouragements sont ignorés. De telles personnes se montrent
inaccessibles et sans profil dans les rencontres humaines. On n’est pas
conscient de sa propre force. Seule une petite portion de ses
possibilités est réalisée. Il existe une résistance passive profondément
en soi. La personne concernée aspire en fait à être complètement
ailleurs. D’après notre expérience, il y a souvent des problèmes avec le
bassin, la vessie, la prostate, l‘utérus, les ovaires, les hanches et
les jambes.
Solutions à envisager : entrevoir clairement que l’on doit garder
cohérentes ses forces et les utiliser logiquement. Accepter sa présence
sur terre et en être reconnaissant. Développer et déployer ses talents
et forces avec grand enthousiasme !
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3ième conflit : être à la merci de
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent sans aide et paralysé de partout. Plus la réquisition est
forte, moins on se trouve capable de la résoudre de l’une ou l’autre
façon. La vie est vécue comme une lutte sans fin. On n’ose jamais être
vraiment soi-même et on s’éprouve toujours entièrement dépendant des
autres. On n’est pas perçu comme celui que l’on est vraiment. Dans son
environnement social on se sent seulement accepté quand on répond à
l’expectation des autres. On a tendance à vivre comme une marionette ou
comme aide obligatoire pour les autres. D’expérience on a appris que
laisser libre cours à ses propres talents, ses forces et nécessités, est
immédiatement puni sans recours. Ainsi, on ne croit plus en soi-même. On
devient lent et immobile. On a tendance à louvoyer (manoeuvrer sans
décision, de laisser tout dans l’imprécision, de renvoyer tout aux
calendes grecques, etc.) jusqu’à renoncer à soi-même. Au fond, on ne
veut pas du tout être ici.
D’après notre expérience, il y a souvent des problèmes avec le bassin,
la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches et les jambes.
Résoudre ce conflit aide souvent en cas d’ulcères aux jambes.
Solutions à envisager : développer le sentiment de se laisser porter par
sa propre force, de ne plus se laisser faire du mal par d’autres et de
tâche en tâche, développer plus de confiance, d’assurance et
d’enracinement. Maintenir son propre point de vue.
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4ième conflit : le contrôle extrême de soi-même.
Problèmes qui peuvent exister :
On ne se permet pas de grandir et de vivre sa propre vie. On est
complètement freiné dans la joie du progrès de sa jeunesse et dressé
beaucoup trop sévèrement. On a souvent des problèmes avec l’identité
sexuelle. En étant sage, on veut sauver l’environnement familial
perturbé. On préfère même sacrifier sa propre vie pour sauvegarder la
structure sociale. On est soumis très tôt à un dressage sévère et comme
enfant, on fonctionne déjà aux yeux des autres comme un adulte. On a
tendance à supprimer ses sentiments et impulsions vitales. La priorité
est d’être fort, intelligent et sage. Cette conception de vie sévère est
également demandée des autres. On a une peur incroyable de donner libre
cours à sa joie de vivre car on l’associe à un grand danger pour soi et
les autres.
D’après notre expérience, il existe souvent des problèmes dans : le
bassin, la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches et
les jambes.
Solutions à envisager : mieux s’aimer et s’accepter soi-même sans y lier
des conditions et obligations. Apprendre à exprimer, d’une façon dosée
et forte, ses propres désirs et opinions.
Les quatre sujets de conflits des schizoïdes ont affaire à :
> Puissance et Impuissance (dictateur ou esclave)
« Qui a tout à dire ? Qui doit obéir ? »
> Volonté et Absence de volonté. (être ou ne pas être)
Centré sur soi-même et le sentiment de s’égarer et de s’ensabler.
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Le sentiment de base oscille entre être faible et être fort. Si je suis
assez fort, je suis au-dessus et en viens à bout, je survivrai et
j’obtiendrai ce que je veux. Si, au contraire, je suis faible, tout va
mal, même si mal que je me mets dans des situations misérables, où je me
rend complètement apathique pour ne rien en apercevoir. Puissance et
volonté sont, par conséquent, des situations précieuses pour le
schizoïde, parce qu’elles sont le rempart contre ses grandes angoisses :
être impuissant et sans volonté.
Beaucoup de héros de l’histoire mondiale sont schizoïdes, comme
l’exemple par excellence : Alexandre le Grand, qui éclaire les qualités
positives de ce type de caractère. Alexandre, comme roi et homme de
pouvoir, va jusqu’aux extrêmes. Il élargit l’image mondiale de l’homme
antique puisqu’il déploye sa domination de la Grèce aux Indes. D’après
la mythologie, Alexandre aurait été non seulement un grand dominateur
mais aurait même dévoilé le secret de la vie éternelle. Il serait
ascensionné, presque mourant, dans un panier porté par quatre aigles.
Ceci réflète l’immense admiration de ses contemporains pour qui
Alexandre était un Titan irréel et surhumain, même pendant sa vie.
Les schizoïdes ont souvent, de par leur prise de distance et
d’indépendance, des manières d’être de l’aigle, roi du ciel, qui
embrasse tout d‘un coup d’oeil. Un autre animal symbolique est le
serpent, représentant l’énergie de la Kundalini, qui attend, enroulé
dans premier chakra, le moment de s ‘ériger et de monter le long de la
colonne vertébrale. (dans l’orgasme sexuel et l’illumination
spirituelle, deux situations existentielles semblables) La hâche, comme
symbole de la force destructive puissante, ainsi que la cloche comme
emblème de la capacité au rassemblement, sont d’autres attributs du
premier chakra.
« Là où il y a beaucoup de lumière, il y a aussi beaucoup d’ombre » et «
qui monte haut, peut tomber bas », dit la voix populaire. Alexandre le
Grand meurt de paludisme d’une façon horrible. Sa mort nous révèle les
côtés faibles de ce grand héros, délaissé et à la merci d’une tristesse
sans fin. Les côtés ombrageux du 1ier chakra se rapportent à la mort, le
déni et la grande faiblesse jusqu’à être totalement à la merci des
forces étrangères. Le monde s’obscurcit et se transforme en enfer, nommé
à l’extrême Sodome et Gommorhe. Les perversités changent les hommes en
diables et leurs passions en confusions, où de la souffrance est tiré du
plaisir et où la torture d’autres êtres engendre une certaine
auto-satisfaction. L’horreur de Sodome et Gommorhe est mise en lumière
par la scène décrite dans la Bible où la femme de Lot est changée en
statue de sel pour avoir jeté un coup d’oeil furtif sur la ville en
flammes. – Les « larmes gelées » en sont le symbole éternel.
OOO
Les conflits du 2ième chakra.
Le second chakra est étroitement lié au premier parce que le trajet
uro-génital est influencé par les deux. Néanmoins, le second chakra est
fondamentalement différent du premier. Il ne s’agit plus de l’existence
même comme au premier chakra mais bien de l’art de vivre dans sa propre
existence. Le second chakra a, d’une façon psycho-énergétique, un
rapport étroit avec le plus grand organe de stress du corps humain : les
surrénales. Ainsi l’aspect le plus important du second chakra a quelque
chose d’agité et de combattif. On ne renonce pas et l’on est toujours
occupé à éviter les fautes.
Avec les trois conflits du second chakra, les traits les plus marquants
de l’hystérique deviennent compréhensibles, s’étendant et se complètant
dans le sixième chakra (qui se rapporte d’ailleurs aussi au type
hystérique)
5ième Conflit : Agité, nerveux
6ième Conflit : Tenir bon, angoisses somatisées
7ième Conflit : Le pouvoir prétendu, récalcitrant.
Le fait de devoir se lier et par conséquent de rendre une affaire
définitive est une grande angoisse pour l’hystérique. Imaginons un
hystérique classique dans une certaine situation de vie, qui par ses
propres caractéristiques – les critiques le voient ainsi - favorisent
directement la création même de celle-ci. Don Juan a de grandes dettes
de joueur et est poursuivi par différents souverains afin d’épouser
leurs filles rendues enceintes de lui. Quelques anciens amours ou
débiteurs se sentant bernés ont engagé des larrons pour attenter aux
jours de Don Juan. Afin de ne pas en arriver là, Don Juan doit être
toujours sur ses gardes, ce qui mène au conflit de l’homme hectique,
agité et nerveux. Il se dit : « si je tergiverse constamment
intérieurement, aucune décision ne pourra être prise. » Quand il fait
des va-et-vient devant sa fenêtre, les flèches de l’ennemi venant de la
fenêtre opposée ne peuvent l’atteindre que difficilement. Il peut aussi
plus facilement différer la décision lourde du choix de celle qu’ il
épouserait (faisant une ennemie de la rejetée).
Au stade suivant de sa faiblesse à prendre des décisions, Don Juan
essaye de tenir bon et de différer les angoisses grandissantes, tout en
refusant de prendre conscience de son sentiment. Un bon ami lui
‘rafraîchit les idées’ et réussit à le convaincre que ses difficultés
sont seulement imaginaires. La peur ne se dissipe pas mais devient
purement corporelle. Tandis que, dans son for intérieur, il se sent très
misérable, Don Juan se conduit extérieurement comme s’il avait la
situation entièrement sous contrôle. Il parade avec orgueil et force
dans les rues de la petite ville tandis qu’il souffre de maux de tête
terribles et que son cou se durcit de peur comme une pierre. Quelque
part, de vilains mercenaires pourraient l’épier pour lui flanquer un
couteau entre les côtes.
Dans le troisième conflit, cet état d’esprit orgueilleux et hargneux
continue et pourrait s’opposer à la contradiction créée. « Ils devront
s’habiller chaudement si je résiste jusqu’au dernier , » essaye-t-il de
se convaincre, mais en réalité, il tremble comme une feuille de peuplier.
L’ensemble prend un aspect ridicule parce que l’opposition à la
supériorité opprimante est présentée avec une force et un grand air
prétendus. Beaucoup d’idéalistes, y compris les ronchonneurs, se battent
comme David contre un Goliath géant, pendant qu’ils continuent à
bombarder l’Etat avec des plaintes continuelles. Ils s’imaginent avoir
raison sans se soucier le moins du monde de la proportion des moyens ou
de faire valoir leur sens commun d’une façon raisonnable.
Derrière la peur de l’hystérique se cache son désir de trouver enfin le
droit chemin et d’être récompensé par le destin, parce qu’il a pris la
bonne décision. « Je ne peux pas commettre de fautes » devient le thème
principal de son âme. Par conséquent, il n’y a rien de plus beau pour
lui que d’imaginer un destin sage et bienveillant prenant en main la
direction de sa vie pour l’amener au mieux. La situation ambivalente et
sans issue se développe pourtant du fait que l’on ne peut jamais être
sûr de ce qui est le mieux – peut-être y-a-t-il encore quelque chose de
meilleur ?
« Si le destin se trompe, mieux vaut attendre une meilleure situation »,
se répète l’hystérique, laissant ainsi tout dans l’indécision. Et ainsi
se forme un sentiment principal d’emportement nerveux, de soucis peureux
et de coquetterie fôlâtre, pour tout laisser dans le vague.
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5ième conflit : Agité, nerveux.
Problèmes qui peuvent exister :
Nervosité et emportement. Agitation avec inquiétude permanente.
Corporellement sous haute tension avec tendance à réagir au stress
intérieur par des symptômes corporels. Par exemple : tendance à une
pression de sang élevée, douleurs tenaces dans le sacrum. Très souvent :
irritations des intestins avec maux de ventre ; diarrhée et constipation
en alternance. Tendance aux maladies rénales. En général on travaille
beaucoup trop, on est très ambitieux et très actif. Tendance à tout
pousser à la perfection. En plus, on a le sentiment de ne jamais y
arriver ou d’arriver à terminer quelque chose. On aspire à la
reconnaissance des autres parce que on poursuit une échelle de valeurs
interne très haute. On se sent responsable de la vie des autres. Souvent
on pratique un flot verbal incessant sans permettre aux autres de placer
un mot. Incapable de se détendre et de se reposer. On croit n’avoir
droit à la vie que quand on s’oblige à de grandes prestations. Quand on
ne reste pas au galop et sur ses gardes, on croit perdre le contrôle. On
voudrait bien être présent partout pour ne rien manquer et pour obtenir
le maximum de sa vie.
Solutions à envisager :
Se créer des forces dans la tranquillité. Apprendre à ‘être’ au lieu de
‘paraître’et à trouver la paix dans une situation. Etre content de
soi-même et de ses capacités, même si tout ne réussit pas optimalement.
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6ième conflit : Tenir bon, angoisses somatisées.
Problèmes qui peuvent exister :
Tendance à habiller l’angoisse en maux corporels. A l’extérieur on
apparaît complètement détendu et calme. Le fort intérieur est néanmoins
totalement apeuré. On craint de perdre sa sécurité intérieure et sa vie
mais on ne veut pas l’admettre.
On doit avoir l’air fort et courageux pour soi-même et aux yeux des
autres. Thème récurrant en situation de dépassement chronique.
Irritation des intestins et douleurs persistantes au sacrum (-articulation
de l’os illiaque). Impression de surcharge constante qui mène à un état
de faiblesse où l’on dépasse constamment ses frontières. Incapable de
dire ‘non’ aux nouvelles demandes et donc de plus en plus épuisé.
Incapable de se détacher de la surcharge et de s’accorder le repos
nécessaire. On croit n’être aimé et reconnu que quand on remplit toutes
ses tâches ; que seuls les forts et les productifs ont droit à la vie.
On croit que montrer ses faiblesses et son manque de courage ne donne
pas le droit d’exister.
Solutions à envisager :
Développer la capacité d’observer et d’accepter ses propres limites
ainsi que de répondre à la nécessité de se reposer et de se ménager.
Vaincre son angoisse intérieure et avoir confiance que l’on peut
continuer à vivre dans un état de tranquillité et de ménagement.
Ré-apprendre à observer son propre corps.
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7ième conflit : Le pouvoir prétendu, récalcitrant.
Problèmes qui peuvent exister :
Le véritable ‘être’ ne correspond pas à l’image de soi-même. Secrètement
on se sent en insécurité et inférieur, mais on le cache derrière une
mise en scène exagérée de grande concience de soi-même. Vu de
l’extérieur, on ne remarque rien de ce qui se passe à l’intérieur. Les
vrais symptômes et problèmes restent obscurcis, de sorte que l’on trompe
inconsciemment son vis à vis. On s’emmêle soi-même dans ses
contradictions. Le sentiment de force et de faiblesse s’alterne
constamment. On apparaît imprévisible et impénétrable aux yeux des
autres. Une autre variante de ce comportement peut être d’amoindrir
l’autre pour se montrer important. Les grandes charges extérieures sont
en totale opposition avec la véritable force intérieure.
Solutions à envisager :
Observer et accepter honnêtement l’image de soi-même avec ses faiblesses
et impuissances. En même temps apprendre à déployer et à vivre ses
propres forces et possibilités. Humilité et véracité sont l’expression
de la vraie force.
Les trois tenants des conflits de l’hystérique ont affaire aux
antithèses de :
Peur des fautes < être sans fautes et
Etre petit et insignifiant > être grand et important.
Exemple d’un dialogue intérieur : « quand je prends une décision je peux
faire une faute, faute qui peut me ruiner. Pourtant cette décision peut
se muer en un bonheur extraordinaire pour moi. Si je traverse la rue et
qu’une voiture me renverse, j’ai fait un choix terrible. J’aurais mieux
fait de rester au lit ce matin. Mais si je reste au lit, les autres
pensent que je suis un fainéant qui ne vaut rien. (= petit et
insignifiant). Si je rassemble tout mon courage et traverse quand même
la rue, la fée du bonheur m’embrasse parce qu’elle me récompense pour
mon courage et au coin de la rue, où je prend un café, je suis
finalement découvert par un producteur de cinéma qui me choisit sur le
champ comme la nouvelle star pour sa production et m’aide ainsi à
devenir riche et célèbre (= grand et important) Devançant sa fantaisie,
notre hystérique traverse, poitrine gonflée, le croisement et entre dans
le café où il fait les beaux yeux à la serveuse, avec une gentillesse
charmante. Tous ceux présents entendront avec quel homme ils ont affaire
en réalité. « Attendez que le régisseur célèbre passe la porte et me
découvre ! »
Nous rencontrons le type héroïque hystérique dans le rôle du
prestidigitateur charmant ou du farceur qui amuse tout le monde, tout en
faisant, à la dérobée, passer la plupart pour des bouffons et qui, grâce
à ses farces et galanteries, sa beauté et son charme, est admiré par
chacun.
Beaucoup de héros de cinéma et de personnes séduisantes de l’histoire
mondiale, comme Giacomo Casanova, ne deviennent vraiment compréhensibles
que par les traits de leurs caractères hystériques. Sous forme
d’expression positive, la spiritualité, le charme et le courage, couplés
à un grand besoin de liberté, appartiennent aux particularités de
l’hystérique. Les masques symbolisent la capacité au spectacle et
d’autres variations d’expression parce qu’ils s’apparentent
symboliquement à l’hystérique. Nous rencontrons également l’hystérique
dans la mythologie. Hanunan, le Dieu-singe des Indes, reflète la loyauté,
le dévouement et la grande force qui est propre à ce type de caractère.
Aux qualités négatives appartient la tendance à s’adonner aux plaisirs,
aux libertinages et aux faiblesses. De tels aspects se trouvent
immortalisés par le dieu grec Dionysos, qui, ensemble avec ses satyrs à
patte de bouc, se perd dans ‘le vin, les femmes et le chant’. Aucun
autre type de caractère n’a une telle tendance aux plaisirs et à la
sensualité que l’hystérique. Le dieu des chèvres, Pan, appartient
également à ce genre, d’où est dérivé étymologiquement le mot « panique
». Angoisse et panique sont les sentiments primordiaux, quoique cachés,
de l’hystérique qui dérivent de la finalité et de l’inévitabilité de la
mort. Derrière la peur de faire des erreurs se cache l’angoisse de la
destruction finale, ce qui rappelle la peur de mourir du schizoïde qui
lui, perçoit ce danger comme une situation de grande faiblesse qui sonne
le glas de sa fin.
OOO
Les conflits du 3ième chakra.
Le chakra de l’abdomen est le centre psycho-énergétique du dépressif. Il
a affaire à la digestion et la transformation d’influences extérieures.
A ce niveau, les choses étrangères sont transformées en choses à soi.
Cela concerne non seulement l’absorption des aliments mais possède aussi
une signification tout à fait valable en général. Pour le dépressif,
l’étrange est quelque chose dont il a besoin pour compenser son déficit
intérieur, comme un affamé a un besoin urgent de manger pour ne pas
tomber à la renverse et mourir misérablement. C’est pourquoi le
dépressif organise constamment son environnement et y cherche
précisement ce qui pourra l’aider à atteindre sa totalité. Il est tout
d’abord un dépendant, dont la satisfaction et le bonheur dépendent des
autres et qui vit sa vie entière avec la question de savoir si d’autres
pourraient lui donner ce dont il a besoin avant tout : l’amour, la
reconnaissance et autres faveurs.
Logiquement l’angoisse du dépressif se trouve dans la peur de la
séparation et de se trouver obligé de se tenir sur ses propes jambes. La
pire punition est l’isolation qui, ensemble avec une solitude pénible (qui
en elle-même l’est déjà) conduit à la perte d’autres personnes. Ceux-ci
sont ressentis comme indispensables à sa propre stabilité. Ainsi le
dépressif est prêt à payer n’importe quel prix pour éviter d’être seul.
Même l’humiliation et le sacrifice sont pour lui des solutions possibles
qui s’expliquent par son angoisse énorme d’être débouté. L’isolation est
pour lui la pire des choses et un emprisonnement devient la punition la
plus sévère qu’il peut s’imaginer. Dans l’isolation, le dépressif se
sent comme coupé des vivants, de sorte qu’il devient complètement
apathique et immobile comme un poisson jeté sur terre et qui finalement
arrête de se débattre.
La dépendance continuelle d’autres personnes conduit à des phénomènes
négatifs supplémentaires. Comme toute créature dont l’existence est
ressentie comme esclavage, la dépendance envers le seigneur conduit
l’esclave à des irritations et des colères incroyables : non pas une
irritation stable mais un développement qui s’envenime. Puisque
l’esclave doit se contenir constamment, l’irritation monte de plus en
plus à cause de l’exploitation décourageante et des sacrifices
opprimants jusqu’à devenir une haine meurtrière. En niant ses sentiments
intérieurs, l’appréciation de ses propres valeurs diminue encore
davantage et l’esclave se déteste ainsi que, indirectement, les autres
personnes, causant son état d’être. Il est tombé dans une trappe
inévitable parce que son opposition mettra probablement en danger sa
propre existence ! L’impossibilité de repousser l’autre ou de se fâcher,
le pousse vers un besoin énorme d’explosion.
Ainsi se cache derrière chaque introversion sévère comme celle que nous
pouvons considérer comme dépression, une tendance à une expansion
extrême. En vérité, l’expansion est parée uniquement parce qu’elle cache
la peur de perdre tout contrôle. (« quand je sors de mes gonds, il ne
restera pas une pierre sur l’autre ! ») Celui qui a vécu la rage d’une
foule, surtout quand il s’agit de groupes humains auparavant opprimés,
comprend la monstrueuse force de l’accumulation d’émotions négatives.
L’argument premier des régimes autoritaires se développe principalement
de cette circonstance. L’oppression de ces régimes provoque la fureur
explosive du peuple qu’ils veulent tenir en échec et conduit à un cercle
vicieux. Ainsi se comporte le psychique intérieur du dépressif : il ne
comprend pas qu’étant son propre pire ennemi, il se sabote lui-même.
En regardant derrière la façade de la gentillesse et des manières
attentionnées dont fait montre le dépressif, on y découvre après quelque
temps un monstre aux aguets et extrêmement vorace. Un monstre insatiable
de nourriture, de boisson, de rires, de désir de vivre et de donner un
sens à sa vie. C’est pourquoi le dépressif est un individu mécontent et
malheureux qui porte en lui une faim spirituelle incroyable. La vraie
cause de ce mécontentement est en lui-même ! Elle se fonde sur la
présomption que l’amour comme centre du vrai contentement, est un
mélange équilibré entre l’amour de lui-même et celui d’autrui . « Aime
ton prochain comme toi-même ! » On doit s’aimer soi-même pour pouvoir
aimer l’autre. Mais qui se fait esclave d’autrui ne peut s’aimer
soi-même.
Normalement, la maman devient le premier objet d’amour qui transfère au
bébé le sentiment satisfaisant de bien-être, de sécurité et d’amour.
Ainsi l’enfant garde un souvenir profond d’amour véritable, c.à.d.
donner et recevoir par deux êtres dévoués l’un à l’autre. Ce sentiment
de base manque au dépressif, ce qui suscite un besoin existentiel dans
le sens de ‘vouloir plus’. « Si l’autre ne donne pas volontairement ce
que je veux, il faudra passer au besoin sur des cadavres ! »
Dans ce contexte j’aimerais faire allusion au fait que la mère du
dépressif ne peut être regardée comme la vraie coupable. S’il est
évident que le dépressif a déjà reçu son empreinte caractérielle avant
la naissance, la mère n’est plus qu’une figurante dans l’exécution du
rôle planifié à l’avance.
A la différence du schizoïde et de l’hystérique qui vivent comme des
individualistes autartiques, le dépressif devient forcément l’enjeu de
son environnement. Sa très grande dépendance psychique sur ses
semblables attire directement vers lui des mécanismes exploiteurs.
Exploitation et abus sont donc des dangers évidents qui sont évoqués
magiquement pour signaler à son environnement : « Je serai toujours
gentil ! Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez ! » Du point de vue
de la sexualité on parle ici de masochisme. Les caractères dépressifs
sont trop souvent abusés par leurs semblables et à l’extrême cela se
passe d’une façon sadique. Dans le conte de Cendrillon, ceci est
clairement reconnaissable quand elle est stupidement punie à devoir
compter des lentilles, tandis que ses belles-soeurs (qui représentent
des types de caractères opposés, c.à.d. les ombres de l’âme) peuvent
aller à une fête magnifique.
________________________________________________________________
8ième conflit : l’isolation
Problèmes qui peuvent exister :
On vit comme sur une île au milieu d’étrangers. On aimerait rentrer en
contact mais on n’arrive pas à se rapprocher des autres. On se sent
comme un Robinson solitaire et repoussé, ce qui devient insupportable
car il y a suffisamment de gens autour de soi. On n’a pas la capacité de
communiquer avec les autres d’une façon satisfaisante. Ce sentiment
naissant d’isolation mène à une paralysie et une léthargie intérieure.
On n’essaye même pas de s’opposer à cette situation insupportable. On
devient complètement taciturne et inanimé.
Solutions à envisager :
On a le droit de vivre sa vie en toute situation et la possibilité de
connaître le bonheur et la joie.
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9ième conflit : exploser.
Problèmes qui peuvent exister :
Par une attitude particulièrement gentille et accomodante on essaye de
gagner la sympathie et l’affection des autres. On s’oriente constamment
sur les besoins des autres et on essaye de contenter ceux-ci. Pour cela,
on met de côté ses propres désirs, ce qui mène à une rancune
bouillonnante et une montagne de désirs inassouvis. « Ce que les autres
pensent de moi est extrêmement important. » Avec le temps, il se
développe une pression insupportable qui prend forme dans la
contradiction entre son propre désir et la réalisation permanente des
désirs et engagements des autres. Par son comportement de serviteur on
attire les profiteurs et les égoïstes, comme par magie. En outre, on
suborne inconsciemment d’autres personnes à se comporter en égoïstes et
en profiteurs. On a tendance à dépasser ses limites et à se surpasser.
Pour cela, on rêve de recevoir un jour un grand salaire, qui en réalité
ne correspond pas du tout au barême que l’on s’était imaginé. Ainsi naît
un sentiment rongeant de mécontentement et une fureur extrême.
Solutions à envisager :
Reconnaître ses propres limites et apprendre à dire ‘non’. Avant tout,
on doit apprendre que le ‘non’ ne conduit pas automatiquement au refus
et à la destruction, mais au contraire appartient à la vie. « Aime les
autres comme toi-même ! » (mais pas plus que toi-même !)
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10ième conflit : vouloir plus.
Problèmes qui peuvent exister :
D’un sentiment rongeant de mécontentement et de recherche du bonheur on
veut obtenir plus de la vie. Au fond du coeur on est ni heureux ni
tranquille, mais on se sent pauvre à mendier et extrêmement nécessiteux.
On fait l’expérience que dans la vie on doit obtenir tout avec force
quand on veut être content. Ce que l’on a déjà n’est pas suffisant et
c’est pourquoi on veut toujours plus. Un désir en amène trois autres. On
espère trouver le grand bonheur derrière chaque virage et on en arrive à
un état d’agitation. L’image de soi-même essaye de cacher son agitation
et son avidité aux yeux des autres et à soi-même, puisqu’on aimerait
apparaître particulièrement tranquille et satisfait. L’avidité à vivre
davantage peut venir de l’accumulation de savoir, de pouvoir, de
produits de luxe, d’idées et d’innombrables autres objets et énergies.
Solutions à envisager :
On doit apprendre à acquérir le sentiment de remerciement et de
contentement pour sa propre vie, à trouver en soi-même son équilibre et
son bonheur sans ‘posséder’ d’autres personnes ou objets.
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11ième conflit : affamé, avoir besoin de bons sentiments.
Problèmes qui peuvent exister :
On est profondément mécontent. Du malheur de la frustration se développe
facilement une contreréaction, qui consiste en un refus de se nourrir,
de se donner de la joie de vivre, et de reconnaître sa propre
frustration. Du sentiment de faim spirituelle constante se développent
des phantasies irréelles et un sentiment cuisant d’agitation. On a une
tendance inconsciente et subtile à attirer à soi des situations qui
renouvellent constamment l’expérience de la frustration et le fait
d’être réjété. On déchoit dans un rôle d’esclave total pour obtenir
indirectement, via la satisfaction d’autres, un peu du grand gâteau. On
a tendance aux manies et aux dépendances de toutes sortes.
Solutions à envisager :
Percevoir ses propres besoins et apprendre à nourrir son âme et à se
faire du bien. On devrait apprendre à reconnaître que la satisfaction
provient de soi-même et de ne pas s’attendre à la bienfaisance des
autres.
Les quatre sortes de conflits qui se localisent dans le chakra de
l’abdomen et qui appartiennent au type dépressif, ont affaire aux
antithèses :
« Je veux tout < mais en réalité je ne reçois rien, » et
« Je te veux pour me retrouver en moi < je ne suis pas en moi, pour
être à nouveau auprès de toi. »
Le dépressif se trouve ainsi dans un tourbillon sans fin. Le jeu
d’échecs désigne cette situation insoluble par ‘échec et mat’. Tout ce
que le dépressif entreprendrait, ne servirait à rien. Rien ne semble le
guider vers une solution intelligente. Par surcroît, seulement deux
possibilités se présentent : la dépression et l’agression. (cachée)
Soit on fait l’autruche et on devient dépressif, soit on se bat
agressivement jusqu’à la destruction totale ; on explose de rage et on
détruit tout ce qui passe sur son chemin.
Dès lors, les caractères de type dépressif sont des éléments de valeur
dans une armée, parce qu’ils sont de braves soldats obéissants. Au
moment décisif de la bataille, ils libèrent une force formidable qui
provient de leur agressivité cachée. Pourtant, le dépressif a très
souvent tendance au pacifisme (comparable au schizoïde) – je présume que
ce comportement surprenant est causé par la peur de sa propre
agressivité hautement explosive.- Le pacifisme devient alors un rempart
de son âme contre sa propre envie de destruction, comme une grenade que
l’on met par précaution dans une boîte feutrée. En principe, on peut
dire que le dépressif a un problème très primaire avec l’agression.
Comme le motocycliste débutant qui donne trop de gaz, faisant déraper
les pneus, le dépressif a tendance à exagérer son agressivité. Elle est
soit trop faible, soit trop forte. En trouver le bon dosage est un de
ses grands thèmes.
Le dépressif dépend entièrement de son prochain afin de se sentir bien
disposé et à l’aise avec lui-même. Il est prêt à se négliger afin de
plaire au maximum. Comme Cendrillon, de nombeux dépressifs revêtent ‘le
sac et la cendre’ dans la vie réelle. La porte de sortie en direction de
sa valorisation personnelle est barrée par son adaptabilité et son
angoisse d’être rejeté : une situation ‘d’échec et mat’. Plus le
dépressif révèle son désir intérieur profond, plus sa peur d’être
débouté, grandit. Ainsi se développe une tension incroyable qui se cache
derrière un comportement maladif ou quelconque autre forme de blindage
du caractère, que ce soit par une couche de lard dans le cas de l’obèse,
des manières d‘amabilité constante ou autres mascarades du même genre.
L’élément existentiel passif et féminin du dépressif a beaucoup de
similarité avec l’hystérique. Ceci implique la séduction par d’autres,
un soin constant de l’autre et une fausse complaisance puisque
artificielle et montée de toute pièce. A la différence du dépressif,
chez l’hystérique cette attitude est issue de désirs égoïstes comme de
se trouver au centre, d’avoir les autres en son pouvoir et autres choses
de cette sorte. Chez le dépresssif, ces motifs égoïstes n’existent pas
puisque nous avons affaire à un être entièrement altruiste.
Le dépressif possède toutefois de nombreuses qualités d’être. En premier
lieu il dispose d’une force importante que le Bouddhism-Zen appelle ‘Hara’,
c.à.d . l’énergie du ventre. En Chine, les illuminés sont souvent
représentés par un Bouddha bien ventru, souriant de béatitude. Par cela,
on ne glorifie pas son obésité mais la force et la qualité du Hara, qui
conduit à la béatitude et l’illumination. Le professeur de philosophie,
LE COMTE DE DÜRCKHEIM, a mis en avant cette force Hara comme moyen de
centrage et d’enracinement. Dans la théorie d’acupuncture chinoise, le
ventre et la région du nombril sont considérés comme le ‘centre du
triple réchauffeur’- un centre d’énergie d’une immense vitalité
dynamique. Déjà au stade embryonnaire et foetal, le cordon ombilical
constitue l’artère nourricière de l’organisme, ce qui correspond tout à
fait au Hara.
Dans le symbolisme, le taureau est l’animal symbolique de la force
primaire ayant le ventre comme centre. Dans le culte du Minautaure en
Crète et dans celui de Mythras de l’antiquité ancienne, on glorifie la
force naturelle, imposante et têtue du taureau, reconnaissant en lui la
divinité à force surhumaine. Le taureau est présent au berceau de toute
la civilisation humaine, parce que le boeuf permet de s’établir et de
travailler les champs. Le taureau devient l’expression de la survie
purement matérielle et du bien-être espéré. Le boeuf a encore une
signification symbolique supplémentaire : dans le Taoïsme chinois, le
sage qui peut chevaucher le boeuf sans aide, symbolise la réconciliation
de l’homme avec la force de la Nature. Pour vivre harmonieusement,
l’homme doit apprendre à dompter et à contenir sa propre force
naturelle. Dans le sens métaphysique, le boeuf devient le symbôle du
corps humain, avec ses désirs et sentiments, ainsi que de la nature
intérieure de l’homme dont la sauvagerie doit être domptée et doit être
soumise à sa propre volonté.
Si le domptage du ‘taureau’ têtu intérieur ne réussit pas, les
caractéristiques négatives du dépressif apparaissent. La rage incroyable
se cache derrière une façade d’adaptation paisible. La grande
démonstration de force qui vise à garder fermé le chaudron émotionnel et
énergétique du troisième chakra mène à un mécontentement et une faim
grandissante. Comme un trou noir dans l’univers aspire et avale toute
matière y compris les rayons de lumière qui l’approchent de trop près,
le dépressif devient un monstre marin engloutissant tout. La mythologie
catholique démontre la ‘Madonne noire’ comme la mansuétude illimitée et
la disposition au sacrifice, qui en ce faisant, se voile entièrement et
se place volontairement dans l’ombre. Toutes ces vertus appartiennent de
façon maladive et inachevée au thème central du dépressif. Contrairement
à la Madonne, le dépressif n’est pas arrivé volontairement dans cette
situation hasardeuse où il se sacrifie pour les autres. Il s’ensuit une
rancune qui entraine le danger d’empoisonner sa vie entière.
OOO
Les conflits du 4ième chakra.
« Le coeur est la clef du monde et de la vie . »(Novalis)
Dans le chakra du coeur nous trouvons les angoisses principales des
quatre types de caractère. C’est pourquoi le coeur ne se rapporte pas à
un seul type, mais comprend des conflits spécifiques de chaque type de
caractère. Si nous nous entendons sur le fait que la clef
psycho-énergétique de l’être se trouve au niveau du coeur, nous pouvons
comprendre plus facilement pourquoi chaque humain porte en lui des
problèmes cardiaques spirituels, indépendants d’un type de caractère
quelconque. Si nous regardons à nouveau les conflits comme indicateurs
de l’être vrai, les conflits du coeur réflètent comme un miroir, d’une
façon intime et essentielle, les problèmes de base caractériels .
Conflits dans le chakra du coeur et types de caractère correspondants :
______________________________________________________________
types de caractère | schizoïde | dépressif | contraint |hystérique
Thèmes de conflits | conflit n° 13 | conflit n° 15 | conflit n° 14 |
conflit n16
des types de caractère | « retiré, |« effrayé » et | « être renfermé, |
« panique »
dans le chakra du coeur | atteint au vif » | conflit n° 12 | contraintes
» |
| | être psychique- | |
| ment fatigué » | |
Notre supposition ne nous déçoit pas : pour chaque type de caractère,
nous trouvons dans le chakra du coeur un dernier thème, spécialement
provoquant, qui doit être travaillé et résolu pour devenir
spirituellement complet. Pour passer ce dernier examen, chaque type de
caractère reçoit une leçon très dure et difficile. Chez le schizoïde,
avec son angoisse de disparaître, il s’agit de la peur de devoir végéter,
retiré et très meurtri. Au lieu du coup de tonnerre le libèrant de cette
horreur, le schizoïde doit supporter de rester éternellement malheureux.
En plus, au plus haut degré, il souffre intellectuellement les affres
d’une mort tirée en longueur.
Le dépressif ainsi que l’hystérique doivent affronter des situations
sentimentales comme sujet d’étude, ce qui, pour ces deux types de
caractère, représente la plus terrible tâche, à savoir : être soumis à
une angoisse énorme. Le dépressif se sent dans sa peur comme un petit
enfant délaissé par ses parents. En outre, il développe des phobies qui
se dirigent vers des sujets les plus divers. D’après moi, la raison en
est que l’on supporte mieux une peur quand elle est dirigée vers un
certain objet, la limitant ainsi. En même temps, les soins et les soucis
constants pour d’autres personnes, amènent le dépressif vers un autre
conflit. Ce conflit, dans le chakra du coeur, a rapport à une tendance
au stress intellectuel qui amène progressivement des faiblesses et
erreurs de pensée accrues. Comme un mille-pattes qui, rien que de penser
au jeu d’assemblage compliqué de ses pieds, commence à trébucher, le
dépressif s’embrouille dans ses soucis et prévisions exagérés.
Chez l’hystérique, la simple peur explose en une angoisse terrible de la
mort, qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Elle le submerge comme
une vague gigantesque qui lui brise vraiment le coeur. Beaucoup de gens
avec cette ‘phobie du coeur’, souffrent de pareilles angoisses
inconscientes. Etonnamment, un drame émotionnel de premier rang se cache
derrière la façade joyeuse et libre de l’hystérique. Le thème principal
a affaire au coeur, et ‘par le coeur le sang coule’ comme métaphore pour
la vie réelle. D’après la théorie antique du tempérament, l’hystérique
correspond au sanguinaire (du Latin sanguis = sang). Parce que les
sanguinaires ‘poussent des cris d’allégresse mais sont tristes à mourir’
en même temps –la silhouette radicale de l’hystérique dans sa joie
insouciante se montre à nous dans sa terrible peur de la mort.
Chez le contraint, la peur d’être livré à des contraintes cruelles,
augmente son angoisse principale vers un sentiment lugubre. Par exemple,
il croit être enfermé vivant dans un cercueil et ne plus pouvoir
respirer. Consécutivement il devient complètement fou, de sorte que,
très rapidement, il perd tout contrôle. Seule une force surhumaine lui
permet de repousser la fin absolue, comparable au schizoïde qui lui
aussi doit livrer des batailles titanesques.
_______________________________________________________________
12 ième conflit : être psychiquement fatigué.
Problèmes qui peuvent exister :
On croit pouvoir contrôler toutes ses émotions. Le besoin de tout
contrôler est évalué plus haut que son impression d’émotion spontanée.
Par conséquent, puisque 80 % de la communication humaine se déroule sans
paroles, mais bien dans l’inconscient, on se surpasse constamment et on
ne peut pas garder sous contrôle le grand nombre de ses impulsions.
C’est pourquoi on se fatigue rapidement et on croit ne plus pouvoir se
concentrer. On s’imagine d’avoir accepté une tâche insoluble et l’on
s’enfuit. Cette tendance permanente à la fuite rend impossible de fixer
ses idées sur son sujet. Des pensées de soucis ou de défaite prévalent ;
il lui manque la confiance en soi-même et en d’autres.
Solutions à envisager :
On doit apprendre que l’intelligence n’est pas tout ce qui fait l’homme
et l’être humain. On doit développer la confiance et accepter le flux de
la vie, sans garder constamment tout sous contrôle. Il s’agit
d’abandonner l’idée fixe de tout planifier et de tout diriger.
________________________________________________________________
13 ième conflit : se retirer,se sentir et atteint au vif
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent atteint au vif et l’on croit ne plus pouvoir se remettre
d’une aussi grande peine. Un exemple typique d’une telle blessure est le
mal d’amour, le refus du sentiment d’amour par un vis-à-vis qui ne
répond pas à ce sentiment. On ne se sent pas seulement blessé mais
humilié et ridiculisé. Angoissé, on se retire des gens parce qu’on n’en
attend plus rien de bon. On se sent offensé, on devient mélancolique, ne
peut souvent plus s’intéresser à rien, on devient lent et hébété. On
commence à ériger des murs autour de son âme en peine, comme un escargot
qui se retire dans sa coquille.
Solutions à envisager :
On devrait percevoir que les gens ne sont pas toujours méchants et que
beaucoup dépend de soi-même. Cest ainsi que pour l’un, certaines
situations apparaissent négatives tandis qu’un autre les perçoit
totalement autrement. Tout n’est pas une attaque personnelle. On doit à
nouveau s’ouvrir spirituellement, se réconcilier et échanger avec son
prochain.
14 ième conflit : être renfermé, contraintes.
Problèmes qui peuvent exister :
On s’est complètement isolé du monde et se sent comme emprisonné. On
tourne en rond avec ses propres pensées et l’on se sent de plus en plus
misérable. Etre isolé d’autres n’est pas ressenti comme une protection
mais on s’en ressent horriblement restreint, sous une contrainte
formidable et sous pression constante. La liberté de mouvement psychique
est tellement limitée que l’on devient soupçonneux et craintif.
L’oppression peut être ressenti aussi bien corporellement
qu’intellectuellement. Un fort choc psychique, ressenti à ce moment-là
comme insupportable et horrible, est très souvent la raison d’un retrait
spirituel. Puis on s’emmure dans un bastion spirituel qui, à la longue,
n’est pas vécu comme protection mais comme contrainte.
Solutions à envisager :
On devrait reconnaître la raison initiale de sa prison personnelle et
s’ouvrir à nouveau.
15 ième conflit : être effrayé.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent délaissé dans un monde perçu comme menaçant. Intérieurement,
on est angoissé et l’on aimerait plutôt se retirer dans une cachette. La
menace peut venir d’un grand souci que l’on a pris trop à coeur et qui
par conséquent paralyse les initiatives personnelles. A cause de sa
propre faiblesse on croit que le coeur pourrait s‘arrêter subitement. Il
existe une angoisse fondamentale qui se fixe sur des sujets réels comme
des araignées et des souris, mais qui peut aussi être diffuse et
générale. Beaucoup de gens développent une peur de l’angoisse, qui est à
considérer comme un ‘écho’ émotionnel.
Solutions à envisager :
Les angoisses bloquent notre flux énergétique. C’est pourquoi on doit
tout mettre en oeuvre pour favoriser et renforcer ce flux énergétique.
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16 ième conflit : panique.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent submergé par une angoisse surpuissante comme par une vague
gigantesque. On n’arrive pas à opposer la moindre résistance à cette
peur violente. On se sent, au contraire, complètement paralysé. On croit
que la dernière heure a sonné et que tout est définitivement perdu. On
n’arrive plus à former la moindre idée claire. On croit ne plus pouvoir
échapper à l’inévitable catastrophe. Dans sa propre imagination,
l’angoisse prend des proportions monstrueuses.
Solutions à envisager :
Même les situations les plus fâcheuses prennent fin, ensuite la vie
continue. Puisque les angoisses font obstacle aux flux
psycho-énergétiques, on devrait développer et renforcer sa confiance
fondamentale en la bonté et la bienfaisance.
_______________________________________________________________
Il n’est pas difficile de reconnaître que dans le chakra du coeur le
thème principal est l’angoisse de la destruction. Si nous nous imaginons
la peur fondamentale comme quelque chose qui s’élève de notre intérieur
le plus profond et qui a toujours à voir à une menace, nous pouvons
considérer toutes les angoisses comme effrayantes. Existe-t-il une
graduation de l’horreur ? Tandis que nous pouvons supporter relativement
aisément les conflits des autres chakras, puisqu’ils ne nous touchent
pas jusqu’à la moelle, dans le chakra du coeur, au contraire, le jeu
cesse définitivement et la décision finale choisit entre ’être ou ne pas
être’. Dans le chakra du coeur, la pyramide des peurs atteint son point
culminant.
Naturellement, on se demande d’où vient la raison profonde d’une telle
angoisse psychiquement effroyable. D’après mon expérience, le conflit
dans le chakra du coeur surgit seulement après un long développement..
Comme exemple typique, j’aimerais présenter le cas suivant :
Il s’agit d’une masseuse souffrant de rhumatisme. Ce cas a été traité au
chapitre ‘Mon chemin personnel vers la médecine énergétique’. Son
rhumatisme se rapporte d’abord à un conflit ayant comme thème ‘la colère’.
Cette cliente est du type dépressif. Extérieurement elle est une
personne particulièrement douce et amicale. Dans le passé, beaucoup de
gens ont profité de sa gentillesse et ont abusé effrontément de sa
générosité et de sa complaisance. Après la dissolution de sa colère par
le remède émotionnel ‘exploser’, elle s’est transformée. Elle rêvait
souvent de sa colère réprimée, devenait plus consciente d’elle-même et
pour la première fois elle osait dire ‘non’.
Malheureusement, six mois plus tard, elle fait une faible rechute. Une
dent dévitalisée avait infecté la mâchoire. Ce genre d’infection est
souvent une expression d’émotions réprimées et même d’agressions cachées.
On parle de : ‘en avoir plein les gencives’. Après le traitement de
l’infection, le rhumatisme avait disparu comme par enchantement, mais il
est revenu après quelque temps. Nous trouvions un conflit gigantesque
‘effrayé’ dans le chakra du coeur. Ce conflit absorbait beaucoup de sa
force vitale ainsi que de son énergie émotionnelle. Après traitement de
ce thème, la patiente s’est ressentie comme transformée, plus ouverte
psychiquement et par surcroît, elle avait complètement perdu son
rhumatisme durablement!
Regardant de près le chemin à parcourir pour le développement de la
personnalité, il apparaît que chacun passe par là et que ce
développement se rapporte à l’abattement du conflit central. Nous avons
pu observer chez cette dame un formidable bond en avant quand le thème
‘colère’ fut résolu. Mais ce n’était pas la fin de l’histoire ! Chez
elle, le rhumatisme a réapparu comme une indication qu’un conflit ancien
avait mûri et devait être traité. Des conflits mûrs viennent à la
lumière non seulement par des maladies ; un pas important dans le
développement psycho-énergétique se montre souvent d’autres façons, par
exemple par des problèmes incompréhensibles avec ses semblables ou par
d’autres crises psychiques.
Le dernier pas nous ramène au chakra du coeur où nous nous retrouvons
directement au centre de nous-mêmes. La mise en croix est une métaphore
signifiant que nous devons renoncer définitivement à notre Faux Moi
avant que notre voyage psychique puisse continuer. Ce n’est qu’après
avoir renoncé à notre Faux Moi et après avoir crucifié les fausses
parties de notre personnalité, que nous pouvons ‘rentrer à la maison’ et
retrouver notre vraie patrie psychique. Tous les symboles d’illumination,
de crucifixion et d’intégrité nous indiquent le processus qui, via
d’affreux tourments, doit nous délivrer de notre fausse identité.
Dans le mysticisme alchémique, la recherche de l’or se mue en la quête
du vrai soi. Des images semblables sont ‘la pierre des sages’ ou ‘le
Saint Graal’. Des symboles androgynes représentant la victoire des
oppositions polaires entre l’homme et la femme sortent des profondeurs
de l’inconscient. Des anges androgynes nous accompagnent sur le chemin
du développement de notre soi véritable. La beauté d’une fleur de lotus
qui s’épanouit devient le symbôle de notre renaissance. Le bouddhisme
décrit comment le fait de déposer le Manteau de l’ignorance représente
l’abandon de notre faux égo. Nous ne nous fondons pas pour autant dans
le néant. Dans ce contexte la conception de ‘Nirvana’ est souvent mal
comprise.
Puisque dans le Cosmos, rien ne se perd, notre vraie personnalité
subsiste et rayonne de toute sa splendeur. On parle de renaissance quand
nous nous redécouvrons enfin dans notre corps causal imperturbable. Dans
le bouddhisme tibétain il est décrit comme ‘corps de vérité diamanté’,
qui mène à l’immortalité et à l’enchantement céleste.
OOO
Les conflits du 5 ième chakra.
Le chakra de la gorge a un rapport direct avec le type de caractère du
contraint. Psycho-énergétiquement, le cou a une fonction importante
comme porte et gardien entre l’esprit et le sentiment. Le cou constitue
une barrière entre la tête et le corps. Quand nous voulons étouffer les
sanglots ou les pleurs, nous crispons la région de la gorge. La gorge
permet d‘étrangler les sentiments, comme quand nous tournons le robinet
d’eau jusqu’à fermeture complète. Quand les sentiments surgissent, nous
avons un ‘noeud dans la gorge’. Quand nous ‘avalons’ des sentiments tels
que la vexation ou la colère, ‘la pauvre âme est au repos’. Dans le cas
extrême, un vide sentimental en résulte.
Ce mécanisme ‘on-off’ concerne la régulation des sentiments qui, à
l’extrême , peut conduire à un manque d’amabilité et de dureté complète.
« Comme je me traite, je te traite » se dit le contraint. Il peut ainsi
se comporter envers ses semblables de façon aussi glaciale qu’avec
lui-même. Comme tout contrôleur, le contraint aime la stabilité
inchangeable afin que tout reste éternellement tel quel.
Nous comprenons mieux les mécanismes du 5ième chakra en nous rendant
compte qu’il s’agit en vérité du corps mental, ici au centre de tout
événement. En fait, pour la plupart des gens de notre civilisation,
l’intelligence représente le véritable centre de leur égo. Comme décrit
plus avant dans la description du corps mental, l’étroite assimilation
de Ego = intelligence est à présent d’une importance tout à fait
particulière sur le plan psychique profond. Le contraint défend ainsi
quelque chose d’existentiel, c.à.d. son esprit, comme centre de sa
personnalité. Derrière l’esprit se trouve le Moi avec sa propre
existence nue. La contrainte protège ainsi l’existence des personnes
concernées ; nous pouvons facilement en déduire d’où vient la dureté et
la sévérité dogmatique, qui signale souvent un caractère contraint.
Dans le chakra de la gorge nous trouvons deux conflits :
Conflit 17 : le vide sentimental, choc
Conflit 18 : emporté, la pensée plus rapide que l’action.
Deux mécanismes permettent au contraint d’échapper aux sentiments qui
surgissent et menacent son équilibre. Le premier est le vide sentimental
où on se fait rigide et immobile, comparable au ‘réflexe de la mort’ des
animaux. En se rendant intérieurement insensible, on se dérobe
évidemment de la plus importante source de la joie de vivre et de la
profondeur de sentiments psychiques que nous possédons en tant qu’êtres
humains : l’émotivité. L’homme qui est vide de sentiments s’est, bien
sûr, délivré de décisions ennuyeuses mais il s’est volé lui-même les
biens importants et précieux qui auraient pu enrichir sa vie.
L’ autre contrôle passe par le mécanisme mental : le fait de penser très
vite et d’une façon emportée. On pousse simplement la centrale là-haut
dans la tête à des performances extra-ordinaires pour dominer par
exemple le sentiment de faiblesse, à la merci des émotions, pour devenir
puissant et réfléchi par sa maîtrise mentale. –Pas facile à réaliser
pourtant ! Le corps, lent de nature, n’arrive pas à suivre le rythme ;
tout le système s’embrouille ! Les cordes vocales et leur système
nerveux lent, se mettent à bégayer.
L’emportement intérieur est souvent la cause du bégaiement. Puisque le
contraint est du type masculin, son caractère présente la même violence
que celle du schizoïde.
Le contraint n’admet guère les faiblesses de son coeur, il veut toujours
paraître fort et au-dessus des choses. J’ai pourtant souvent fait
l’expérience du contraire : lorsqu’il se permet des faiblesses que l’on
n’attendait pas du tout de lui. Exemples : un être soi-disant délicat à
l’extrême ou bien une tendance très démonstrative à se plaindre de
malaises insignifiants de façon hypocondriaque. Ce que l’on n’attendrait
jamais d’un homme aussi dur ! Il y a pourtant une raison très simple à
ces bizarreries. Par ce biais de comportement faux, le contraint trouve
une soupape psychique pour se permettre quelques faiblesses afin de
contrecarrer son appauvrissement émotionel.
Dans le jargon de la psycho-analyse, il s’agit d’essais de compensation
envers un Moi super-fort. Comme les gens très actifs se consolent le
soir avec de l’alcool et des sucreries, le contraint se permet des
exceptions sur ses règles trop sévères, en se gâtant quelquefois. J’ai
souvent été témoin de telles actions compensatoires : débauches
luxueuses, acquisitions coûteuses comme des montres chères et autres
articles de luxe. Le contraint se permet de tels achats car il les
considère comme placement de valeur tandis qu’il se plaît à observer les
soldes au supermarché. L’avarice dominante et les bombances soudaines du
contraint s’expliquent par son besoin à ‘lâcher de la vapeur’ pour ne
pas s’étrangler dans sa propre parcimonie et sa rigueur.
17 ième conflit :Le vide de sentiments.
Problèmes qui peuvent exister :
La gorge, comme ‘porte des sentiments’, peut tellement étrangler les
émotions naissantes que se crée une situation de complète rigidité
émotionelle. Dès lors, l’homme apparaît en extrême contrôle de lui-même,
dirigé par son mental, comme si plus rien ne le touchait – presque comme
un robot. Pourtant, le fait est que les sentiments réprimés comme :
pleurer, sangloter ou crier, sont uniquement ‘congelés’ et n’ont pas
disparu pour autant. Les sentiments sont souvent liés à des chocs
psychiques et à un bouleversement intérieur, de sorte que le ’réflexe de
la mort’ assure une survie instinctive.
Une telle personne au ‘réflexe de la mort’ psychique ne peut disposer de
ses sentiments que très étroitement, tandis que sa tête et son rythme
semblent garder leur lucidité. Cela peut conduire à une situation où
quelqu’un annonce un événement très douloureux d’une façon désintéressée
telle, que les auditeurs ont l’impression que cela ne lui fait rien, car
même son récit ne laisse paraître aucun dégré de sensibilité. Dans
l’état de choc émotionnel où il se trouve, les sentiments et la raison
sont tellement séparés qu’il donne la fausse impression d’être sans
sentiments.
Solutions à envisager :
Il s’agit de libérer progressivement les sentiments opprimés et de
ramener l’harmonie entre le coeur (corps) et le cerveau (esprit). Le
patient devrait apprendre à observer ce qu’il ‘avale’ volontiers et
souvent et à reconnaître et exprimer justement ce contenu de sentiments.
Ainsi il deviendra plus authentique et honnête et apprendra à réellement
exprimer son avis. Même des chocs psychiques peuvent être articulés et
traîtés de cette façon.
18 ième conflit : emporté.
Problèmes qui peuvent exister :
Le domaine de la gorge, comme ‘porte aux sentiments’ peut sentir affluer
en cascade tellement d’impulsions et de poussées que l’être s’en effraye
et s’en ressent carrément renversé. Tant de choses jaillissent
simultanément du fond de lui-même que son cerveau ne peut intervenir
pour y mettre de l’ordre. Tant d’impulsions et de désirs contradictoires
le font apparaître aux yeux des autres comme emporté et déformé,
embrouillé et peu structuré dans son ensemble.
Le concerné souffre d’ailleurs beaucoup de ne pouvoir s’exprimer ni de
se faire comprendre clairement. Du coup il parle encore plus et de façon
encore plus précipitée pourque ses auditeurs comprennent enfin de quoi
il veut parler. Pour finir, plus personne ne sait de quoi il s’agit.
Cette communication laisse les deux partis insatisfaits. Ils se sentent
victimes de la situation. Il existe souvent une inquiétude intérieure,
imperceptible de l’extérieur. Il est surprenant de constater que
quelqu’un portant le thème ‘emporté’ apparaisse souvent vers l’extérieur
comme très tranquille et détendu. Leur emportement intérieur est
toutefois perçu quand ils réalisent que leur flux d’idées s’agite d’une
façon beaucoup trop hâtive.
Solutions à envisager :
‘Dans le calme réside la force’ devrait être adopté comme ligne de
conduite. Une respiration détendue et calme est d’une grande aide pour
retrouver l’harmonie intérieure. On devrait choisir de faire tout plus
lentement, mais avec justesse et pleine conviction.
L’ambivalence des contraints consiste en :
être sensible et vulnérable < être rationnel et donc se rendre
invulnérable, et
être calme et devoir regarder les manquements en spectateur < être
rapide en voulant ainsi éviter les manquements.
Les aspirations ambivalentes du contraint sont insolubles car elles
finissent dans un cul de sac. Si le contraint prend une position
rationnelle et sentimentalement neutre, qui lui assurerait une
invulnérabilité émotionnelle (position souvent adoptée par les
intellectuels), il coupe automatiquement sa vie sentimentale. Ainsi, il
se trompe lui-même dans sa joie de vivre et de ce fait des dimensions
profondes inhérentes aux vivants.
Dans la pièce ‘En attendant Godot’ de Samuel BECKET,, il devient
compréhensible où les hommes d’intellect modernes sont menés par la
rationalité et le vide sentimental ..tout droit en prison, ressemblant
une psyché à l’aspect lunaire.
Comme nous vivons actuellement dans une époque qui correspond au 5ième
chakra, se vouant à la raison, les problèmes des contraints se
rapportent aux thèmes de l’esprit de notre temps. Les hommes d’intellect
modernes s’intéressent à une vue d’ensemble froide et un ordre rationnel,
mais non à la vitalité avec son impondérabilité et sa vulnérabilité.
Aussi, l’esprit a acquis aujourd’hui le statut d’idole inattaquable et
omnipotente. D’après moi, l’architecture moderne des grandes villes
reflète cette évolution collective, répondant au stade vibratoire du
5ième chakra.
Le second problème insoluble pour le contraint est : Le Temps. Il le
ressent ayant des particularités effrayantes et immuables qui mène
toujours tout au passé. Le futur est insaisissable et lui apparaît comme
irrationnel. ‘Pour moi, seul le ‘ici, maintenant’ comptent. Au contraint
ne reste que le présent, où, tel que Promethée (héros de la Grèce
antique et dont le nom signifie ‘pré-penseur’), il se bat contre
l’inaltérabilité du passé. Le contraint devient ainsi tout bonnement le
symbole de l’humanité. Pendant une cérémonie d’offrande, Prométhée
trompe Zeus, le Dieu Créateur, et apporte ainsi le feu aux humains. Ce
feu volé démarre la civilisation et l’indépendance autonome humaine.
Zeus punit les hommes de ce méfait par Pandore, une personne féminine
séduisante, qui apporte un réceptacle (la boîte de Pandore ) contenant
tous les maux imaginables qui vont désormais tourmenter la race humaine,
comme la vieillesse, les maladies, la folie.
Il est facile de reconnaître dans l’image de Pandore, la forme
symbolique du Faux-Moi avec son conflit central. Le vieillissement, les
maladies naissantes, la défaillance du centre psychique (la démence)
sont provoqués par le conflit. Dans la langue antique, le conflit est
désigné comme ‘tourmente’ Mais d’autres punitions suivent. Prométhée est
enchaîné à un rocher où un aigle lui écharpe pour toujours son foie
pourtant régénérant. L’image symbolique de cette tourmente nous apprend
que désormais, la vie des hommes (symbôle : le foie) sera enlevée
continuellement et que sa force sera rognée, tout comme le conflit ronge
continuellement notre force vitale.
Un autre problème de base du contraint consiste en sa quasi
impossibilité à être complètement calme. Car le fait d’être totalement
tranquille augmente son sentiment de fragilité. Il est étonnant de
constater que beaucoup de contraints s’adonnent avec ferveur aux
exercices de méditation ou à des activités exigeant calme et attention,
comme le modèlisme, réparation de montres, la chasse, etc.. toutes
choses où tranquillité et concentration sont de rigueur. Si on se
demande pourquoi le contraint exerce de telles activités contraires à sa
nature, nous découvrons le phénomène du compromis et de l’essai
d’auto-guérison. « Quand je pêche pendant deux heures, je retrouve mon
calme » déclare le pêcheur . Il cherche, par une action exigeant du
calme, à adoucir l’énorme inquiétude mentale de son être contraint.
Les conflits du 6ième chakra.
Dans le chakra du front nous entrons à nouveau dans le monde psychique
de l’hystérique. Le deuxième chakra nous a déjà fait prendre
connaissance avec les thèmes psychiques du caractère hystérique qui se
prolongent maintenant dans le sixième chakra. La mythologie allie le
chakra du front avec le troisième oeil qui symbolise les aptitudes
paranormales du for intérieur :’l’introspection’. D’après mon expérience,
les gens ayant un sixième chakra énergétiquement fort sont très souvent
des personnes intuïtives disposant d’une sensibilité élevée et d’une
grande créativité. Le chakra du front contient donc un potentiel créatif
et intuïtif, qui peut aider les personnes douées de ce degré de
vibration à atteindre des envols insoupçonnés. Toutefois, à beaucoup de
lumière se joint ici aussi l’ombre. Aucun autre chakra n’exhibe autant
de conflits que le chakra du front. Nous y trouvons dans l’ensemble six
thèmes de conflits :
19ième conflit : hésitant, découragé
20ième conflit : l’autosatisfaction
21ième conflit : être physiquement fatigué, surmené
22ième conflit : l’inquiétude, mentalement dépassé
23ième conflit : être tendu
24ième conflit : se sentir mal à l’aise.
Comme le second chakra, le chakra du front est lié étroitement à la
digestion du stress. L’hypothalamus et le système lymphatique lient les
événements intérieurs de l’organisme aux facteurs d’environnement
extérieurs comme notre système nerveux végétatif s’adapte au stress
quand notre environnement nous demande des efforts particuliers. Notre
pulsation cardiaque augmente, l’hormone du stress injecte plus de sang
dans les muscles et les pupilles s’agrandissent pour mieux voir. Une
meilleure vue implique la possibilité de trouver un partenaire sexuel
car les pupilles s’agrandissent dès que nous rencontrons quelqu’un
d’érotiquement attractif. Dans la Rome ancienne, pour simuler l’intérêt
sexuel, on utilisait des cerises sauvages, appelées d’ailleurs
‘Belladonna’ en Latin. (belle femme)
Le chakra du front coordonne beaucoup d’intérêts intérieurs et
extérieurs jusqu’à un tout de grande valeur, comme dans la sexualité les
intérêts de l’individu cherchant la satisfaction érotique et la chaleur
émotionnelle s’accordent avec les intérêts de la biologie. Ceux-ci
servent la propagation des gênes et les intérêts de groupes sociaux qui
accordent une valeur optimale à l’accouplement de leurs membres
masculins et féminins, afin d’acquérir des cellules germinatives stables
pour le groupe. Tous ces intérêts particuliers sont modifiés par le
chakra du front vers une sensation que l’on appelle, par exemple :
’tomber amoureux’.
Au stade suivant de la vie sexuelle, le chakra du front se charge du
développement normal d’une grossesse, par exemple, lorsque par
l’hypophyse est déclenchée l’hormone oxytocine produisant le lait,
dirige ensuite la naissance et ainsi de suite...
Le chakra du front suit, psycho-énergétiquement, des schémas
d’acceptation très similaires en améliorant des arrangements ou en
créant de nouvelles synthèses. Il se charge de toujours créer de
nouvelles surprises, comparables dans l’histoire à l’esprit de la
Renaissance. A cette époque, l’homme voulait revivre à neuf l’esprit
héroïque de l’Antiquité, suite à un enthousiasme général pour une
ouverture d’esprit. Les qualités du sixième chakra font apparaître le
monde merveilleusement transformé et renouvelé, comme une renaissance.
Après tant de lumière, tournons-nous à présent vers le côté obscur du
chakra du front. L’hystérique, personnage aux facettes multiples, a dans
son être une sorte de double fond, difficile à percer du regard. Cela
s’exprime également dans l’aspect multiple des conflits. L’hystériqued
tend à dramatiser tout genre de problème. Il les expose de multiples
façons et avec grande conviction. Personne ici-bas ne semble souffrir
plus affreusement que l’hystérique, ce qui rassemble le plus possible de
personnes accessibles à l’aider tambour battant. Quand on lui demande ce
qui se passe vraiment, on reçoit d’une façon étonnante des réponses
évasives.
Le thème fondamental psychique de l’hystérique est son aversion profonde
à se fixer définitivement sur une chose. Ceci concerne même la
description exacte d’une maladie, qui, d’après mon expérience, est
souvent fausse ou imprécise. L’angoisse véritable de l’hystérique est le
fait de se fixer, cela lui donne l’impression d’être restreint dans sa
liberté. Cette peur secrète mène à un louvoyement continuel et à un jeu
diplomatique pour ne pas avoir à se lier. Le premier conflit prend
forme, il concerne l’hésitation. L’hystérique pèse le pour et le contre
mille et mille fois, sans parvenir à une solution satisfaisante. Sa
pusillanimité et son hésitation constante énerve son entourage.
L’hésitation de l’hystérique, provoque un malaise et fait honte à son
prochain qui finit par déduire qu’il y a vraiment quelque chose qui
cloche.- comme la fiancée devant se marier et n’obtenant pas le ‘oui’
espéré. Un faux prétexte du fiancé l’amène à croire qu’elle-même est la
cause du problème et qu’elle n’est peut-être pas si désirable. Le fiancé
hystérique arrivera souvent à convaincre sa promise que le statut de
non-marié est en réalité bien meilleur. Dans ce cas, le fiancé hésitant
échappe d’une façon élégante à une lourde décision.
La cause véritable de ses temporisations est principalement en
l’hystérique lui-même. Son hésitation résulte de sa profonde incapacité
psychique à voir les choses clairement et par conséquent de prendre des
décisions définitives. ‘Peut-être que l’affaire est finalement toute
autre’, se dit-il et il la remet donc aux calendes grecques. Son
caractère versatile lui pèse comme une faute dont il sera rendu coupable.
Son reproche moral ne pèse pourtant pas aussi lourd que l’idée de
prendre des fausses et irréversibles décisions. Cela concerne même les
choses aussi banales que l’achat d’un coffre car même une décision aussi
simple le met devant de lourds problèmes. Différents modèles offrent
différents avantages. S’il prend le coffre à roues, il prend le risque
de les voir se casser etc. .. La chaîne des prétextes et de réflexions
s’étire sans fin. L’hystérique résoud souvent son problème en s’achetant
plusieurs coffres, même s’il n’en a pas besoin. Par conséquent, les
armoires de l’hystérique débordent souvent d’un assortiment incroyable
de chaussures, de chemises, de chaussettes, etc.
Un autre problème de l’hystérique est son auto-suffisance. Ses manières
arrogantes et son amour-propre se camouflent souvent derrière une
attitude de fausse modestie et de soi-disante servitude. Personne ne
soupçonnerait le garçon de restaurant, toujours serviable, d’être un
apprenti-Narcisse aux nombreux visages. L’auto-suffisant ne révèlera son
vrai visage qu’après la fermeture. Il apparaît soudain en costume de
strass et paillettes, star d’une revue musicale de banlieue, où il fête
un vrai triomphe. Personne ne soupçonne sa double vie, ce qui fascine
l’hystérique étant le seul à connaître sa vraie identité. Une apogée
particulière est pour lui d’initier certaines personnes choisies à ses
secrets. L’auto-suffisant tend en général à résoudre ses problèmes
lui-même et à garder ses secrets pour lui. Il tend également à tirer de
toutes les situations pour lui-même - et uniquement pour lui-même -
toujours le maximum de profits et avantages.
Les trois conflits suivants ont affaire aux abus de son propre corps.
Comparable au contraint, l’hystérique tend à jouer des jeux de force
avec son corps et sa nature animale. Il pulvérise constamment de
l’énergie pour recevoir encore plus de plaisir, de cadeaux, de désirs
charnels, d’argent de dividendes etc. Il en résulte trois conflits (avec
les sujets 21-23) ayant en commun que le thème prépondérant reflète la
contestation intérieure exagérée. Celle-ci mène à une tension maladive
et insoluble, ainsi qu’à l’inquiétude. Dans le premier cas, le corps
devient champ de bataille quand l’individu se surmène physiquement. De
telles personnes peuvent passer d’un état de santé florissante à un
effondrement total, d’un instant à l’autre.
Le deuxième conflit concerne le dépassement mental causé par des soucis
constants, affluence de pensées et nervosité mentale. Ces gens
ressemblent aux machines à laver, ils laissent tourner leurs pensées en
tout sens comme des pièces de lessive dans une mécanique sans fin. Ils
en arrivent à un état de nervosité et de fatigue grandissant.
Au troisième cas, la tension intérieure conduit à un état de surmenage
résultant de la pensée rapide, les convulsions et le sentiment d’abandon.
Ces gens ressemblent à l’animal fuyant qui se débat de frayeur d’abord
pour tomber dans un état de crampe désespérée et d’engourdissement
ensuite.
Le chakra du front régle, via l’hypothalamus, le système lymphatique et
l’hypophyse, la coordination entre le cerveau et le corps. On peut se le
représenter comme le chef d’orchestre qui, comme une instance de
direction supérieure, supervise ce qui doit se passer en détail, afin
que nous puissions nous sentir bien. Quand le dirigeant perd la raison
et débite des absurdités, les instruments s’emmêlent et produisent un
grand malaise, ce qui provoque chez le spectateur de diverses sensations
désagréables, voir des maux tenaces. Au plus cette situation perdure, au
plus délaissé se sent le spectateur. Une dépression surprendra jusqu’au
dernier, accompagnée de multiples malaises physiques. Ce sentiment de
malaise extrême caractérise le sixième thème de conflit, qui représente
un désarroi complet de l’harmonie entre le physique et le psychique.
19 ième conflit : hésitant, découragé.
Problèmes qui peuvent exister :
Les manoeuvres et l’indécision viennent de l’incapacité à peser
clairement le pour et le contre des différentes possibilités afin de
prendre une décision définitive qu’on ne doit pas regretter ensuite.
Cette indécision provient d’une part de la peur de faire des fautes et
de l’autre qu’il pourrait y avoir une meilleure option possible. Chaque
décision entraîne peut-être une erreur et il y aura probablement
toujours une meilleure option un jour ou l’autre, relativant la décision
antérieure. Il faut donc trouver la force de prendre une position
définitive, à un moment donné. Ce qui est affreusement pesant pour
l’hystérique. Il essaye de faire comprendre à son entourage immédiat
qu’il voudrait être serviable et aimable envers tous et qu’il évite
toute confrontation. Il adopte une attitude manoeuvrante et diplomatique
sans saisir qu’il réprime ainsi ses propres impulsions et désirs. Il est
même prêt à se retirer dans une position défensive afin d’assurer son
besoin exageré d’harmonie et de paix dans son entourage. Il s’intéresse
à beaucoup de choses mais entame résolument peu, car le status quo
obtenu avec tant de difficulté pourrait être mis en danger par
l’irritation que les changements provoquent. Vu de l’extérieur, de
telles personnes paraissent souvent passives et lentes tandis
qu’intérieurement ils se préoccupent assidûment des arrangements et de
la paix autour d’eux. Cela les rend psychiquement instables et ils
tournent en rond, sans réellement avancer et sans vraiment faire de
progrès.
Solutions à envisager :
On devrait travailler avec courage et décision à la réalisation de ses
propres plans, sans trop penser aux réactions de ses semblables. On
apprend à prendre des décisions incontestables, tout en tenant compte
des fautes possibles.
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20 ième conflit : l’ auto-satisfaction.
Problèmes qui peuvent exister :
Les personnes avec ce thème se font souvent remarquer par leur tendance
à changer leur comportement de 180 °. Ils peuvent être extrêment timides
et réservés pour devenir, d’un moment à l’autre, extravertis et
débordants. Ils peuvent paraître extra-odinairement disciplinés mais
aussi faire preuve d’arrogance et de supériorité. Comme par un temps
d’avril capricieux, ils montrent souvent des changements d’humeur et de
comportement. La raison spécifique de ces attitudes contradictoires est
qu’en fait tout tourne autour d’eux-mêmes ; ils considèrent leurs
semblables comme des figurants plutôt que comme des coéquipiers. Selon
leur état d’humeur, les autres sont ou bien leur public, ou bien une
simple façade ; ils doivent être mis dans l’ombre, ou au contraire,
flattés impétueusement. Il arrive qu’ils rivalisent avec toutes sortes
de gens, surtout avec ceux ayant les mêmes intérêts qu’eux et où il ne
peut y avoir qu’un seul gagnant. Les personnes auto-satisfaites sont
souvent des ‘ tricheurs’ et ont des tendances sadiques à considérer les
gens étant dans des situations sans issue, comme abandonnés et livrés à
eux-mêmes.
Les auto-satisfaits disposent souvent de grands talents et de forces qui
rendent la coopération d’autres gens inutile. De telles personnes sont
difficiles à saisir à cause de leur changement d’humeur si rapide. Au
fond de son âme, l’auto-satisfait ne se sent aimé ni apprécié de
personne. Son comportement égoïste et même autistique, montent les
autres contre lui, renforçant encore plus ses préjugés.
Solutions à envisager :
Le plus important est le ré-apprentissage de l’amour-propre et de la
compétence sociale.
21 ième conflit :physiquement fatigué.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent persécuté et exténué car on exige constamment trop de
soi-même. On dépasse ses propres limites pour satisfaire des idéaux
élevés qui, par ses exagérations, portent préjudice à soi-même. On se
sent physiquement sous tension, ce qui peut souvent mener à des actions
auto-agressives comme se ronger les ongles, s’arracher les cheveux, se
mordre les lèvres etc. Maux de tête et maux lombaires persistants, ainsi
que d’autres signaux d’alarme du corps, indiquent un dépassement de soi
constant.
On est toujours sur la brêche, sans s’accorder du repos. C’est pourquoi
on se sent constamment irrité et de mauvaise humeur. Vivre son existence
d’une façon détendue est ressenti comme une superchérie. On réprime les
sentiments et on travaille comme un forcené sans qu’il y ait pour cela
une nécessité raisonnable. Ceci cache des désirs et des idéaux
inconscients ; comme se rendre indispensable, être particulièrement
convoité, obtenir une immense récompense du destin pour avoir tellement
donné de soi-même. Sentiments inconscients de puissance et agressions
non-avouées s’accumulent dans le sens du ‘syndrome du secouriste’.
Solutions à envisager :
On devrait apprendre à reconnaître et à respecter les limites de sa
propre capacité de charge.
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22ième conflit : l’inquiétude, mentalement dépassé.
Problèmes qui peuvent exister :
On est intérieurement constamment ‘sous tension’. Les pensées ne
trouvent aucun repos. De milliers de pensées virevoltent sans arrêt dans
la tête et mènent à un état d’inquiétude intérieur et d’agitation.
L’inquiet aimerait en finir au plus vite avec mille choses en même temps,
ses intérêts oscillent d’un objet à l’autre comme des abeilles nerveuses
qui ne peuvent se décider d’approcher une fleur mais qui volent
hectiquement de l’une à l’autre. Les situations d’angoisse sont
fréquentes et plus ou moins conscientes. Par exemple, la peur de passer
à côté de quelque chose d’important et de non-renouvelable, comme la
jeune fille qui courre d’un partenaire à l’autre pour ne pas manquer le
bon, l’élu.
L’agitation est due à un sentiment profond d’insatisfaction, et plus
exactement un sentiment qui anticipe déjà l’impossibilité d’arriver à
une satisfaction psychique, car tandis que le bonheur espéré et
réellement cherché partout, il est déjà considéré comme introuvable et
utopique – ‘Cela n’apportera quand même rien’ ou ‘Encore un coup dans
l’eau !’ se dit l’inquiet, tout en se dirigeant en hâte vers d’autres
sujets ou pensées.
Le repos nécessaire, difficile à trouver, est même devenu impossible par
cette tension permanente. Cela mène à divers maux physiques comme : maux
de tête, crampes dans la nuque, migraine, bruit dans les oreilles (tinnitus)
perturbations du sommeil, etc. Nervosité, manque de concentration et
irritation sont fréquentes.
Beaucoup de gens inquiets intérieurement paraissent extérieurement
parfaitement calmes. Personne ne se doute de ce que la personne
concernée endure en réalité.
Solutions à envisager :
‘La force est dans le calme’ est le dicton idéal pour l’inquiet. Il
devrait se permettre d’approfondir ses expériences et sentiments sans
prédire chaque fois une déception.
23ième conflit : être tendu.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent constamment tendu et dans l’impossibilité de se reposer.
Cette tension est évidente et se manifeste par des tics nerveux, la
crampe de l’écrivain ou des tensions musculaires comme le durcissement
des vertèbres cervicales, mais aussi par une façon crispée de parler, le
grincement des dents et par des convulsions intestinales. Très souvent
aussi par une discipline et une assiduité exagérées.
Les gens ayant le conflit ‘être tendu’ sont généralement très amicaux et
complaisants. Ils ont souvent de profondes rides et la peau du visage
couleur cendre indiquant une tension nerveuse constante parce que trop
d’hormones stressantes ont rétréci les vaisseaux épidermiques. D’où la
paleur et les crispations continues du visage, des mains et des pieds
glacés. Pourtant, on n’aperçoit souvent rien de leur tension intérieure,
ils avouent tout au plus leur incapacité à trouver un repos bienfaisant
et ils perçoivent la simple détente très troublante et incommode, tel un
soldat qui, habitué à se tenir droit et tendu, ne parvient plus, même
quand il est chez lui, à se défaire de sa discipline soldatesque.
Les raisons psychiques de ces tensions reposent sur un Moi supérieur
trop discipliné. Cela vient souvent du fait que, dans la petite enfance
déjà, il leur fût imposé une correction et une discipline trop dures
pour leur jeune âge.
Comme pour les autres conflits semblables du chakra du front, la tension
a son origine dans la peur de faire des fautes. Au fond, on est
impardonnable et trop sévère pour soi-même avant même d’en arriver à des
fautes.
Solutions à envisager :
Tout comme les rares personnes trouvant le sommeil en comptant les
moutons, on devrait cesser de se forcer à trouver la détente, mais
plutôt chercher une solution indirecte en se fatiguant par des efforts
légers et en se changeant les idées grâce à un hobby. On devrait agir
psychiquement plus gentiment et avec plus d’indulgence envers soi-même.
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24 ième conflit : se sentir mal à l’aise.
Problèmes qui peuvent exister :
On ne se sent pas bien dans son propre corps, comme quand on se sent mal
à l’aise dans un vêtement qui ne sied pas, qui serre et pince de
partout. Le corps est éprouvé comme la source d’un malaise qui, à
l’extrême, devient une souffrance. Toutes sortes de sensations
désagréables peuvent surgir comme par exemple l’impression d’avoir les
mains et la tête sont trop grandes, les muscles du cou trop lourds et
les vertêbres cervicales déformées. Le sentiment psychique dominant est
un désespoir muet et secret allant jusqu’à la dépression. On se sent
entièrement déséquilibré car tout est désagréable et la plus grande
partie du corps fait mal.
Les symptômes corporels prédominants empêchent de voir le sentiment de
dépression fondamental qui en est le déclencheur, de par la discordance
psychique.
Le fait de se sentir mal à l’aise est dû à un sentiment de frustration
psychique profondément enraciné. On est mécontent et même désespéré, on
se sent mal aimé et non-désiré au plus profond de son être.
Solutions à envisager :
On devrait observer les signaux et désirs positifs de son corps et les
suivre afin d’obtenir le repos et le rétablissement, la détente et le
plaisir de se faire dorloter (sans contre-prestation).
Les six thèmes de conflit de l’hystérique présentent l’ambivalence de :
l’incapacité de se reposer et d’être content avec soi-même – mais de
se conduire visiblement comme si tout était parfaitement en ordre.
ne pas accepter la réalité - d’où une fuite dans un monde imaginaire
laborieux pour faire accroire aux autres et à soi-même d’être apte à la
réalité.
Au sixième chakra, l’homme vit d’une certaine façon la double
personnalité de l’enfant, obligé de vivre dans le monde des adultes. Ce
monde pénible et difficile, avec ses obligations et ses conditions
inévitables, est perçu par l’hystérique comme un jeu unique mais un jeu
qui, dans la confrontation avec la dure réalité, se transforme
malheureusement trop souvent en tragédie. Il essaye de maintenir cette
façade théâtrale aussi longtemps que possible à ses yeux ainsi qu‘aux
yeux des autres. - Plus on connaît l’hystérique, plus on se rend compte
qu’il ne s’agit pas d’une victime innocente de situations extérieures
mais qu’il a participé activement à le construction de son propre
malheur - comme quelqu’un qui se donne un croc-en-jambe, trébuche et
tombe sur le nez.
Extérieurement, l’hystérique est un être simple et joyeux. Par cette
façade, il cache adroitement son incertitude qui tourmente profondément
son être. Ce mécontentement rongeant le fait ressembler au dépressif. Au
contraire du dépressif, il possède pourtant (apparemment) une conscience
de soi stable.
L’hystérique semble apparemment être indifférent à ce que les autres
pensent de lui aussi longtemps qu’il a une bonne idée de lui-même. Au
moins, c’est ce qu’il espère et ce qu’il croit lui-même très souvent,
quoique cela ne concorde pas du tout avec la vérité.
Ses conclusions erronées trouvent leur origine dans son autarcie
présumée tandis qu’une bonne solution directe pour retrouver son
amour-propre pourrait être de se tourner vers d’autres personnes. Les
hystériques, plus que les dépressifs, dépendent fortement de l’avis des
autres, même si cela n’apparaît pas extérieurement. J’affirme que,
comparé à d’autres types de caractère, c’est l’hystérique qui a le plus
grand besoin de la chaleur émotionnelle de ses semblables !
Comme un enfant décharge son mécontentement par de l’entêtement, de
l’agressivité et de l’humeur querelleuse, l’hystérique tend à se
conduire envers les autres d’une façon querelleuse et agaçante : les
autres sont sensés devoir participer à son malaise qui le tourmente. Par
l’intransigeance avec laquelle il se bat, l’hystérique compense non
seulement son propre mécontentement mais aussi son étourderie et son
déchirement intérieur qui lui font prendre des positions agressives, qui
extérieurement, ont un coté buté et paranoïaque. Souvent, il risque le
tout pour le tout d’une façon insolente en utilisant au besoin des armes
malhonnêtes - comme les mensonges et autres moyens immoraux. Il montre
ainsi son penchant pour des conflits concurrentiels qui, chez lui, ont
des traits de compétition sportive ; le point important est : gagner. Au
cas où ce but n‘est pas atteint, le thème de concurrence peut être
oublié aussi vite et tout redevient normal comme si de rien n’était.
Beaucoup d’hystériques cachent leurs rivalités et intrigues en utilisant
des prétextes raffinés qui, en regardant de près, sont comme un plan
perfide qui découle de mouvements souvent inconscients.
Pourtant, l’hystérique dispose aussi de qualités de caractère
spécialement amicales et agréables qui mènent rapidement à un pardon
immédiat de toutes ses fautes. Aux acquisitions positives du sixième
chakra appartiennent une progression de l’intuition, de la délicatesse
sentimentale et de l’empathie émotionnelle. Tandis qu’au cinquième
chakra le contraint était enfermé dans sa coquille, l‘hystérique se
trouvant au sixième chakra reçoit toujours de plus en plus fortes
impulsions créatives de son inconscient. Tandis que l’hystérique du
second chakra montrait encore des traits sauvages et impulsifs qui sont
bien décrits par ‘vin, femmes et chants’, il se déploye au sixième
chakra comme un artisan de vie très cultivé qui séduit ses semblables
avec une éloquence intelligente, des manières exquises et beaucoup de
charme. Giacomo Casanova peut servir de modèle pour l’hystérique au
sixième chakra : il est distingué, charmant, créatif, débordant de
sensualité et de frivolité. Ici aussi se placent la Diva facilement
froissée et le musicien délicat qui crée des oeuvres fantastiques tout
en se laissant troubler par une mouche au mur.
Par l’inondation progressive de l’inconscient, l’homme se trouvant au
sixième chakra s’ouvrira à nouveau aux comportements du domaine animal
et enfantin, ensevelis dans le passé. Quelqu‘un qui redécouvre quelque
chose de perdu depuis longtemps, doit d’abord réapprendre à ce comporter
consciemment envers cette chose. De même l’hystérique du sixième chakra,
se trouvant souvent dans un dilemne insoluble, devra réconcilier
l’enfant (dans l’inconscient) et l’animal en lui (dans son propre corps)
avec son être adulte. Symboliquement, cette situation est présentée
comme l’homme-animal : par les centaures comme homme-cheval et par le
sphynx comme homme-lion. Les impulsions du corps sensuel et de
l’inconscient créatif mettent l’hystérique dans un état déséquilibré.
Nous désignons de telles personnes comme : ‘il ne tient plus ensemble’
ou ‘l’esprit est fort, la chair est faible.’
Au sixième chakra, les mouvements sauvages et inconscients doivent être
domptés à nouveau, comme un enfant qui doit d’abord apprendre la culture
et le contrôle de lui-même. Au plus le comportement de l’hystérique
devient structuré et discipliné, plus il avance dans le processus de sa
maturation. J’ai remarqué souvent que les hystériques mûrs se conduisent
extérieurement comme appartenant à un tout autre type de caractère.
Cette habileté de caméléon à pouvoir jouer différents rôles ne se
rencontre autant que chez lui, avec cette différence que le joueur de
théâtre sait ce qu’il fait, mais que l’hystérique ne s’en rend pas
compte. En regardant de près, il ne s’agit pas de jouer du théâtre mais
de situations sentimentales qui, dans le cas de l’hystérique, peuvent
changer si abruptement et rapidement, qu’il en donne l’impression. Ainsi
il peut, à un certain moment, exploser en larmes pour se trouver ensuite
d’humeur euphorique. Ou il veut mettre fin à sa vie et voir tout à
travers des lunettes noires pour construire ensuite des châteaux en
Espagne, espérant une amélioration à court terme.
Les conflits du 7ième chakra.
Sur le plan matériel, le septième chakra correspond au chakra du cerveau.
Les neuro-scientifiques ont calculé que toutes les connections possibles
entre les cellules nerveuses dépassent le nombre total d’atomes présents
dans l’univers. Ces calculs impressionnants font entrevoir quelles
possibilités incroyables doivent sommeiller dans le cerveau humain. Sur
le plan énergétique, le chakra du cerveau reflète ce potentiel énorme
qui, dans la conscience humaine, est une aptitude en développement -
partiellement caché chez la plupart des gens et souvent à peine
reconnaissable, mais du point de vue des possibilités sûrement d’un
ordre de grande diversité et de magnificence.
Symboliquement, le septième chakra est mis en relation avec la fleur de
lotus et la pâquerette : la fleur de lotus symbolise l’éveil de la
conscience humaine tandis que la pâquerette exprime le potentiel
invraisemblable du cerveau.
Dans le chakra du cerveau nous atteignons le plus haut degré de
développement humain. Nous nous retrouvons dans le monde du type de
caractère schizoïde que nous avons déjà appris à connaître au premier
chakra. Quand nous regardons les qualités positives du septième chakra,
il semble qu’une partie du paradis soit revenue. Les terribles luttes
mesquines des chakras inférieurs semblent endurées et le monde redevient
pacifique, reconcilié avec lui-même. Le déchirement de l’hystérique et
le monde intellectuel monotone du cinquième chakra semblent surmontés et
sont, pour les êtres dans le septième chakra, devenus de lointains
thèmes insignifiants - comme contemplés du sommet d’une montagne. Malgré
cela, il subsiste des restes d’égo ainsi que des problèmes importants
qui découlent de thèmes humains historiques, difficiles à surmonter.
Au septième chakra, quatre conflits différents peuvent exister :
25ième conflit : La méfiance.
26ième conflit : L‘avoir est plus important que l’être.
27ième conflit : Ne pas vouloir voir la réalité.
28ième conflit : Ne pas penser correctement.
Puisque l’homme au septième chakra dispose d’une vue générale au-dessus
de la moyenne, concordant avec sa situation énergétiquement privilégiée,
le schizoïde se croit particulièrement clairvoyant et expérimenté dans
le domaine de la vie. Il voit clair dans l’égoïsme et la mauvaise foi de
ses semblables et devient souvent très méfiant, sans comprendre qu’il
s’agit au moins partiellement de projections de ses propres cotés
ombrageux. Nestroy fait remarquer que :’Trop de confiance est souvent
stupide, mais trop de méfiance est toujours stupide.’ Le méfiant se bat
avec acharnement pour ne rien devoir partager ou rendre à personne.
Cette lutte concerne également les propriétés intellectuelles. Des
‘écrits secrets du schizoïde par exemple, sensés le protéger contre
l’éventualité que d’autres partagent cette possession.
Des ‘écrits secrets’ peuvent également signifier que l’on s’exprime
d’une façon ambigue ou particulièrement floue pour ne pas être bien
compris. ’Il aime parler par énigmes’ disent alors les gens. Nombreux
sont ceux qui enferment tout derrière de multiples serrures.
La peur paniquée de disparaître du schizoïde le fait se battre comme un
lion pour ne lâcher à aucun prix le reste de son Moi. Le problème
‘d’être ou de ne pas être’ ne tourne plus autour de l’existence
matérielle (comme au premier chakra), il s’agit au contraire d’enjeux
bien plus importants, par exemple :‘qui a le dernier mot dans ce monde,
qui définit la réalité, qui fait partie des vrais possesseurs à qui plus
rien ne peut être retiré’. ‘Je me suis tellement éreinté que je ne donne
plus rien’ se dit l’homme dans ce chakra. Le conflit psychique
correspondant a comme titre : L‘avoir plus important que l’être’. Le
sage, comme aime à être reconnu l’homme au stade vibratoire du septième
chakra, nous surprendra pourtant souvent par des soubresauts d’égoïsme
totalement inattendus. Nous constatons une rapacité où, pour obtenir son
propre avantage, il joue durement des coudes.
Le schizoïde veut avoir tout pour lui-même et devient extrêmement avare.
Il ne s’agit pas de possessions terrestres ou de pouvoir, mais
‘seulement’ d’un salut spirituel immatériel, pour lequel il s’est battu
et qu’il défend avec toutes sortes de trucs idéologiques. L’entêtement
idéologique et la manie de toujours avoir raison dans ses batailles pour
le pouvoir, appartiennent aux apparences tyiquement négatives du
septième chakra. On ‘a’ une croyance au lieu de vivre cette croyance =
être croyant. Le ‘vouloir avoir’ se montre par le fait que la façade
extérieure et l’emballage prennent une place plus importante que le
contenu. Par exemple : l’homme trouve sa vie plus absurde qu’elle ne
paraît, mais parce qu’il lui est si important de maintenir son apparence,
il ne change rien à sa vie malheureuse. Le psycho-analyste Erich Fromm a
vu, dans le phénomène de société qui met l’avoir au- dessus de l’être,
une lourde faute de caractère de notre civilisation moderne où les
vraies valeurs humaines sont souvent moins évaluées que les richesses
extérieures.
Une augmentation de cette auto-duperie se manifeste dans deux autres
conflits psychiques : ‘ne pas vouloir voir la réalité’ et ‘ne pas penser
correctement’. Quand le monde ne me plaît pas comme il est, je peux
m’attendre à de gros problèmes. Aldoux Huxley touche le point sensible
du problème en disant : ‘On n’élimine pas la réalité en l’ignorant’.
Réalité et prétention s’effritent souvent d’une façon si défavorable
qu’on ne tient plus le coup psychiquement et que l’on cherche une
solution quelconque pour se tirer de l’embarras. Beaucoup de gens se
construisent des châteaux en Espagne et des mondes fantaisistes pour se
bricoler une nouvelle réalité. On peut ainsi manipuler les faits pour se
présenter sous une lumière avantageuse. Beaucoup d’autres le font de
manière plus raffinée ; par exemple en rétrécissant tellement leur vue
que les réalités déplaisantes en sont obscurcies. On porte des lunettes
roses pour tout voir en couleurs splendides. Ces ‘lunettes roses’
entraînent la fuite dans le monde des drogues et des sectes religieuses,
pour échapper à la dure réalité. La démence - désignée comme psychose en
médecine - représente, d’après mon expérience, également une fuite du
monde.
Une autre méthode encore plus raffinée emploie l’observation du monde –
la pensée comme réflection de la réalité en nous-mêmes –comme un levier
pour présenter ce monde sous un autre aspect. Car quand je pense
autrement, je change automatiquement le monde. Cela peut être fait de
multiples façons où toutes les recherches de solutions ont à faire avec
la prise d’un point de vue totalement arbitraire. Comme régisseur
suprême du monde, je peux me créer des philosophies personnelles pour
mieux expliquer les choses problématiques pour qu’ainsi le monde
m’apparaisse plus harmonieux. Je m’auto-déclare régisseur de mon propre
univers privé pour transformer la pièce de théâtre de mon monde à moi.
Car en me mettant au centre de l’univers, je deviens la pierre angulaire
qui peut modifier et transformer toute l’histoire selon mon bon plaisir.
Evidemment, ceci se passe complètement inconsciemment et on ne se rend
pas du tout compte comment on s’enfonce de plus en plus dans des mondes
imagnaires construits de toute pièce.
Dans cette construction de son propre monde fantaisiste apparaissent
très vite des contradictions. Quand on prend ces contradictions au
sérieux, on est contraint de confronter ses propres insuffisances et
toutes sortes de traits existentiels désagréables que l’on préfèrerait
garder cachés. La reconnaissance de soi est un processus pénible que
l’on voudrait ajourner- comme la visite chez le dentiste. On développe
des considérations préjugées et des constructions de pensée inaltérables,
qui sécurisent l’image du monde comme une forteresse éternelle. Tous ces
mécanismes devraient épargner à quelqu’un la désillusion pénible de la
vraie reconnaissance de lui-même. La propre opposition contre la
destruction de telles idéologies conduit à la peur du ‘salaud intérieur’.
La déclaration résignée d’Albert Einstein éclaire la misère de la pensée
idéologique : ‘il est plus difficile de démolir un préjugé qu’un atome’.
C’est pourquoi les conflits du type idéologique sont, d‘après mon
expérience, extrêmement difficiles à résoudre.
25ième conflit : La méfiance.
Problèmes qui peuvent exister :
Suite à des expériences décevantes, on croit que les autres ne nous
veulent que du mal. On se croit entouré d’un monde hostile qui n’a
d’autre intention que d’infliger des dommages et de nous voler. On
néglige souvent sa propre participation et on projette toutes choses
négatives vers l’extérieur. On observe très souvent un manque de
confiance primaire – tout est dissèqué par un esprit critique et démonté
en pièces détachées -. On refuse de s’ouvrir psychiquement, considérant
cela comme une capitulation, comme si l’on devrait se livrer aux mains
de quelqu’un ou à quelque chose. On préfère se retirer comme un escargot
dans sa coquille. Dans le fond on n’aime pas abandonner quelque chose de
soi-même. On a tendance à éviter dans une large mesure les émotions et
les situations qui pourraient apporter une insécurité émotionnelle. On
est souvent d’humeur analytique et rationnelle car on veut tout
comprendre par la raison. Les gens avec le conflit ‘méfiance’ préfèrent
un rôle d’observateur à distance et n’aiment pas être aspirés par
quelque chose qui peut leur faire perdre leur équilibre. Le véritable
dilemne du méfiant est devenu notoire par la déclaration du milliardaire
Paul Getty : ‘Quand on peut avoir confiance en quelqu’un, on épargne un
contrat, quand on ne peut avoir confiance en lui, un contrat est inutile
.’
La confiance est par conséquent et jusqu’à un certain dégré, une
expression de l’amour-propre, tout comme la méfiance trahit le manque
d’amour-propre (ce qui signifie un manque de confiance en soi-même,
croire avoir un mauvais fond, etc.) La confiance représente donc le
premier pas à faire afin de s’ouvrir aux autres et devenir viable en
général.
Solutions à envisager :
La formule la plus simple pour triompher de la méfiance est la
reconstruction de la confiance en soi-même.
26ième conflit : Placer l’avoir au-dessus de l’être.
Problèmes qui peuvent exister :
Il existe une tendance exagérée à placer des circonstances extérieures
comme la possession et le soutient d’une apparence au-dessus des valeurs
intérieures. Cela peut conduire aussi bien à des idées d’appauvrissement
qu’à l’avarice, à la rapacité et à la mentalité du jeu de coudes.
Beaucoup de gens sont extérieurement très altruistes et amicaux, tandis
qu’ils ont dans leur for intérieur une profonde angoisse des grands
changements. Tout devrait rester de préférence tel quel, même si leur
bonheur de vivre en demeure restreint. Des imaginations quelconques sont
toujours plus importantes que la réalité, comme quand on épargne sur un
bonheur futur sans prendre suffisamment en considération le bonheur de
la vie présente. Le lâcher-prise de choses et de comportements est
particulièrement difficile pour ces gens, y compris l’action de donner
un peu plus ou de dire adieu en général. Cela vaut aussi pour le
lâcher-prise de leur propre vie : la pensée à sa nature limitée est
ignorée, on préfère se préoccuper de la vie terrestre. Le désir d’avoir
peut aussi concerner la possession de convictions, comme vivre en
croyant appartenir au petit nombre de gens qui ‘savent depuis longtemps
comment cela fonctionne’. On peut même accumuler comme ‘possessions’ des
choses aussi abstraites que le savoir, les valeurs spirituelles ou les
bonnes actions. La marque distinctive d’un tel comportement psychique
eronné est un sentiment de frustration rongeant dans le for intérieur
que ni les succès professionnels, ni les belles possessions ou pensées à
valeur élevée ne peuvent compenser.
Solutions à envisager :
On devrait apprendre que notre vie ne fonctionne pas seulement d’après
des critères comptables (devoir et avoir) et redécouvrir les nombreux
petits plaisirs ainsi que les joies interieures, trop longtemps ignorés.
27ième Conflit : Ne pas vouloir voir la réalité.
Problèmes qui peuvent exister :
On ne peut supporter la réalité et on l’élimine de sa perception. La
mise dans l’ombre de la réalité peut inclure des parties de l’existence
comme le fait de sur-ou sous-estimer l’importance de certains semblables.
On peut également éprouver sa réalité en entier, y compris les cotés
ombrageux d’une façon si désagréable que l‘on entame une fuite dans des
mondes imaginaires. Cette fuite se compose, chez la plupart des gens, de
refoulements qui peuvent aller jusqu’à ne plus se rappeler son enfance
et de vivre sa biographie comme très étrange. Nombreux sont ceux qui
obscurcissent des parties de leur réalité intérieure ou extérieure ou
bien ils fuient dans des mondes irréels ou de compensation. Il n’est pas
rare d’observer une déprogrammation de la réalité dans le fait de
changer un moins par un plus par exemple.
Le conflit ‘ne pas vouloir voir la réalité‘ est extrêmement courant dans
le monde des drogues et des psychoses. Tous ces refoulements cachent des
détresses psychiques et des frustrations insupportables qui produisent
dans l’être entier un climat sombre et triste duquel on essaye
d’échapper par pure volonté de survivre. Cela ne change pas le problème
fondamental, seulement le point de vue personnel, lorsqu’on fait comme
si on était partiellement dans d’autres réalités. De bons acteurs
possédant la capacité de charmer d’autres arrivent souvent à transporter
les spectateurs dans un monde merveilleux, leur faisant oublier leurs
malheurs. Quelque chose de semblable arrive aux personnes ayant le
conflit ’ne pas vouloir voir la réalité’, avec cette différence qu’ils
se trompent eux-mêmes.
Si on pouvait échapper à la douleur inséparable au fait d’etre en vie,
on étranglerait sa propre vitalité. On devrait reconnaître que la
douleur ne constitue qu’une réalité limitée car la vie est beaucoup plus
vaste que la douleur.
Solutions à envisager :
La véracité et l’objectivé sont des qualités qui ont affaire à
l’attention et sa présence sur terre. On devrait par conséquent
s’exercer en pleine conscience à être ici, dans le moment présent.
_______________________________________________________________
28ième conflit : Ne pas penser correctement.
Problèmes qui peuvent exister :
Le probléme fondamental de la pensée incorrecte repose premièrement sur
le refus de reconnaître la réalité telle qu’elle est pour en déduire les
lois véridiques et raisonnables de la conscience. La pensée correcte
mène à un état de conscience en accord avec la réalité extérieure aussi
bien qu’intérieure. Si, au contraire, on nourrit des idées fausses
condamnées par la voix interne, (la conscience du vrai Soi) on se trompe
soi-même. La même chose se passe quand on nie, contre toute
vraisemblance, la réalité extérieure, comme quand on considère que
l’adversaire sera plus fort que soi. Dans ce cas, on paie par un échec
et par un nez cassé.
Le fait de ne pas penser correctement mène également à une forme de
fracture, sauf que les conséquences immédiates de la conscience faussée
apparaissent sous une forme déguisée, c’est-à-dire dans l’inconscient et
sous forme d’une restriction de sa propre vitalité. En évaluant mal les
réalités et en faisant face à de fausses conceptions qui n’ont rien à
voir avec la vraie situation du monde, l’âme a, pour ainsi dire, ‘le nez
cassé’.
On n’est pas disposé à varier son opinion même ni d’accepter des
restrictions et des désavantages que cela imposerait. Les idéologies
séculaires et convictions opiniâtres trouvent ici leur place. D’après
mon évaluation, elles peuvent être issues de vies antérieures. La vie
présente n’en laisse que peu paraitre sauf que l’ancienne raideur
idéologique résonne comme un écho persistant encore dans la vie actuelle.
Par exemple, une personne ayant appartenu à la noblesse privilégiée dans
une vie antérieure peut avoir des problèmes dûs à sa nature arrogante et
devant vivre comme simple commis de paysan dans sa vie actuelle.
La pensée incorrecte résulte souvent du fait que quelqu’un ait, dans une
vie antérieure, payé de sa vie ses croyances. Devoir mourir prend la
signification de : avoir une croyance solide. On a donc inconsciemment
une idée fixe qui martèle en tête que le fait de s’établir mène
forcément à la mort. Ces gens sont donc en général particulièrement
anarchistes et ‘libéraux’, puisqu’ils ne veulent plus s’attacher à quoi
que ce soit. ‘Plus question de me faire crucifier une fois de plus pour
ma croyance’ est devenu leur adage. Le fait de ne plus s’établir mène à
une mollesse louvoyante et une volonté d’adaptation qui est en contraste
aigu avec l’être même. En vérité, le concerné était un dur-à-cuire dans
une vie antérieure, ce qu’il renie à présent pour ne plus devoir mourir
pour cela une fois de plus.
Les auto-thèses de croyances profondément enracinées trouvent ici aussi
leur place. Au plus tôt de telles thèses et convictions ont été
intégrées dans son évolution, au plus difficile sont elles à extirper et
à abandonner ensuite. On observe fréquemment de fausses structures dans
l’environnement social de telles personnes qui mettent en scène la
pensée incorrecte comme structure sociale dissonante. Peut-être qu’un
membre de la famille a tyrannisé les autres d’une façon paranoïaque, ou
bien une famille niant intentionnellement l’existence de quelqu’un ayant
provoqué un scandale.
Beaucoup de personnes pensent également incorrectement en prenant des
idées et idéaux surévalués comme point de référence pour leur façon
d’agir et qui entrent continuellement en collision avec la réalité. Par
exemple : une femme qui adhère à l’idée qu’un homme juste doit avoir
telle et telle qualité sera confrontée tôt ou tard au fait que son
propre mari manque de ces qualités. Notre barre des valeurs devrait par
conséquent quelque peu s’accorder avec la réalité pourqu’un bonheur
psychique puisse s’en suivre. Par contre, en pensant incorrectement,
c.à.d. en changeant intentionnellement la barre des valeurs, de façon à
‘placer la mesure trop haut’, nous créerons automatiquement un état de
frustration. Penser correctement signifie par conséquent penser avec
conformité. C’est à dire faire preuve de bon sens, employer son sens
commun au moment de définir une mesure, estimer justement les besoins et
opportunités intérieures et extérieures, ainsi que les possibilités
futures, pour arriver à une évaluation conforme et réaliste.
Solutions à envisager :
Evaluer sa propre valeur et s’occuper de soi et de ses propres besoins
avec attention, sont les pas les plus importants à faire afin de se
libérer des filets de la pensée incorrecte.
_______________________________________________________________
Les problèmes communs des quatre thèmes de conflits du septième chakra
sont les persuasions profondes que :
< personne ne me veut du bien. - Au fond je suis mon seul ami véritable.
< le monde est mauvais et plein d’erreurs. - Je m’invente un meilleur
monde.
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En y regardant de plus près, ces deux persuasions sont légitimes car en
observant bien, la question qui s’élève est : « qui nous veut réellement
du bien et nous donnerait sa dernière chemise en cas d’urgence ? ».
L’homme méfiant nous répondra que dans le cas du samaritain
miséricordieux, il pourrait s’agir de quelqu’un qui ne se conduit de
cette façon que parce qu’il croit à la vie après la mort et veut obtenir
des avantages en faisant de bonnes actions. L’individu qui fait
l’expérience d’être dépossédé et rejeté par la société du jour au
lendemain, connaît bien la chanson de la méchanceté de ses prochains et
les déceptions qui s’en suivent. Il est compréhensible qu’il devient
souvent amère et sarcastique et se transforme en éternel ergoteur
pessimiste.
Puisque l’individu au stade du septième chakra possède une grande
connaissance humaine et une vue d’ensemble large, il tente à percer la
méchanceté de son prochain trop radicalement. Il flaire les trahisons et
les bassesses partout, même quand il n’en est pas question. Pour finir,
il ne fait plus confiance à personne et ne perçoit partout que trahisons
et stratagèmes. « Celui qui me donne sa dernière chemise ne cherche qu’à
endormir ma confiance pour me jouer un tour au premier moment
d’inattention, » se dit le très méfiant schizoïde en rencontrant le bon
samaritain.
Le seul moyen de se protéger des hordes avares est de rassembler ses
possessions et de se battre avec acharnement pour les sauvegarder. Le
problème qui s’ensuit est que cette attitude défensive isole
affreusement le possesseur. Même s’il peut supporter cette situation
défavorable, il est confronté au problème supplémentaire d’avoir créé
une sorte d’univers privé contre le reste du monde – une île de
béatitude, constamment menacé par l’extérieur .
Pourtant, cette tour d’ivoire est contraire au principe divin selon
lequel tous les êtres de ce monde sont en fait un. Dès que quelqu’un
construit une forteresse imprenable autour de soi et de ses possessions,
il commet déjà un demi-péché puisqu’il fomente déjà l’idée d’enfoncer le
crâne du premier voleur qui vient de trop près. « Qui manie l’épée,
mourra par l’épée » , dit Jésus. Ainsi s’enchaînent des décisions
erronées, à savoir d’abord le barricadement absurde, l’isolation et
l’hostilité qui s’en suivent et pour finir l’exécution de l’intrus, qui
sous forme d’une sorte de prophétie d’auto-accomplissement sert d’alibi
pour justifier ses actes. L’élimination de l’intrus ne restera pas sans
suite, comme l’annoncent les paroles de Jésus. Même si une justice
supérieure n’envoie pas immédiatement les foudres du ciel afin de punir
le pécheur, le fait d’avoir passé quelqu’un au fil de l’épée pour s’être
senti menacé ou simplement s’être senti approché de trop près, nous
tourmentera inconsciemment par des sentiments de culpabilité.
Une autre tendance générale très répandue chez les schizoïdes est la
constructon mentale en tout genres et, - sous forme consolidée, - à
l’idéologie. Je comprends ici la tendance du schizoïde intellectuel à
confondre le monde des pensées avec le monde réel (ou au moins de
souvent mal évaluer les proportions). Alors que l’hystérique, par
exemple, ne trouve aucune raison pratique à se repaître de chimères et
préfère jouir de la vie au moment présent, le schizoïde lui, se façonne
les choses tout autrement. Les pensées sont pour lui une partie
importante de sa réalité, voire la plus importante ! C’est pourquoi les
intellectuels aux traits schizoïdes ont un rapport érotique avec leur
bibliothèque et avec la parole en général. En plus, la pensée
intellectuelle est pour eux la première clef vers des changements
quelconques.
Un changement dans la façon de penser fonctionne comme une sorte de
modification anticipée de la réalité. On peut très bien reconnaître ces
mécanismes chez les schizoïdes dont les pensées ont certainement modifié
le monde : Carl Marx par exemple. Sa notion fondamentale, qui représente
en fait le début du Marxisme, culmine dans cette thèse : ‘L’être définit
la conscience.’ Marx veut exprimer par cela comment la répression des
sociétés hiërarchiques mène à des structures de pensée fausses, et
comment cette répression est durablement maintenue et méthodiquement
cimentée. Par exemple, le travailleur est trop pauvre pour aller à
l’école, de sorte que les pauvres restent stupides et ignorants. Quand
on les aide à suivre des cours, on change leur réalité, (leur être) de
sorte qu’ils améliorent la conscience d’eux-mêmes et peuvent devenir des
gens fiers et prometteurs de succès, enrichissant la société entière.
Voilà en bref le message substantiel du Communisme.
Pourtant, la thèse célèbre de Marx peut être interprêtée différemment.
Car d’après mon estimation, elle représente une sorte de reconnaissance
de soi-même de type schizoïde et très probablement un essai
d’auto-guérison inconscient de Karl Marx. L’expérience directe du
schizoïde est empreinte du fait que sa conscience est au premier plan
dans sa vie (son être). En soutenant le contraire, Marx mettrait le
ressentir du schizoïde sens dessus-dessous. On pourrait vendre cette
thèse sur-le-champ à l’hystérique, type de caractère opposé du schizoïde,
et dont l’adage ‘le vin, les femmes et les chansons’ perçue comme
expérience de vie sensée, élève sa conscience ou comme le million gagné
au Lotto améliore son standard de vie. De telles émotions ne frappent
toutefois en rien le vécu direct des schizoïdes.
Comment Marx arrive-t-il alors à son affirmation remarquable et étrange
à lui-meme que l’être définit la conscience? A mon avis, il essaye, par
sa philosophie, de se changer complètement ainsi que sa polarité. Sa
philosophie, devenant un contrepoids de son entendement polaire de
schizoïde, devait rendre son être plus sensuel, plus près de la terre et
plus de ce monde. Il est évident que d’autres mécanismes psychologiques
profonds s’y sont ajoutés, comme la tendance à l’auto- punition par
appauvrissement, choisie par lui-même. De son temps, Marx était un
pauvre bougre qui devait taper son riche ami Friedrich Engels. A-t-il
essayé de se punir parce qu’il avait appartenu à la classe régente ? Je
présume que de telles considérations lui sont applicables parce que le
schizoïde, avec ses idéaux surfaits, verse dans l’auto-punition quand il
ne peut réaliser ses sévères règles de conduite morales.
Naturellement, on pourrait étendre sans fin ce thème fascinant comment
les quatre types de caractère s’expriment par les différentes
philosophies et événements de l’histoire contemporaine. J’aimerais
néanmoins en rester là car cela nous emmènerait trop loin du sujet. La
description des vingt-huit thèmes de conflits de ce chapitre devrait
avoir mis en lumière comment les quatre types de caractère peuvent être
retrouvés de façon caractéristique et clairement dans les vingt-huit
thèmes. Les vingt-huit conflits distincts représentent, compatibles à
l’alphabet, une sorte de langue psycho-énergétique par laquelle
s’expriment les quatre types de caractère. Comme pour toute langue
étrangère, un temps d’adaptation est nécessaire pour s’y retrouver et
pour comprendre plus précisément les nuances et connexités
significatives.
Puisque chaque être représente un individu unique avec sa propre
biographie antique, j’ai volontairement renoncé aux allusions et cas
trop concrets pour éviter les catégorisations hâtives et modèles
simplistes. D’autres indications pratiques concernant la meilleure
reconnaissance de son propre type de caractère suivent dans les
prochains chapitres. J’y donnerai également des recommandations pour
réaliser simplement dans la pratique le projet de l’exploration de
soi-même. Pour cela, la psychosoma-énergétique représente une aide
inestimable car le test énergétique dévoilera, d’après mon expérience,
simplement et rapidement le type de caractère que l’on possède.
Les chapitres suivants reprendront la question déjà posée plus avant :
pourquoi les conflits sont-ils nécessaires ? En bref, ils apportent une
position-clef dans le processus d’évolution de l’humain. Nous avons
besoin de conflits pour mûrir psychiquement. Le chapitre sur ‘le voyage
de l’âme’ reflétait déjà cette signification, du moins du point de vue
de l’être individuel. Le conflit peut aussi être compris comme thème
psychique surconscient qui donne une empreinte à l’évolution humaine
dans son ensemble. Les conflits sont alors l’expression de thèmes
communs aux humains et qui marquent en quelque sorte le processus
d’évolution de l’âme. J’essayerai de décrire dans les chapitres suivants
comment cela se passe et comment cela transforme les humains dans la
période de vibration énergétique actuelle. Le thème principal concerne
le fait que le processus de la culture et de la civilisation dans son
ensemble, correspond aux échelons des chakras psycho-énergétiques.
Il est possible que plus d’un lecteur argumente du fait que les thèmes
sont abordés de façon théorique et ennuyante. J’aimerais cependant
répliquer que l’histoire d’Adam et d’Eve –par laquelle se déploiera le
thème entier dans les prochains chapitres – ainsi que tous les autres
développements de l’humanité jusqu’aux temps actuels, touchent à toutes
les questions fondamentales et décisives dans lesquelles se retrouvera
toute personne, à peu près comme la réponse à la question du bien ou du
mal. Il s’agit donc aussi de thèmes de l’âme individuelle qui concernent
tous ceux intéressés par une réelle exploration de soi.
F I N
Traduction: Oliver Schuer /CH Biel
Bienne © 2007
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