Vers une nouvelle vie par la guérison énergétique


Dr.Med. Reimar Banis* * *

Les conflits du 1ier chakra.
Dans le chakra appelé ‘chakra du bassin’, nous rencontrons les thèmes psychiques du type schizoïde. Le premier chakra se rapporte aux thèmes qui sont éprouvés par le schizoïde comme sur-importants et ressentis comme extraordinairement problématiques – à savoir ceux de son existence et de toutes les significations qui s’y connectent, comme la force suffisante et la persévérance pour survivre, la possession d’une propre identité et la possibilité de s’assurer et de défendre sa survie. D’après l’enseignement du yoga indien, le centre de la force vitale se trouve dans le premier chakra. Le serpent de la Kundalini, enroulé sur lui-même, sert ici de symbole.
Dans le premier chakra, on peut retracer symboliquement toutes les connections psycho-énergétiques importantes. Les organes sexuels sont ici les représentants puissants de la volonté biologique de survie. Le code génétique DNA est également une représentation matérielle de la reproduction, ressemblant à un serpent enroulé ou à une spirale. L’expression ‘avoir les pieds sur terre’ se rapporte au premier chakra où les jambes sont vues, non seulement comme la prolongation du bassin mais aussi comme symbole de la concentration individuelle et de la constance personnelle. Tout cela est en rapport avec les conditions primordiales de notre individualité et de notre existence. Il s’agit dans le premier chakra de « Être ou ne pas être » d’après SHAKESPEARE.
En principe, les angoisses du schizoïde sont relativement faciles à percevoir et à comprendre. Surtout chez les schizoïdes, le sentiment de la menace existentielle devient le centre de l’angoisse vitale. En plus, ce sentiment surgissant conjointement est précisement le même qui rend le schizoïde malade et risque de lui faire perdre la raison. Le schizoïde n’est pas un poltron qui s‘effraye de sa propre mort, il craint beaucoup plus l’expérience des émotions qui l’accompagnent. « Quel bonheur, si tout était déjà passé ! » dit le mourant qui exprime ainsi l’angoisse ancrée du schizoïde, qui craint réellement de crever misérablement et de devoir souffrir terriblement. Imaginez le type schizoïde courageux comme l’agent secret anglais James Bond, qui se trouve au lit, épuisé et mal en point, tandis que sa secrétaire Moneypenny lui essuie le derrière – dans le monde imaginaire de James Bond, tout serait mieux que de se trouver dans une telle situation déshonorable et abandonné.
Dans le premier chakra, on peut distinguer quatre thèmes de conflits différents :
1. Conflit : l’autonomie, l’indépendance
2. Conflit : le manque de concentration
3. Conflit : être à la merci de
4 . Conflit : le contrôle extrême de soi-même


Le premier thème se rapporte à l’indépendance. « Suis-je assez bon pour exister ? » se demande le schizoïde au premier conflit. Par exemple, James Bond souffre de douleurs d’enfer parce que’il ne peut plus s’aider lui-même - nettoyer son derrière – rendu impossible par son état affaibli. Pour le schizoïde, l’autonomie comporte une signification extra-importante et existentielle. Le schizoïde a d’ailleurs horreur de se trouver dans une situation inhumaine comme celle d’un malade délaissé ; j’ai souvent observé qu’il ne prend pas de précautions contre de telles situations. Quand les schizoïdes vieillissent, ils ne se préoccupent souvent pas de l’aide d’un infirmier ou d’autres moyens. Ils veulent rester indépendants à tout prix, envers et contre tout.
Au second conflit se forme un sentiment oppressant de manque d’enracinement ainsi que d’un manque de concentration. Derrière cela se cachent d’immenses anxiétés qui mènent à un sentiment d’irréalité et d’abandon. Le James Bond de l’exemple est forcé d’observer, fiévreux et impuissant, comment les agents ennemis volent ses revolvers du tiroir de sa table de nuit. Bond hallucine et voit tout en double, de sorte que ses coups de poing ratent leur but. Le sentiment affaiblissant qui en résulte, consiste en une impuissance terrifiante de ne plus pouvoir compter sur sa propre force.
Dans le conflit suivant, la situation se dégrade davantage. Le thème du troisième conflit repose sur l’abandon total et le sentiment terrifiant d’être à la merci de forces étrangères. Le sujet peut être contrôlé et manipulé comme une marionette ; il est entièrement dépourvu de ressources et ne peut se défendre. Bond se trouve ficelé par des malfaiteurs sur un établi où les disques d’une scie circulaire se rapprochent de lui. Ou bien, manipulé par des ordres hypnotiques, il devient escroc lui-même, obéissant et soumis. Le plus souvent, le film prévoit un redressement à la dernière minute où l‘agent secret retrouve ses sens et arrête la programmation erronnée.
Au quatrième conflit enfin, on fait le seul pas sensé dans une telle situation sans issue : se comporter comme un mort, tout en s’assurant une insensibilité totale. Chez les animaux on l’appelle ‘le réflexe de la mort’. Mais en fait, il s’agit émotionnellement d’une situation humiliante où l’on doit supprimer complètement sa vitalité personnelle afin de rester en vie. Dans un certain sens, il s’agit ici d’une contradiction en soi, ayant même des traits de perversité : ‘faire le mort pour rester en vie’. Emotionnellement, l’âme de James Bond devra supporter pendant longtemps une telle situation puisqu’elle est si humiliante et contre nature.
Si nous voulons approfondir davantage les motifs de l’âme schizoïde, nous devons jeter un regard derrière les coulisses de son angoisse. Que cache réellement cette angoisse d’être détruit et anéanti ? La dernière et la plus profonde raison est sans doute le désir de disparaître pour se confondre à nouveau avec la béatitude cosmique. Je voudrais rappeler que, dans l’ancienne théorie du tempérament, le schizoïde correspond au mélancolique. Cette mélancolie exprimée comme tristesse, a un aspect ‘d’être hors du monde’ et a par conséquent quelque chose de suicidaire, parce qu’il voudrait s’éliminer à tout prix de ce monde apathique. Il est aspiré magiquement vers un monde utopique et lointain. De cette manière, les schizoïdes sont très souvent des idéalistes au fond de l’âme, adhérant souvent aux utopies réellement hors de ce monde.
Derrière l’angoisse d’anéantissement du schizoïde émerge d’une
façon inattendue un désir de disparition finale (cfr. penchant suicidaire - Freud)
Mais le désir d’anéantissement n’est finalement pas compatible avec la vie.
Celui qui veut être englobé dans la grande béatitude n’est, par conséquent, pas capable de vivre.
Ici intervient la volonté de survivre parce que la survie est un motif extraordinaire qui, dans le sens d’opposition à son désir d’anéantissement, conduit à la construction d’un mécanisme de refoulement qui consiste en une angoisse crue et immense, qui devrait protéger le schizoïde contre ses désirs auto-destructifs. Les psychologues parlent d’une situation ‘double-bind’ qui trouve racine dans le psychisme intérieur du schizoïde. Plus son angoisse devient fragile, plus il devient susceptible à son désir auto-destructif. A partir du moment où un Moi stable et une personnalité saine et mûre s’établissent, il peut se permettre d’éliminer ses angoisses profondes.


1er conflit : l’autonomie
Problèmes qui peuvent exister :
On ne se sent pas assez bon, problème typique avec sa propre identité. A ces gens manque une orientation de l’âme dans le sens d’une confiance suffisante en eux-mêmes. La confiance primordiale a disparu ou n’a jamais existé. Tendance continuelle à la mélancolie. Le monde est aperçu comme mauvais. Chez les enfants en bas âge les chocs tels que : la confrontation d’un divorce, la mort d’un des parents, abandon, enfant non désiré, une enfance malheureuse où par ex. un des parents attend un successeur mâle et l’enfant est une fille. Manque de force personnelle pour élucider les problèmes qui lui sont imposés. Incapable d’apercevoir ses propres forces. On se ressent plus petit que l’on est. Tendance : se distancer du prochain, ne pas entamer de vraies liaisons.
D’après notre expérience, surtout les problèmes suivants peuvent surgir : le bassin, la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches et les jambes peuvent être malades.
Solutions à envisager : percevoir ses propres forces et ses moyens. On a le droit à la vie, sans obligation de conditions quelconques.
2ième conflit : le manque de concentration
Problèmes qui peuvent exister :
On n’est pas réellement ici. On ne connaît pas sa destination. Même si l’on se hérisse contre le fait que l’on doit être ici sur terre, le conflit existe. Sa propre vie n’est vécue qu’à moitié et sans pleine conviction. On n’ose pas montrer ses propres capacités. En situations de stress et là où l’on pourrait montrer ses possibilités, on recule. On a tendance à mettre les choses de côté ou à les faire à contre-coeur. Les encouragements sont ignorés. De telles personnes se montrent inaccessibles et sans profil dans les rencontres humaines. On n’est pas conscient de sa propre force. Seule une petite portion de ses possibilités est réalisée. Il existe une résistance passive profondément en soi. La personne concernée aspire en fait à être complètement ailleurs. D’après notre expérience, il y a souvent des problèmes avec le bassin, la vessie, la prostate, l‘utérus, les ovaires, les hanches et les jambes.
Solutions à envisager : entrevoir clairement que l’on doit garder cohérentes ses forces et les utiliser logiquement. Accepter sa présence sur terre et en être reconnaissant. Développer et déployer ses talents et forces avec grand enthousiasme !
_______________________________________________________________3ième conflit : être à la merci de
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent sans aide et paralysé de partout. Plus la réquisition est forte, moins on se trouve capable de la résoudre de l’une ou l’autre façon. La vie est vécue comme une lutte sans fin. On n’ose jamais être vraiment soi-même et on s’éprouve toujours entièrement dépendant des autres. On n’est pas perçu comme celui que l’on est vraiment. Dans son environnement social on se sent seulement accepté quand on répond à l’expectation des autres. On a tendance à vivre comme une marionette ou comme aide obligatoire pour les autres. D’expérience on a appris que laisser libre cours à ses propres talents, ses forces et nécessités, est immédiatement puni sans recours. Ainsi, on ne croit plus en soi-même. On devient lent et immobile. On a tendance à louvoyer (manoeuvrer sans décision, de laisser tout dans l’imprécision, de renvoyer tout aux calendes grecques, etc.) jusqu’à renoncer à soi-même. Au fond, on ne veut pas du tout être ici.
D’après notre expérience, il y a souvent des problèmes avec le bassin, la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches et les jambes. Résoudre ce conflit aide souvent en cas d’ulcères aux jambes.
Solutions à envisager : développer le sentiment de se laisser porter par sa propre force, de ne plus se laisser faire du mal par d’autres et de tâche en tâche, développer plus de confiance, d’assurance et d’enracinement. Maintenir son propre point de vue.
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4ième conflit : le contrôle extrême de soi-même.Problèmes qui peuvent exister :
On ne se permet pas de grandir et de vivre sa propre vie. On est complètement freiné dans la joie du progrès de sa jeunesse et dressé beaucoup trop sévèrement. On a souvent des problèmes avec l’identité sexuelle. En étant sage, on veut sauver l’environnement familial perturbé. On préfère même sacrifier sa propre vie pour sauvegarder la structure sociale. On est soumis très tôt à un dressage sévère et comme enfant, on fonctionne déjà aux yeux des autres comme un adulte. On a tendance à supprimer ses sentiments et impulsions vitales. La priorité est d’être fort, intelligent et sage. Cette conception de vie sévère est également demandée des autres. On a une peur incroyable de donner libre cours à sa joie de vivre car on l’associe à un grand danger pour soi et les autres.
D’après notre expérience, il existe souvent des problèmes dans : le bassin, la vessie, la prostate, l’utérus, les ovaires, les hanches et les jambes.
Solutions à envisager : mieux s’aimer et s’accepter soi-même sans y lier des conditions et obligations. Apprendre à exprimer, d’une façon dosée et forte, ses propres désirs et opinions.
Les quatre sujets de conflits des schizoïdes ont affaire à :
> Puissance et Impuissance (dictateur ou esclave)
« Qui a tout à dire ? Qui doit obéir ? »
> Volonté et Absence de volonté. (être ou ne pas être)
Centré sur soi-même et le sentiment de s’égarer et de s’ensabler.__________________________________________________________________
Le sentiment de base oscille entre être faible et être fort. Si je suis assez fort, je suis au-dessus et en viens à bout, je survivrai et j’obtiendrai ce que je veux. Si, au contraire, je suis faible, tout va mal, même si mal que je me mets dans des situations misérables, où je me rend complètement apathique pour ne rien en apercevoir. Puissance et volonté sont, par conséquent, des situations précieuses pour le schizoïde, parce qu’elles sont le rempart contre ses grandes angoisses : être impuissant et sans volonté.
Beaucoup de héros de l’histoire mondiale sont schizoïdes, comme l’exemple par excellence : Alexandre le Grand, qui éclaire les qualités positives de ce type de caractère. Alexandre, comme roi et homme de pouvoir, va jusqu’aux extrêmes. Il élargit l’image mondiale de l’homme antique puisqu’il déploye sa domination de la Grèce aux Indes. D’après la mythologie, Alexandre aurait été non seulement un grand dominateur mais aurait même dévoilé le secret de la vie éternelle. Il serait ascensionné, presque mourant, dans un panier porté par quatre aigles. Ceci réflète l’immense admiration de ses contemporains pour qui Alexandre était un Titan irréel et surhumain, même pendant sa vie.
Les schizoïdes ont souvent, de par leur prise de distance et d’indépendance, des manières d’être de l’aigle, roi du ciel, qui embrasse tout d‘un coup d’oeil. Un autre animal symbolique est le serpent, représentant l’énergie de la Kundalini, qui attend, enroulé dans premier chakra, le moment de s ‘ériger et de monter le long de la colonne vertébrale. (dans l’orgasme sexuel et l’illumination spirituelle, deux situations existentielles semblables) La hâche, comme symbole de la force destructive puissante, ainsi que la cloche comme emblème de la capacité au rassemblement, sont d’autres attributs du premier chakra.
« Là où il y a beaucoup de lumière, il y a aussi beaucoup d’ombre » et « qui monte haut, peut tomber bas », dit la voix populaire. Alexandre le Grand meurt de paludisme d’une façon horrible. Sa mort nous révèle les côtés faibles de ce grand héros, délaissé et à la merci d’une tristesse sans fin. Les côtés ombrageux du 1ier chakra se rapportent à la mort, le déni et la grande faiblesse jusqu’à être totalement à la merci des forces étrangères. Le monde s’obscurcit et se transforme en enfer, nommé à l’extrême Sodome et Gommorhe. Les perversités changent les hommes en diables et leurs passions en confusions, où de la souffrance est tiré du plaisir et où la torture d’autres êtres engendre une certaine auto-satisfaction. L’horreur de Sodome et Gommorhe est mise en lumière par la scène décrite dans la Bible où la femme de Lot est changée en statue de sel pour avoir jeté un coup d’oeil furtif sur la ville en flammes. – Les « larmes gelées » en sont le symbole éternel.
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Les conflits du 2ième chakra.Le second chakra est étroitement lié au premier parce que le trajet uro-génital est influencé par les deux. Néanmoins, le second chakra est fondamentalement différent du premier. Il ne s’agit plus de l’existence même comme au premier chakra mais bien de l’art de vivre dans sa propre existence. Le second chakra a, d’une façon psycho-énergétique, un rapport étroit avec le plus grand organe de stress du corps humain : les surrénales. Ainsi l’aspect le plus important du second chakra a quelque chose d’agité et de combattif. On ne renonce pas et l’on est toujours occupé à éviter les fautes.
Avec les trois conflits du second chakra, les traits les plus marquants de l’hystérique deviennent compréhensibles, s’étendant et se complètant dans le sixième chakra (qui se rapporte d’ailleurs aussi au type hystérique)
5ième Conflit : Agité, nerveux
6ième Conflit : Tenir bon, angoisses somatisées
7ième Conflit : Le pouvoir prétendu, récalcitrant.Le fait de devoir se lier et par conséquent de rendre une affaire définitive est une grande angoisse pour l’hystérique. Imaginons un hystérique classique dans une certaine situation de vie, qui par ses propres caractéristiques – les critiques le voient ainsi - favorisent directement la création même de celle-ci. Don Juan a de grandes dettes de joueur et est poursuivi par différents souverains afin d’épouser leurs filles rendues enceintes de lui. Quelques anciens amours ou débiteurs se sentant bernés ont engagé des larrons pour attenter aux jours de Don Juan. Afin de ne pas en arriver là, Don Juan doit être toujours sur ses gardes, ce qui mène au conflit de l’homme hectique, agité et nerveux. Il se dit : « si je tergiverse constamment intérieurement, aucune décision ne pourra être prise. » Quand il fait des va-et-vient devant sa fenêtre, les flèches de l’ennemi venant de la fenêtre opposée ne peuvent l’atteindre que difficilement. Il peut aussi plus facilement différer la décision lourde du choix de celle qu’ il épouserait (faisant une ennemie de la rejetée).
Au stade suivant de sa faiblesse à prendre des décisions, Don Juan essaye de tenir bon et de différer les angoisses grandissantes, tout en refusant de prendre conscience de son sentiment. Un bon ami lui ‘rafraîchit les idées’ et réussit à le convaincre que ses difficultés sont seulement imaginaires. La peur ne se dissipe pas mais devient purement corporelle. Tandis que, dans son for intérieur, il se sent très misérable, Don Juan se conduit extérieurement comme s’il avait la situation entièrement sous contrôle. Il parade avec orgueil et force dans les rues de la petite ville tandis qu’il souffre de maux de tête terribles et que son cou se durcit de peur comme une pierre. Quelque part, de vilains mercenaires pourraient l’épier pour lui flanquer un couteau entre les côtes.
Dans le troisième conflit, cet état d’esprit orgueilleux et hargneux continue et pourrait s’opposer à la contradiction créée. « Ils devront s’habiller chaudement si je résiste jusqu’au dernier , » essaye-t-il de se convaincre, mais en réalité, il tremble comme une feuille de peuplier. L’ensemble prend un aspect ridicule parce que l’opposition à la supériorité opprimante est présentée avec une force et un grand air prétendus. Beaucoup d’idéalistes, y compris les ronchonneurs, se battent comme David contre un Goliath géant, pendant qu’ils continuent à bombarder l’Etat avec des plaintes continuelles. Ils s’imaginent avoir raison sans se soucier le moins du monde de la proportion des moyens ou de faire valoir leur sens commun d’une façon raisonnable.
Derrière la peur de l’hystérique se cache son désir de trouver enfin le droit chemin et d’être récompensé par le destin, parce qu’il a pris la bonne décision. « Je ne peux pas commettre de fautes » devient le thème principal de son âme. Par conséquent, il n’y a rien de plus beau pour lui que d’imaginer un destin sage et bienveillant prenant en main la direction de sa vie pour l’amener au mieux. La situation ambivalente et sans issue se développe pourtant du fait que l’on ne peut jamais être sûr de ce qui est le mieux – peut-être y-a-t-il encore quelque chose de meilleur ?
« Si le destin se trompe, mieux vaut attendre une meilleure situation », se répète l’hystérique, laissant ainsi tout dans l’indécision. Et ainsi se forme un sentiment principal d’emportement nerveux, de soucis peureux et de coquetterie fôlâtre, pour tout laisser dans le vague.
________________________________________________________________5ième conflit : Agité, nerveux.
Problèmes qui peuvent exister :
Nervosité et emportement. Agitation avec inquiétude permanente. Corporellement sous haute tension avec tendance à réagir au stress intérieur par des symptômes corporels. Par exemple : tendance à une pression de sang élevée, douleurs tenaces dans le sacrum. Très souvent : irritations des intestins avec maux de ventre ; diarrhée et constipation en alternance. Tendance aux maladies rénales. En général on travaille beaucoup trop, on est très ambitieux et très actif. Tendance à tout pousser à la perfection. En plus, on a le sentiment de ne jamais y arriver ou d’arriver à terminer quelque chose. On aspire à la reconnaissance des autres parce que on poursuit une échelle de valeurs interne très haute. On se sent responsable de la vie des autres. Souvent on pratique un flot verbal incessant sans permettre aux autres de placer un mot. Incapable de se détendre et de se reposer. On croit n’avoir droit à la vie que quand on s’oblige à de grandes prestations. Quand on ne reste pas au galop et sur ses gardes, on croit perdre le contrôle. On voudrait bien être présent partout pour ne rien manquer et pour obtenir le maximum de sa vie.
Solutions à envisager :
Se créer des forces dans la tranquillité. Apprendre à ‘être’ au lieu de ‘paraître’et à trouver la paix dans une situation. Etre content de soi-même et de ses capacités, même si tout ne réussit pas optimalement.
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6ième conflit : Tenir bon, angoisses somatisées.
Problèmes qui peuvent exister :
Tendance à habiller l’angoisse en maux corporels. A l’extérieur on apparaît complètement détendu et calme. Le fort intérieur est néanmoins totalement apeuré. On craint de perdre sa sécurité intérieure et sa vie mais on ne veut pas l’admettre.
On doit avoir l’air fort et courageux pour soi-même et aux yeux des autres. Thème récurrant en situation de dépassement chronique. Irritation des intestins et douleurs persistantes au sacrum (-articulation de l’os illiaque). Impression de surcharge constante qui mène à un état de faiblesse où l’on dépasse constamment ses frontières. Incapable de dire ‘non’ aux nouvelles demandes et donc de plus en plus épuisé.
Incapable de se détacher de la surcharge et de s’accorder le repos nécessaire. On croit n’être aimé et reconnu que quand on remplit toutes ses tâches ; que seuls les forts et les productifs ont droit à la vie. On croit que montrer ses faiblesses et son manque de courage ne donne pas le droit d’exister. Solutions à envisager :
Développer la capacité d’observer et d’accepter ses propres limites ainsi que de répondre à la nécessité de se reposer et de se ménager. Vaincre son angoisse intérieure et avoir confiance que l’on peut continuer à vivre dans un état de tranquillité et de ménagement.
Ré-apprendre à observer son propre corps.
________________________________________________________________7ième conflit : Le pouvoir prétendu, récalcitrant.
Problèmes qui peuvent exister :
Le véritable ‘être’ ne correspond pas à l’image de soi-même. Secrètement on se sent en insécurité et inférieur, mais on le cache derrière une mise en scène exagérée de grande concience de soi-même. Vu de l’extérieur, on ne remarque rien de ce qui se passe à l’intérieur. Les vrais symptômes et problèmes restent obscurcis, de sorte que l’on trompe inconsciemment son vis à vis. On s’emmêle soi-même dans ses contradictions. Le sentiment de force et de faiblesse s’alterne constamment. On apparaît imprévisible et impénétrable aux yeux des autres. Une autre variante de ce comportement peut être d’amoindrir l’autre pour se montrer important. Les grandes charges extérieures sont en totale opposition avec la véritable force intérieure.
Solutions à envisager :
Observer et accepter honnêtement l’image de soi-même avec ses faiblesses et impuissances. En même temps apprendre à déployer et à vivre ses propres forces et possibilités. Humilité et véracité sont l’expression de la vraie force.Les trois tenants des conflits de l’hystérique ont affaire aux antithèses de :
 Peur des fautes < être sans fautes et
 Etre petit et insignifiant > être grand et important.
Exemple d’un dialogue intérieur : « quand je prends une décision je peux faire une faute, faute qui peut me ruiner. Pourtant cette décision peut se muer en un bonheur extraordinaire pour moi. Si je traverse la rue et qu’une voiture me renverse, j’ai fait un choix terrible. J’aurais mieux fait de rester au lit ce matin. Mais si je reste au lit, les autres pensent que je suis un fainéant qui ne vaut rien. (= petit et insignifiant). Si je rassemble tout mon courage et traverse quand même la rue, la fée du bonheur m’embrasse parce qu’elle me récompense pour mon courage et au coin de la rue, où je prend un café, je suis finalement découvert par un producteur de cinéma qui me choisit sur le champ comme la nouvelle star pour sa production et m’aide ainsi à devenir riche et célèbre (= grand et important) Devançant sa fantaisie, notre hystérique traverse, poitrine gonflée, le croisement et entre dans le café où il fait les beaux yeux à la serveuse, avec une gentillesse charmante. Tous ceux présents entendront avec quel homme ils ont affaire en réalité. « Attendez que le régisseur célèbre passe la porte et me découvre ! »
Nous rencontrons le type héroïque hystérique dans le rôle du prestidigitateur charmant ou du farceur qui amuse tout le monde, tout en faisant, à la dérobée, passer la plupart pour des bouffons et qui, grâce à ses farces et galanteries, sa beauté et son charme, est admiré par chacun.
Beaucoup de héros de cinéma et de personnes séduisantes de l’histoire mondiale, comme Giacomo Casanova, ne deviennent vraiment compréhensibles que par les traits de leurs caractères hystériques. Sous forme d’expression positive, la spiritualité, le charme et le courage, couplés à un grand besoin de liberté, appartiennent aux particularités de l’hystérique. Les masques symbolisent la capacité au spectacle et d’autres variations d’expression parce qu’ils s’apparentent symboliquement à l’hystérique. Nous rencontrons également l’hystérique dans la mythologie. Hanunan, le Dieu-singe des Indes, reflète la loyauté, le dévouement et la grande force qui est propre à ce type de caractère.
Aux qualités négatives appartient la tendance à s’adonner aux plaisirs, aux libertinages et aux faiblesses. De tels aspects se trouvent immortalisés par le dieu grec Dionysos, qui, ensemble avec ses satyrs à patte de bouc, se perd dans ‘le vin, les femmes et le chant’. Aucun autre type de caractère n’a une telle tendance aux plaisirs et à la sensualité que l’hystérique. Le dieu des chèvres, Pan, appartient également à ce genre, d’où est dérivé étymologiquement le mot « panique ». Angoisse et panique sont les sentiments primordiaux, quoique cachés, de l’hystérique qui dérivent de la finalité et de l’inévitabilité de la mort. Derrière la peur de faire des erreurs se cache l’angoisse de la destruction finale, ce qui rappelle la peur de mourir du schizoïde qui lui, perçoit ce danger comme une situation de grande faiblesse qui sonne le glas de sa fin. OOO


Les conflits du 3ième chakra.
Le chakra de l’abdomen est le centre psycho-énergétique du dépressif. Il a affaire à la digestion et la transformation d’influences extérieures. A ce niveau, les choses étrangères sont transformées en choses à soi. Cela concerne non seulement l’absorption des aliments mais possède aussi une signification tout à fait valable en général. Pour le dépressif, l’étrange est quelque chose dont il a besoin pour compenser son déficit intérieur, comme un affamé a un besoin urgent de manger pour ne pas tomber à la renverse et mourir misérablement. C’est pourquoi le dépressif organise constamment son environnement et y cherche précisement ce qui pourra l’aider à atteindre sa totalité. Il est tout d’abord un dépendant, dont la satisfaction et le bonheur dépendent des autres et qui vit sa vie entière avec la question de savoir si d’autres pourraient lui donner ce dont il a besoin avant tout : l’amour, la reconnaissance et autres faveurs.
Logiquement l’angoisse du dépressif se trouve dans la peur de la séparation et de se trouver obligé de se tenir sur ses propes jambes. La pire punition est l’isolation qui, ensemble avec une solitude pénible (qui en elle-même l’est déjà) conduit à la perte d’autres personnes. Ceux-ci sont ressentis comme indispensables à sa propre stabilité. Ainsi le dépressif est prêt à payer n’importe quel prix pour éviter d’être seul. Même l’humiliation et le sacrifice sont pour lui des solutions possibles qui s’expliquent par son angoisse énorme d’être débouté. L’isolation est pour lui la pire des choses et un emprisonnement devient la punition la plus sévère qu’il peut s’imaginer. Dans l’isolation, le dépressif se sent comme coupé des vivants, de sorte qu’il devient complètement apathique et immobile comme un poisson jeté sur terre et qui finalement arrête de se débattre.
La dépendance continuelle d’autres personnes conduit à des phénomènes négatifs supplémentaires. Comme toute créature dont l’existence est ressentie comme esclavage, la dépendance envers le seigneur conduit l’esclave à des irritations et des colères incroyables : non pas une irritation stable mais un développement qui s’envenime. Puisque l’esclave doit se contenir constamment, l’irritation monte de plus en plus à cause de l’exploitation décourageante et des sacrifices opprimants jusqu’à devenir une haine meurtrière. En niant ses sentiments intérieurs, l’appréciation de ses propres valeurs diminue encore davantage et l’esclave se déteste ainsi que, indirectement, les autres personnes, causant son état d’être. Il est tombé dans une trappe inévitable parce que son opposition mettra probablement en danger sa propre existence ! L’impossibilité de repousser l’autre ou de se fâcher, le pousse vers un besoin énorme d’explosion.
Ainsi se cache derrière chaque introversion sévère comme celle que nous pouvons considérer comme dépression, une tendance à une expansion extrême. En vérité, l’expansion est parée uniquement parce qu’elle cache la peur de perdre tout contrôle. (« quand je sors de mes gonds, il ne restera pas une pierre sur l’autre ! ») Celui qui a vécu la rage d’une foule, surtout quand il s’agit de groupes humains auparavant opprimés, comprend la monstrueuse force de l’accumulation d’émotions négatives. L’argument premier des régimes autoritaires se développe principalement de cette circonstance. L’oppression de ces régimes provoque la fureur explosive du peuple qu’ils veulent tenir en échec et conduit à un cercle vicieux. Ainsi se comporte le psychique intérieur du dépressif : il ne comprend pas qu’étant son propre pire ennemi, il se sabote lui-même.
En regardant derrière la façade de la gentillesse et des manières attentionnées dont fait montre le dépressif, on y découvre après quelque temps un monstre aux aguets et extrêmement vorace. Un monstre insatiable de nourriture, de boisson, de rires, de désir de vivre et de donner un sens à sa vie. C’est pourquoi le dépressif est un individu mécontent et malheureux qui porte en lui une faim spirituelle incroyable. La vraie cause de ce mécontentement est en lui-même ! Elle se fonde sur la présomption que l’amour comme centre du vrai contentement, est un mélange équilibré entre l’amour de lui-même et celui d’autrui . « Aime ton prochain comme toi-même ! » On doit s’aimer soi-même pour pouvoir aimer l’autre. Mais qui se fait esclave d’autrui ne peut s’aimer soi-même.
Normalement, la maman devient le premier objet d’amour qui transfère au bébé le sentiment satisfaisant de bien-être, de sécurité et d’amour. Ainsi l’enfant garde un souvenir profond d’amour véritable, c.à.d. donner et recevoir par deux êtres dévoués l’un à l’autre. Ce sentiment de base manque au dépressif, ce qui suscite un besoin existentiel dans le sens de ‘vouloir plus’. « Si l’autre ne donne pas volontairement ce que je veux, il faudra passer au besoin sur des cadavres ! »
Dans ce contexte j’aimerais faire allusion au fait que la mère du dépressif ne peut être regardée comme la vraie coupable. S’il est évident que le dépressif a déjà reçu son empreinte caractérielle avant la naissance, la mère n’est plus qu’une figurante dans l’exécution du rôle planifié à l’avance.
A la différence du schizoïde et de l’hystérique qui vivent comme des individualistes autartiques, le dépressif devient forcément l’enjeu de son environnement. Sa très grande dépendance psychique sur ses semblables attire directement vers lui des mécanismes exploiteurs. Exploitation et abus sont donc des dangers évidents qui sont évoqués magiquement pour signaler à son environnement : « Je serai toujours gentil ! Vous pouvez faire de moi ce que vous voulez ! » Du point de vue de la sexualité on parle ici de masochisme. Les caractères dépressifs sont trop souvent abusés par leurs semblables et à l’extrême cela se passe d’une façon sadique. Dans le conte de Cendrillon, ceci est clairement reconnaissable quand elle est stupidement punie à devoir compter des lentilles, tandis que ses belles-soeurs (qui représentent des types de caractères opposés, c.à.d. les ombres de l’âme) peuvent aller à une fête magnifique.
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8ième conflit : l’isolation
Problèmes qui peuvent exister :
On vit comme sur une île au milieu d’étrangers. On aimerait rentrer en contact mais on n’arrive pas à se rapprocher des autres. On se sent comme un Robinson solitaire et repoussé, ce qui devient insupportable car il y a suffisamment de gens autour de soi. On n’a pas la capacité de communiquer avec les autres d’une façon satisfaisante. Ce sentiment naissant d’isolation mène à une paralysie et une léthargie intérieure. On n’essaye même pas de s’opposer à cette situation insupportable. On devient complètement taciturne et inanimé.
Solutions à envisager :
On a le droit de vivre sa vie en toute situation et la possibilité de connaître le bonheur et la joie.________________________________________________________________9ième conflit : exploser.
Problèmes qui peuvent exister :
Par une attitude particulièrement gentille et accomodante on essaye de gagner la sympathie et l’affection des autres. On s’oriente constamment sur les besoins des autres et on essaye de contenter ceux-ci. Pour cela, on met de côté ses propres désirs, ce qui mène à une rancune bouillonnante et une montagne de désirs inassouvis. « Ce que les autres pensent de moi est extrêmement important. » Avec le temps, il se développe une pression insupportable qui prend forme dans la contradiction entre son propre désir et la réalisation permanente des désirs et engagements des autres. Par son comportement de serviteur on attire les profiteurs et les égoïstes, comme par magie. En outre, on suborne inconsciemment d’autres personnes à se comporter en égoïstes et en profiteurs. On a tendance à dépasser ses limites et à se surpasser. Pour cela, on rêve de recevoir un jour un grand salaire, qui en réalité ne correspond pas du tout au barême que l’on s’était imaginé. Ainsi naît un sentiment rongeant de mécontentement et une fureur extrême.
Solutions à envisager :
Reconnaître ses propres limites et apprendre à dire ‘non’. Avant tout, on doit apprendre que le ‘non’ ne conduit pas automatiquement au refus et à la destruction, mais au contraire appartient à la vie. « Aime les autres comme toi-même ! » (mais pas plus que toi-même !)
------------------------------------------------------------------------------------------------10ième conflit : vouloir plus.
Problèmes qui peuvent exister :
D’un sentiment rongeant de mécontentement et de recherche du bonheur on veut obtenir plus de la vie. Au fond du coeur on est ni heureux ni tranquille, mais on se sent pauvre à mendier et extrêmement nécessiteux. On fait l’expérience que dans la vie on doit obtenir tout avec force quand on veut être content. Ce que l’on a déjà n’est pas suffisant et c’est pourquoi on veut toujours plus. Un désir en amène trois autres. On espère trouver le grand bonheur derrière chaque virage et on en arrive à un état d’agitation. L’image de soi-même essaye de cacher son agitation et son avidité aux yeux des autres et à soi-même, puisqu’on aimerait apparaître particulièrement tranquille et satisfait. L’avidité à vivre davantage peut venir de l’accumulation de savoir, de pouvoir, de produits de luxe, d’idées et d’innombrables autres objets et énergies.
Solutions à envisager :
On doit apprendre à acquérir le sentiment de remerciement et de contentement pour sa propre vie, à trouver en soi-même son équilibre et son bonheur sans ‘posséder’ d’autres personnes ou objets._______________________________________________________________
11ième conflit : affamé, avoir besoin de bons sentiments.
Problèmes qui peuvent exister :
On est profondément mécontent. Du malheur de la frustration se développe facilement une contreréaction, qui consiste en un refus de se nourrir, de se donner de la joie de vivre, et de reconnaître sa propre frustration. Du sentiment de faim spirituelle constante se développent des phantasies irréelles et un sentiment cuisant d’agitation. On a une tendance inconsciente et subtile à attirer à soi des situations qui renouvellent constamment l’expérience de la frustration et le fait d’être réjété. On déchoit dans un rôle d’esclave total pour obtenir indirectement, via la satisfaction d’autres, un peu du grand gâteau. On a tendance aux manies et aux dépendances de toutes sortes.
Solutions à envisager :
Percevoir ses propres besoins et apprendre à nourrir son âme et à se faire du bien. On devrait apprendre à reconnaître que la satisfaction provient de soi-même et de ne pas s’attendre à la bienfaisance des autres. Les quatre sortes de conflits qui se localisent dans le chakra de l’abdomen et qui appartiennent au type dépressif, ont affaire aux antithèses :
 « Je veux tout < mais en réalité je ne reçois rien, » et
 « Je te veux pour me retrouver en moi < je ne suis pas en moi, pour être à nouveau auprès de toi. »Le dépressif se trouve ainsi dans un tourbillon sans fin. Le jeu d’échecs désigne cette situation insoluble par ‘échec et mat’. Tout ce que le dépressif entreprendrait, ne servirait à rien. Rien ne semble le guider vers une solution intelligente. Par surcroît, seulement deux possibilités se présentent : la dépression et l’agression. (cachée)
Soit on fait l’autruche et on devient dépressif, soit on se bat agressivement jusqu’à la destruction totale ; on explose de rage et on détruit tout ce qui passe sur son chemin.
Dès lors, les caractères de type dépressif sont des éléments de valeur dans une armée, parce qu’ils sont de braves soldats obéissants. Au moment décisif de la bataille, ils libèrent une force formidable qui provient de leur agressivité cachée. Pourtant, le dépressif a très souvent tendance au pacifisme (comparable au schizoïde) – je présume que ce comportement surprenant est causé par la peur de sa propre agressivité hautement explosive.- Le pacifisme devient alors un rempart de son âme contre sa propre envie de destruction, comme une grenade que l’on met par précaution dans une boîte feutrée. En principe, on peut dire que le dépressif a un problème très primaire avec l’agression. Comme le motocycliste débutant qui donne trop de gaz, faisant déraper les pneus, le dépressif a tendance à exagérer son agressivité. Elle est soit trop faible, soit trop forte. En trouver le bon dosage est un de ses grands thèmes.
Le dépressif dépend entièrement de son prochain afin de se sentir bien disposé et à l’aise avec lui-même. Il est prêt à se négliger afin de plaire au maximum. Comme Cendrillon, de nombeux dépressifs revêtent ‘le sac et la cendre’ dans la vie réelle. La porte de sortie en direction de sa valorisation personnelle est barrée par son adaptabilité et son angoisse d’être rejeté : une situation ‘d’échec et mat’. Plus le dépressif révèle son désir intérieur profond, plus sa peur d’être débouté, grandit. Ainsi se développe une tension incroyable qui se cache derrière un comportement maladif ou quelconque autre forme de blindage du caractère, que ce soit par une couche de lard dans le cas de l’obèse, des manières d‘amabilité constante ou autres mascarades du même genre.
L’élément existentiel passif et féminin du dépressif a beaucoup de similarité avec l’hystérique. Ceci implique la séduction par d’autres, un soin constant de l’autre et une fausse complaisance puisque artificielle et montée de toute pièce. A la différence du dépressif, chez l’hystérique cette attitude est issue de désirs égoïstes comme de se trouver au centre, d’avoir les autres en son pouvoir et autres choses de cette sorte. Chez le dépresssif, ces motifs égoïstes n’existent pas puisque nous avons affaire à un être entièrement altruiste.
Le dépressif possède toutefois de nombreuses qualités d’être. En premier lieu il dispose d’une force importante que le Bouddhism-Zen appelle ‘Hara’, c.à.d . l’énergie du ventre. En Chine, les illuminés sont souvent représentés par un Bouddha bien ventru, souriant de béatitude. Par cela, on ne glorifie pas son obésité mais la force et la qualité du Hara, qui conduit à la béatitude et l’illumination. Le professeur de philosophie, LE COMTE DE DÜRCKHEIM, a mis en avant cette force Hara comme moyen de centrage et d’enracinement. Dans la théorie d’acupuncture chinoise, le ventre et la région du nombril sont considérés comme le ‘centre du triple réchauffeur’- un centre d’énergie d’une immense vitalité dynamique. Déjà au stade embryonnaire et foetal, le cordon ombilical constitue l’artère nourricière de l’organisme, ce qui correspond tout à fait au Hara.
Dans le symbolisme, le taureau est l’animal symbolique de la force primaire ayant le ventre comme centre. Dans le culte du Minautaure en Crète et dans celui de Mythras de l’antiquité ancienne, on glorifie la force naturelle, imposante et têtue du taureau, reconnaissant en lui la divinité à force surhumaine. Le taureau est présent au berceau de toute la civilisation humaine, parce que le boeuf permet de s’établir et de travailler les champs. Le taureau devient l’expression de la survie purement matérielle et du bien-être espéré. Le boeuf a encore une signification symbolique supplémentaire : dans le Taoïsme chinois, le sage qui peut chevaucher le boeuf sans aide, symbolise la réconciliation de l’homme avec la force de la Nature. Pour vivre harmonieusement, l’homme doit apprendre à dompter et à contenir sa propre force naturelle. Dans le sens métaphysique, le boeuf devient le symbôle du corps humain, avec ses désirs et sentiments, ainsi que de la nature intérieure de l’homme dont la sauvagerie doit être domptée et doit être soumise à sa propre volonté.
Si le domptage du ‘taureau’ têtu intérieur ne réussit pas, les caractéristiques négatives du dépressif apparaissent. La rage incroyable se cache derrière une façade d’adaptation paisible. La grande démonstration de force qui vise à garder fermé le chaudron émotionnel et énergétique du troisième chakra mène à un mécontentement et une faim grandissante. Comme un trou noir dans l’univers aspire et avale toute matière y compris les rayons de lumière qui l’approchent de trop près, le dépressif devient un monstre marin engloutissant tout. La mythologie catholique démontre la ‘Madonne noire’ comme la mansuétude illimitée et la disposition au sacrifice, qui en ce faisant, se voile entièrement et se place volontairement dans l’ombre. Toutes ces vertus appartiennent de façon maladive et inachevée au thème central du dépressif. Contrairement à la Madonne, le dépressif n’est pas arrivé volontairement dans cette situation hasardeuse où il se sacrifie pour les autres. Il s’ensuit une rancune qui entraine le danger d’empoisonner sa vie entière.
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Les conflits du 4ième chakra.
« Le coeur est la clef du monde et de la vie . »(Novalis)
Dans le chakra du coeur nous trouvons les angoisses principales des quatre types de caractère. C’est pourquoi le coeur ne se rapporte pas à un seul type, mais comprend des conflits spécifiques de chaque type de caractère. Si nous nous entendons sur le fait que la clef psycho-énergétique de l’être se trouve au niveau du coeur, nous pouvons comprendre plus facilement pourquoi chaque humain porte en lui des problèmes cardiaques spirituels, indépendants d’un type de caractère quelconque. Si nous regardons à nouveau les conflits comme indicateurs de l’être vrai, les conflits du coeur réflètent comme un miroir, d’une façon intime et essentielle, les problèmes de base caractériels .Conflits dans le chakra du coeur et types de caractère correspondants :
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types de caractère | schizoïde | dépressif | contraint |hystérique
Thèmes de conflits | conflit n° 13 | conflit n° 15 | conflit n° 14 | conflit n16
des types de caractère | « retiré, |« effrayé » et | « être renfermé, | « panique »
dans le chakra du coeur | atteint au vif » | conflit n° 12 | contraintes » |
| | être psychique- | |
| ment fatigué » | | Notre supposition ne nous déçoit pas : pour chaque type de caractère, nous trouvons dans le chakra du coeur un dernier thème, spécialement provoquant, qui doit être travaillé et résolu pour devenir spirituellement complet. Pour passer ce dernier examen, chaque type de caractère reçoit une leçon très dure et difficile. Chez le schizoïde, avec son angoisse de disparaître, il s’agit de la peur de devoir végéter, retiré et très meurtri. Au lieu du coup de tonnerre le libèrant de cette horreur, le schizoïde doit supporter de rester éternellement malheureux. En plus, au plus haut degré, il souffre intellectuellement les affres d’une mort tirée en longueur.
Le dépressif ainsi que l’hystérique doivent affronter des situations sentimentales comme sujet d’étude, ce qui, pour ces deux types de caractère, représente la plus terrible tâche, à savoir : être soumis à une angoisse énorme. Le dépressif se sent dans sa peur comme un petit enfant délaissé par ses parents. En outre, il développe des phobies qui se dirigent vers des sujets les plus divers. D’après moi, la raison en est que l’on supporte mieux une peur quand elle est dirigée vers un certain objet, la limitant ainsi. En même temps, les soins et les soucis constants pour d’autres personnes, amènent le dépressif vers un autre conflit. Ce conflit, dans le chakra du coeur, a rapport à une tendance au stress intellectuel qui amène progressivement des faiblesses et erreurs de pensée accrues. Comme un mille-pattes qui, rien que de penser au jeu d’assemblage compliqué de ses pieds, commence à trébucher, le dépressif s’embrouille dans ses soucis et prévisions exagérés.
Chez l’hystérique, la simple peur explose en une angoisse terrible de la mort, qui dépasse tout ce que l’on peut imaginer. Elle le submerge comme une vague gigantesque qui lui brise vraiment le coeur. Beaucoup de gens avec cette ‘phobie du coeur’, souffrent de pareilles angoisses inconscientes. Etonnamment, un drame émotionnel de premier rang se cache derrière la façade joyeuse et libre de l’hystérique. Le thème principal a affaire au coeur, et ‘par le coeur le sang coule’ comme métaphore pour la vie réelle. D’après la théorie antique du tempérament, l’hystérique correspond au sanguinaire (du Latin sanguis = sang). Parce que les sanguinaires ‘poussent des cris d’allégresse mais sont tristes à mourir’ en même temps –la silhouette radicale de l’hystérique dans sa joie insouciante se montre à nous dans sa terrible peur de la mort.
Chez le contraint, la peur d’être livré à des contraintes cruelles, augmente son angoisse principale vers un sentiment lugubre. Par exemple, il croit être enfermé vivant dans un cercueil et ne plus pouvoir respirer. Consécutivement il devient complètement fou, de sorte que, très rapidement, il perd tout contrôle. Seule une force surhumaine lui permet de repousser la fin absolue, comparable au schizoïde qui lui aussi doit livrer des batailles titanesques.
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12 ième conflit : être psychiquement fatigué.
Problèmes qui peuvent exister :
On croit pouvoir contrôler toutes ses émotions. Le besoin de tout contrôler est évalué plus haut que son impression d’émotion spontanée. Par conséquent, puisque 80 % de la communication humaine se déroule sans paroles, mais bien dans l’inconscient, on se surpasse constamment et on ne peut pas garder sous contrôle le grand nombre de ses impulsions. C’est pourquoi on se fatigue rapidement et on croit ne plus pouvoir se concentrer. On s’imagine d’avoir accepté une tâche insoluble et l’on s’enfuit. Cette tendance permanente à la fuite rend impossible de fixer ses idées sur son sujet. Des pensées de soucis ou de défaite prévalent ; il lui manque la confiance en soi-même et en d’autres.
Solutions à envisager :
On doit apprendre que l’intelligence n’est pas tout ce qui fait l’homme et l’être humain. On doit développer la confiance et accepter le flux de la vie, sans garder constamment tout sous contrôle. Il s’agit d’abandonner l’idée fixe de tout planifier et de tout diriger.
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13 ième conflit : se retirer,se sentir et atteint au vif
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent atteint au vif et l’on croit ne plus pouvoir se remettre d’une aussi grande peine. Un exemple typique d’une telle blessure est le mal d’amour, le refus du sentiment d’amour par un vis-à-vis qui ne répond pas à ce sentiment. On ne se sent pas seulement blessé mais humilié et ridiculisé. Angoissé, on se retire des gens parce qu’on n’en attend plus rien de bon. On se sent offensé, on devient mélancolique, ne peut souvent plus s’intéresser à rien, on devient lent et hébété. On commence à ériger des murs autour de son âme en peine, comme un escargot qui se retire dans sa coquille.
Solutions à envisager :
On devrait percevoir que les gens ne sont pas toujours méchants et que beaucoup dépend de soi-même. Cest ainsi que pour l’un, certaines situations apparaissent négatives tandis qu’un autre les perçoit totalement autrement. Tout n’est pas une attaque personnelle. On doit à nouveau s’ouvrir spirituellement, se réconcilier et échanger avec son prochain.
14 ième conflit : être renfermé, contraintes.
Problèmes qui peuvent exister :
On s’est complètement isolé du monde et se sent comme emprisonné. On tourne en rond avec ses propres pensées et l’on se sent de plus en plus misérable. Etre isolé d’autres n’est pas ressenti comme une protection mais on s’en ressent horriblement restreint, sous une contrainte formidable et sous pression constante. La liberté de mouvement psychique est tellement limitée que l’on devient soupçonneux et craintif. L’oppression peut être ressenti aussi bien corporellement qu’intellectuellement. Un fort choc psychique, ressenti à ce moment-là comme insupportable et horrible, est très souvent la raison d’un retrait spirituel. Puis on s’emmure dans un bastion spirituel qui, à la longue, n’est pas vécu comme protection mais comme contrainte.
Solutions à envisager :
On devrait reconnaître la raison initiale de sa prison personnelle et s’ouvrir à nouveau.15 ième conflit : être effrayé.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent délaissé dans un monde perçu comme menaçant. Intérieurement, on est angoissé et l’on aimerait plutôt se retirer dans une cachette. La menace peut venir d’un grand souci que l’on a pris trop à coeur et qui par conséquent paralyse les initiatives personnelles. A cause de sa propre faiblesse on croit que le coeur pourrait s‘arrêter subitement. Il existe une angoisse fondamentale qui se fixe sur des sujets réels comme des araignées et des souris, mais qui peut aussi être diffuse et générale. Beaucoup de gens développent une peur de l’angoisse, qui est à considérer comme un ‘écho’ émotionnel.
Solutions à envisager :
Les angoisses bloquent notre flux énergétique. C’est pourquoi on doit tout mettre en oeuvre pour favoriser et renforcer ce flux énergétique.
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16 ième conflit : panique.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent submergé par une angoisse surpuissante comme par une vague gigantesque. On n’arrive pas à opposer la moindre résistance à cette peur violente. On se sent, au contraire, complètement paralysé. On croit que la dernière heure a sonné et que tout est définitivement perdu. On n’arrive plus à former la moindre idée claire. On croit ne plus pouvoir échapper à l’inévitable catastrophe. Dans sa propre imagination, l’angoisse prend des proportions monstrueuses.
Solutions à envisager :
Même les situations les plus fâcheuses prennent fin, ensuite la vie continue. Puisque les angoisses font obstacle aux flux psycho-énergétiques, on devrait développer et renforcer sa confiance fondamentale en la bonté et la bienfaisance._______________________________________________________________Il n’est pas difficile de reconnaître que dans le chakra du coeur le thème principal est l’angoisse de la destruction. Si nous nous imaginons la peur fondamentale comme quelque chose qui s’élève de notre intérieur le plus profond et qui a toujours à voir à une menace, nous pouvons considérer toutes les angoisses comme effrayantes. Existe-t-il une graduation de l’horreur ? Tandis que nous pouvons supporter relativement aisément les conflits des autres chakras, puisqu’ils ne nous touchent pas jusqu’à la moelle, dans le chakra du coeur, au contraire, le jeu cesse définitivement et la décision finale choisit entre ’être ou ne pas être’. Dans le chakra du coeur, la pyramide des peurs atteint son point culminant.
Naturellement, on se demande d’où vient la raison profonde d’une telle angoisse psychiquement effroyable. D’après mon expérience, le conflit dans le chakra du coeur surgit seulement après un long développement.. Comme exemple typique, j’aimerais présenter le cas suivant :
Il s’agit d’une masseuse souffrant de rhumatisme. Ce cas a été traité au chapitre ‘Mon chemin personnel vers la médecine énergétique’. Son rhumatisme se rapporte d’abord à un conflit ayant comme thème ‘la colère’. Cette cliente est du type dépressif. Extérieurement elle est une personne particulièrement douce et amicale. Dans le passé, beaucoup de gens ont profité de sa gentillesse et ont abusé effrontément de sa générosité et de sa complaisance. Après la dissolution de sa colère par le remède émotionnel ‘exploser’, elle s’est transformée. Elle rêvait souvent de sa colère réprimée, devenait plus consciente d’elle-même et pour la première fois elle osait dire ‘non’.
Malheureusement, six mois plus tard, elle fait une faible rechute. Une dent dévitalisée avait infecté la mâchoire. Ce genre d’infection est souvent une expression d’émotions réprimées et même d’agressions cachées. On parle de : ‘en avoir plein les gencives’. Après le traitement de l’infection, le rhumatisme avait disparu comme par enchantement, mais il est revenu après quelque temps. Nous trouvions un conflit gigantesque ‘effrayé’ dans le chakra du coeur. Ce conflit absorbait beaucoup de sa force vitale ainsi que de son énergie émotionnelle. Après traitement de ce thème, la patiente s’est ressentie comme transformée, plus ouverte psychiquement et par surcroît, elle avait complètement perdu son rhumatisme durablement!
Regardant de près le chemin à parcourir pour le développement de la personnalité, il apparaît que chacun passe par là et que ce développement se rapporte à l’abattement du conflit central. Nous avons pu observer chez cette dame un formidable bond en avant quand le thème ‘colère’ fut résolu. Mais ce n’était pas la fin de l’histoire ! Chez elle, le rhumatisme a réapparu comme une indication qu’un conflit ancien avait mûri et devait être traité. Des conflits mûrs viennent à la lumière non seulement par des maladies ; un pas important dans le développement psycho-énergétique se montre souvent d’autres façons, par exemple par des problèmes incompréhensibles avec ses semblables ou par d’autres crises psychiques.
Le dernier pas nous ramène au chakra du coeur où nous nous retrouvons directement au centre de nous-mêmes. La mise en croix est une métaphore signifiant que nous devons renoncer définitivement à notre Faux Moi avant que notre voyage psychique puisse continuer. Ce n’est qu’après avoir renoncé à notre Faux Moi et après avoir crucifié les fausses parties de notre personnalité, que nous pouvons ‘rentrer à la maison’ et retrouver notre vraie patrie psychique. Tous les symboles d’illumination, de crucifixion et d’intégrité nous indiquent le processus qui, via d’affreux tourments, doit nous délivrer de notre fausse identité.
Dans le mysticisme alchémique, la recherche de l’or se mue en la quête du vrai soi. Des images semblables sont ‘la pierre des sages’ ou ‘le Saint Graal’. Des symboles androgynes représentant la victoire des oppositions polaires entre l’homme et la femme sortent des profondeurs de l’inconscient. Des anges androgynes nous accompagnent sur le chemin du développement de notre soi véritable. La beauté d’une fleur de lotus qui s’épanouit devient le symbôle de notre renaissance. Le bouddhisme décrit comment le fait de déposer le Manteau de l’ignorance représente l’abandon de notre faux égo. Nous ne nous fondons pas pour autant dans le néant. Dans ce contexte la conception de ‘Nirvana’ est souvent mal comprise.
Puisque dans le Cosmos, rien ne se perd, notre vraie personnalité subsiste et rayonne de toute sa splendeur. On parle de renaissance quand nous nous redécouvrons enfin dans notre corps causal imperturbable. Dans le bouddhisme tibétain il est décrit comme ‘corps de vérité diamanté’, qui mène à l’immortalité et à l’enchantement céleste.
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Les conflits du 5 ième chakra.Le chakra de la gorge a un rapport direct avec le type de caractère du contraint. Psycho-énergétiquement, le cou a une fonction importante comme porte et gardien entre l’esprit et le sentiment. Le cou constitue une barrière entre la tête et le corps. Quand nous voulons étouffer les sanglots ou les pleurs, nous crispons la région de la gorge. La gorge permet d‘étrangler les sentiments, comme quand nous tournons le robinet d’eau jusqu’à fermeture complète. Quand les sentiments surgissent, nous avons un ‘noeud dans la gorge’. Quand nous ‘avalons’ des sentiments tels que la vexation ou la colère, ‘la pauvre âme est au repos’. Dans le cas extrême, un vide sentimental en résulte.
Ce mécanisme ‘on-off’ concerne la régulation des sentiments qui, à l’extrême , peut conduire à un manque d’amabilité et de dureté complète. « Comme je me traite, je te traite » se dit le contraint. Il peut ainsi se comporter envers ses semblables de façon aussi glaciale qu’avec lui-même. Comme tout contrôleur, le contraint aime la stabilité inchangeable afin que tout reste éternellement tel quel.
Nous comprenons mieux les mécanismes du 5ième chakra en nous rendant compte qu’il s’agit en vérité du corps mental, ici au centre de tout événement. En fait, pour la plupart des gens de notre civilisation, l’intelligence représente le véritable centre de leur égo. Comme décrit plus avant dans la description du corps mental, l’étroite assimilation de Ego = intelligence est à présent d’une importance tout à fait particulière sur le plan psychique profond. Le contraint défend ainsi quelque chose d’existentiel, c.à.d. son esprit, comme centre de sa personnalité. Derrière l’esprit se trouve le Moi avec sa propre existence nue. La contrainte protège ainsi l’existence des personnes concernées ; nous pouvons facilement en déduire d’où vient la dureté et la sévérité dogmatique, qui signale souvent un caractère contraint.Dans le chakra de la gorge nous trouvons deux conflits :
Conflit 17 : le vide sentimental, choc
Conflit 18 : emporté, la pensée plus rapide que l’action.Deux mécanismes permettent au contraint d’échapper aux sentiments qui surgissent et menacent son équilibre. Le premier est le vide sentimental où on se fait rigide et immobile, comparable au ‘réflexe de la mort’ des animaux. En se rendant intérieurement insensible, on se dérobe évidemment de la plus importante source de la joie de vivre et de la profondeur de sentiments psychiques que nous possédons en tant qu’êtres humains : l’émotivité. L’homme qui est vide de sentiments s’est, bien sûr, délivré de décisions ennuyeuses mais il s’est volé lui-même les biens importants et précieux qui auraient pu enrichir sa vie.
L’ autre contrôle passe par le mécanisme mental : le fait de penser très vite et d’une façon emportée. On pousse simplement la centrale là-haut dans la tête à des performances extra-ordinaires pour dominer par exemple le sentiment de faiblesse, à la merci des émotions, pour devenir puissant et réfléchi par sa maîtrise mentale. –Pas facile à réaliser pourtant ! Le corps, lent de nature, n’arrive pas à suivre le rythme ; tout le système s’embrouille ! Les cordes vocales et leur système nerveux lent, se mettent à bégayer.
L’emportement intérieur est souvent la cause du bégaiement. Puisque le contraint est du type masculin, son caractère présente la même violence que celle du schizoïde.
Le contraint n’admet guère les faiblesses de son coeur, il veut toujours paraître fort et au-dessus des choses. J’ai pourtant souvent fait l’expérience du contraire : lorsqu’il se permet des faiblesses que l’on n’attendait pas du tout de lui. Exemples : un être soi-disant délicat à l’extrême ou bien une tendance très démonstrative à se plaindre de malaises insignifiants de façon hypocondriaque. Ce que l’on n’attendrait jamais d’un homme aussi dur ! Il y a pourtant une raison très simple à ces bizarreries. Par ce biais de comportement faux, le contraint trouve une soupape psychique pour se permettre quelques faiblesses afin de contrecarrer son appauvrissement émotionel.
Dans le jargon de la psycho-analyse, il s’agit d’essais de compensation envers un Moi super-fort. Comme les gens très actifs se consolent le soir avec de l’alcool et des sucreries, le contraint se permet des exceptions sur ses règles trop sévères, en se gâtant quelquefois. J’ai souvent été témoin de telles actions compensatoires : débauches luxueuses, acquisitions coûteuses comme des montres chères et autres articles de luxe. Le contraint se permet de tels achats car il les considère comme placement de valeur tandis qu’il se plaît à observer les soldes au supermarché. L’avarice dominante et les bombances soudaines du contraint s’expliquent par son besoin à ‘lâcher de la vapeur’ pour ne pas s’étrangler dans sa propre parcimonie et sa rigueur.
17 ième conflit :Le vide de sentiments.
Problèmes qui peuvent exister :La gorge, comme ‘porte des sentiments’, peut tellement étrangler les émotions naissantes que se crée une situation de complète rigidité émotionelle. Dès lors, l’homme apparaît en extrême contrôle de lui-même, dirigé par son mental, comme si plus rien ne le touchait – presque comme un robot. Pourtant, le fait est que les sentiments réprimés comme : pleurer, sangloter ou crier, sont uniquement ‘congelés’ et n’ont pas disparu pour autant. Les sentiments sont souvent liés à des chocs psychiques et à un bouleversement intérieur, de sorte que le ’réflexe de la mort’ assure une survie instinctive.
Une telle personne au ‘réflexe de la mort’ psychique ne peut disposer de ses sentiments que très étroitement, tandis que sa tête et son rythme semblent garder leur lucidité. Cela peut conduire à une situation où quelqu’un annonce un événement très douloureux d’une façon désintéressée telle, que les auditeurs ont l’impression que cela ne lui fait rien, car même son récit ne laisse paraître aucun dégré de sensibilité. Dans l’état de choc émotionnel où il se trouve, les sentiments et la raison sont tellement séparés qu’il donne la fausse impression d’être sans sentiments.
Solutions à envisager :
Il s’agit de libérer progressivement les sentiments opprimés et de ramener l’harmonie entre le coeur (corps) et le cerveau (esprit). Le patient devrait apprendre à observer ce qu’il ‘avale’ volontiers et souvent et à reconnaître et exprimer justement ce contenu de sentiments. Ainsi il deviendra plus authentique et honnête et apprendra à réellement exprimer son avis. Même des chocs psychiques peuvent être articulés et traîtés de cette façon.
18 ième conflit : emporté.
Problèmes qui peuvent exister :
Le domaine de la gorge, comme ‘porte aux sentiments’ peut sentir affluer en cascade tellement d’impulsions et de poussées que l’être s’en effraye et s’en ressent carrément renversé. Tant de choses jaillissent simultanément du fond de lui-même que son cerveau ne peut intervenir pour y mettre de l’ordre. Tant d’impulsions et de désirs contradictoires le font apparaître aux yeux des autres comme emporté et déformé, embrouillé et peu structuré dans son ensemble.
Le concerné souffre d’ailleurs beaucoup de ne pouvoir s’exprimer ni de se faire comprendre clairement. Du coup il parle encore plus et de façon encore plus précipitée pourque ses auditeurs comprennent enfin de quoi il veut parler. Pour finir, plus personne ne sait de quoi il s’agit. Cette communication laisse les deux partis insatisfaits. Ils se sentent victimes de la situation. Il existe souvent une inquiétude intérieure, imperceptible de l’extérieur. Il est surprenant de constater que quelqu’un portant le thème ‘emporté’ apparaisse souvent vers l’extérieur comme très tranquille et détendu. Leur emportement intérieur est toutefois perçu quand ils réalisent que leur flux d’idées s’agite d’une façon beaucoup trop hâtive.
Solutions à envisager :
‘Dans le calme réside la force’ devrait être adopté comme ligne de conduite. Une respiration détendue et calme est d’une grande aide pour retrouver l’harmonie intérieure. On devrait choisir de faire tout plus lentement, mais avec justesse et pleine conviction.
L’ambivalence des contraints consiste en : être sensible et vulnérable < être rationnel et donc se rendre invulnérable, et
 être calme et devoir regarder les manquements en spectateur < être rapide en voulant ainsi éviter les manquements.Les aspirations ambivalentes du contraint sont insolubles car elles finissent dans un cul de sac. Si le contraint prend une position rationnelle et sentimentalement neutre, qui lui assurerait une invulnérabilité émotionnelle (position souvent adoptée par les intellectuels), il coupe automatiquement sa vie sentimentale. Ainsi, il se trompe lui-même dans sa joie de vivre et de ce fait des dimensions profondes inhérentes aux vivants.
Dans la pièce ‘En attendant Godot’ de Samuel BECKET,, il devient compréhensible où les hommes d’intellect modernes sont menés par la rationalité et le vide sentimental ..tout droit en prison, ressemblant une psyché à l’aspect lunaire.
Comme nous vivons actuellement dans une époque qui correspond au 5ième chakra, se vouant à la raison, les problèmes des contraints se rapportent aux thèmes de l’esprit de notre temps. Les hommes d’intellect modernes s’intéressent à une vue d’ensemble froide et un ordre rationnel, mais non à la vitalité avec son impondérabilité et sa vulnérabilité. Aussi, l’esprit a acquis aujourd’hui le statut d’idole inattaquable et omnipotente. D’après moi, l’architecture moderne des grandes villes reflète cette évolution collective, répondant au stade vibratoire du 5ième chakra.
Le second problème insoluble pour le contraint est : Le Temps. Il le ressent ayant des particularités effrayantes et immuables qui mène toujours tout au passé. Le futur est insaisissable et lui apparaît comme irrationnel. ‘Pour moi, seul le ‘ici, maintenant’ comptent. Au contraint ne reste que le présent, où, tel que Promethée (héros de la Grèce antique et dont le nom signifie ‘pré-penseur’), il se bat contre l’inaltérabilité du passé. Le contraint devient ainsi tout bonnement le symbole de l’humanité. Pendant une cérémonie d’offrande, Prométhée trompe Zeus, le Dieu Créateur, et apporte ainsi le feu aux humains. Ce feu volé démarre la civilisation et l’indépendance autonome humaine. Zeus punit les hommes de ce méfait par Pandore, une personne féminine séduisante, qui apporte un réceptacle (la boîte de Pandore ) contenant tous les maux imaginables qui vont désormais tourmenter la race humaine, comme la vieillesse, les maladies, la folie.
Il est facile de reconnaître dans l’image de Pandore, la forme symbolique du Faux-Moi avec son conflit central. Le vieillissement, les maladies naissantes, la défaillance du centre psychique (la démence) sont provoqués par le conflit. Dans la langue antique, le conflit est désigné comme ‘tourmente’ Mais d’autres punitions suivent. Prométhée est enchaîné à un rocher où un aigle lui écharpe pour toujours son foie pourtant régénérant. L’image symbolique de cette tourmente nous apprend que désormais, la vie des hommes (symbôle : le foie) sera enlevée continuellement et que sa force sera rognée, tout comme le conflit ronge continuellement notre force vitale.
Un autre problème de base du contraint consiste en sa quasi impossibilité à être complètement calme. Car le fait d’être totalement tranquille augmente son sentiment de fragilité. Il est étonnant de constater que beaucoup de contraints s’adonnent avec ferveur aux exercices de méditation ou à des activités exigeant calme et attention, comme le modèlisme, réparation de montres, la chasse, etc.. toutes choses où tranquillité et concentration sont de rigueur. Si on se demande pourquoi le contraint exerce de telles activités contraires à sa nature, nous découvrons le phénomène du compromis et de l’essai d’auto-guérison. « Quand je pêche pendant deux heures, je retrouve mon calme » déclare le pêcheur . Il cherche, par une action exigeant du calme, à adoucir l’énorme inquiétude mentale de son être contraint.


Les conflits du 6ième chakra.Dans le chakra du front nous entrons à nouveau dans le monde psychique de l’hystérique. Le deuxième chakra nous a déjà fait prendre connaissance avec les thèmes psychiques du caractère hystérique qui se prolongent maintenant dans le sixième chakra. La mythologie allie le chakra du front avec le troisième oeil qui symbolise les aptitudes paranormales du for intérieur :’l’introspection’. D’après mon expérience, les gens ayant un sixième chakra énergétiquement fort sont très souvent des personnes intuïtives disposant d’une sensibilité élevée et d’une grande créativité. Le chakra du front contient donc un potentiel créatif et intuïtif, qui peut aider les personnes douées de ce degré de vibration à atteindre des envols insoupçonnés. Toutefois, à beaucoup de lumière se joint ici aussi l’ombre. Aucun autre chakra n’exhibe autant de conflits que le chakra du front. Nous y trouvons dans l’ensemble six thèmes de conflits :19ième conflit : hésitant, découragé
20ième conflit : l’autosatisfaction
21ième conflit : être physiquement fatigué, surmené
22ième conflit : l’inquiétude, mentalement dépassé
23ième conflit : être tendu
24ième conflit : se sentir mal à l’aise.Comme le second chakra, le chakra du front est lié étroitement à la digestion du stress. L’hypothalamus et le système lymphatique lient les événements intérieurs de l’organisme aux facteurs d’environnement extérieurs comme notre système nerveux végétatif s’adapte au stress quand notre environnement nous demande des efforts particuliers. Notre pulsation cardiaque augmente, l’hormone du stress injecte plus de sang dans les muscles et les pupilles s’agrandissent pour mieux voir. Une meilleure vue implique la possibilité de trouver un partenaire sexuel car les pupilles s’agrandissent dès que nous rencontrons quelqu’un d’érotiquement attractif. Dans la Rome ancienne, pour simuler l’intérêt sexuel, on utilisait des cerises sauvages, appelées d’ailleurs ‘Belladonna’ en Latin. (belle femme)
Le chakra du front coordonne beaucoup d’intérêts intérieurs et extérieurs jusqu’à un tout de grande valeur, comme dans la sexualité les intérêts de l’individu cherchant la satisfaction érotique et la chaleur émotionnelle s’accordent avec les intérêts de la biologie. Ceux-ci servent la propagation des gênes et les intérêts de groupes sociaux qui accordent une valeur optimale à l’accouplement de leurs membres masculins et féminins, afin d’acquérir des cellules germinatives stables pour le groupe. Tous ces intérêts particuliers sont modifiés par le chakra du front vers une sensation que l’on appelle, par exemple : ’tomber amoureux’.
Au stade suivant de la vie sexuelle, le chakra du front se charge du développement normal d’une grossesse, par exemple, lorsque par l’hypophyse est déclenchée l’hormone oxytocine produisant le lait, dirige ensuite la naissance et ainsi de suite...
Le chakra du front suit, psycho-énergétiquement, des schémas d’acceptation très similaires en améliorant des arrangements ou en créant de nouvelles synthèses. Il se charge de toujours créer de nouvelles surprises, comparables dans l’histoire à l’esprit de la Renaissance. A cette époque, l’homme voulait revivre à neuf l’esprit héroïque de l’Antiquité, suite à un enthousiasme général pour une ouverture d’esprit. Les qualités du sixième chakra font apparaître le monde merveilleusement transformé et renouvelé, comme une renaissance.Après tant de lumière, tournons-nous à présent vers le côté obscur du chakra du front. L’hystérique, personnage aux facettes multiples, a dans son être une sorte de double fond, difficile à percer du regard. Cela s’exprime également dans l’aspect multiple des conflits. L’hystériqued tend à dramatiser tout genre de problème. Il les expose de multiples façons et avec grande conviction. Personne ici-bas ne semble souffrir plus affreusement que l’hystérique, ce qui rassemble le plus possible de personnes accessibles à l’aider tambour battant. Quand on lui demande ce qui se passe vraiment, on reçoit d’une façon étonnante des réponses évasives.
Le thème fondamental psychique de l’hystérique est son aversion profonde à se fixer définitivement sur une chose. Ceci concerne même la description exacte d’une maladie, qui, d’après mon expérience, est souvent fausse ou imprécise. L’angoisse véritable de l’hystérique est le fait de se fixer, cela lui donne l’impression d’être restreint dans sa liberté. Cette peur secrète mène à un louvoyement continuel et à un jeu diplomatique pour ne pas avoir à se lier. Le premier conflit prend forme, il concerne l’hésitation. L’hystérique pèse le pour et le contre mille et mille fois, sans parvenir à une solution satisfaisante. Sa pusillanimité et son hésitation constante énerve son entourage.
L’hésitation de l’hystérique, provoque un malaise et fait honte à son prochain qui finit par déduire qu’il y a vraiment quelque chose qui cloche.- comme la fiancée devant se marier et n’obtenant pas le ‘oui’ espéré. Un faux prétexte du fiancé l’amène à croire qu’elle-même est la cause du problème et qu’elle n’est peut-être pas si désirable. Le fiancé hystérique arrivera souvent à convaincre sa promise que le statut de non-marié est en réalité bien meilleur. Dans ce cas, le fiancé hésitant échappe d’une façon élégante à une lourde décision.
La cause véritable de ses temporisations est principalement en l’hystérique lui-même. Son hésitation résulte de sa profonde incapacité psychique à voir les choses clairement et par conséquent de prendre des décisions définitives. ‘Peut-être que l’affaire est finalement toute autre’, se dit-il et il la remet donc aux calendes grecques. Son caractère versatile lui pèse comme une faute dont il sera rendu coupable. Son reproche moral ne pèse pourtant pas aussi lourd que l’idée de prendre des fausses et irréversibles décisions. Cela concerne même les choses aussi banales que l’achat d’un coffre car même une décision aussi simple le met devant de lourds problèmes. Différents modèles offrent différents avantages. S’il prend le coffre à roues, il prend le risque de les voir se casser etc. .. La chaîne des prétextes et de réflexions s’étire sans fin. L’hystérique résoud souvent son problème en s’achetant plusieurs coffres, même s’il n’en a pas besoin. Par conséquent, les armoires de l’hystérique débordent souvent d’un assortiment incroyable de chaussures, de chemises, de chaussettes, etc.
Un autre problème de l’hystérique est son auto-suffisance. Ses manières arrogantes et son amour-propre se camouflent souvent derrière une attitude de fausse modestie et de soi-disante servitude. Personne ne soupçonnerait le garçon de restaurant, toujours serviable, d’être un apprenti-Narcisse aux nombreux visages. L’auto-suffisant ne révèlera son vrai visage qu’après la fermeture. Il apparaît soudain en costume de strass et paillettes, star d’une revue musicale de banlieue, où il fête un vrai triomphe. Personne ne soupçonne sa double vie, ce qui fascine l’hystérique étant le seul à connaître sa vraie identité. Une apogée particulière est pour lui d’initier certaines personnes choisies à ses secrets. L’auto-suffisant tend en général à résoudre ses problèmes lui-même et à garder ses secrets pour lui. Il tend également à tirer de toutes les situations pour lui-même - et uniquement pour lui-même - toujours le maximum de profits et avantages.
Les trois conflits suivants ont affaire aux abus de son propre corps. Comparable au contraint, l’hystérique tend à jouer des jeux de force avec son corps et sa nature animale. Il pulvérise constamment de l’énergie pour recevoir encore plus de plaisir, de cadeaux, de désirs charnels, d’argent de dividendes etc. Il en résulte trois conflits (avec les sujets 21-23) ayant en commun que le thème prépondérant reflète la contestation intérieure exagérée. Celle-ci mène à une tension maladive et insoluble, ainsi qu’à l’inquiétude. Dans le premier cas, le corps devient champ de bataille quand l’individu se surmène physiquement. De telles personnes peuvent passer d’un état de santé florissante à un effondrement total, d’un instant à l’autre.
Le deuxième conflit concerne le dépassement mental causé par des soucis constants, affluence de pensées et nervosité mentale. Ces gens ressemblent aux machines à laver, ils laissent tourner leurs pensées en tout sens comme des pièces de lessive dans une mécanique sans fin. Ils en arrivent à un état de nervosité et de fatigue grandissant.
Au troisième cas, la tension intérieure conduit à un état de surmenage résultant de la pensée rapide, les convulsions et le sentiment d’abandon. Ces gens ressemblent à l’animal fuyant qui se débat de frayeur d’abord pour tomber dans un état de crampe désespérée et d’engourdissement ensuite.
Le chakra du front régle, via l’hypothalamus, le système lymphatique et l’hypophyse, la coordination entre le cerveau et le corps. On peut se le représenter comme le chef d’orchestre qui, comme une instance de direction supérieure, supervise ce qui doit se passer en détail, afin que nous puissions nous sentir bien. Quand le dirigeant perd la raison et débite des absurdités, les instruments s’emmêlent et produisent un grand malaise, ce qui provoque chez le spectateur de diverses sensations désagréables, voir des maux tenaces. Au plus cette situation perdure, au plus délaissé se sent le spectateur. Une dépression surprendra jusqu’au dernier, accompagnée de multiples malaises physiques. Ce sentiment de malaise extrême caractérise le sixième thème de conflit, qui représente un désarroi complet de l’harmonie entre le physique et le psychique.
19 ième conflit : hésitant, découragé.
Problèmes qui peuvent exister :
Les manoeuvres et l’indécision viennent de l’incapacité à peser clairement le pour et le contre des différentes possibilités afin de prendre une décision définitive qu’on ne doit pas regretter ensuite. Cette indécision provient d’une part de la peur de faire des fautes et de l’autre qu’il pourrait y avoir une meilleure option possible. Chaque décision entraîne peut-être une erreur et il y aura probablement toujours une meilleure option un jour ou l’autre, relativant la décision antérieure. Il faut donc trouver la force de prendre une position définitive, à un moment donné. Ce qui est affreusement pesant pour l’hystérique. Il essaye de faire comprendre à son entourage immédiat qu’il voudrait être serviable et aimable envers tous et qu’il évite toute confrontation. Il adopte une attitude manoeuvrante et diplomatique sans saisir qu’il réprime ainsi ses propres impulsions et désirs. Il est même prêt à se retirer dans une position défensive afin d’assurer son besoin exageré d’harmonie et de paix dans son entourage. Il s’intéresse à beaucoup de choses mais entame résolument peu, car le status quo obtenu avec tant de difficulté pourrait être mis en danger par l’irritation que les changements provoquent. Vu de l’extérieur, de telles personnes paraissent souvent passives et lentes tandis qu’intérieurement ils se préoccupent assidûment des arrangements et de la paix autour d’eux. Cela les rend psychiquement instables et ils tournent en rond, sans réellement avancer et sans vraiment faire de progrès.Solutions à envisager :
On devrait travailler avec courage et décision à la réalisation de ses propres plans, sans trop penser aux réactions de ses semblables. On apprend à prendre des décisions incontestables, tout en tenant compte des fautes possibles.______________________________________________________________20 ième conflit : l’ auto-satisfaction.
Problèmes qui peuvent exister :
Les personnes avec ce thème se font souvent remarquer par leur tendance à changer leur comportement de 180 °. Ils peuvent être extrêment timides et réservés pour devenir, d’un moment à l’autre, extravertis et débordants. Ils peuvent paraître extra-odinairement disciplinés mais aussi faire preuve d’arrogance et de supériorité. Comme par un temps d’avril capricieux, ils montrent souvent des changements d’humeur et de comportement. La raison spécifique de ces attitudes contradictoires est qu’en fait tout tourne autour d’eux-mêmes ; ils considèrent leurs semblables comme des figurants plutôt que comme des coéquipiers. Selon leur état d’humeur, les autres sont ou bien leur public, ou bien une simple façade ; ils doivent être mis dans l’ombre, ou au contraire, flattés impétueusement. Il arrive qu’ils rivalisent avec toutes sortes de gens, surtout avec ceux ayant les mêmes intérêts qu’eux et où il ne peut y avoir qu’un seul gagnant. Les personnes auto-satisfaites sont souvent des ‘ tricheurs’ et ont des tendances sadiques à considérer les gens étant dans des situations sans issue, comme abandonnés et livrés à eux-mêmes.
Les auto-satisfaits disposent souvent de grands talents et de forces qui rendent la coopération d’autres gens inutile. De telles personnes sont difficiles à saisir à cause de leur changement d’humeur si rapide. Au fond de son âme, l’auto-satisfait ne se sent aimé ni apprécié de personne. Son comportement égoïste et même autistique, montent les autres contre lui, renforçant encore plus ses préjugés.
Solutions à envisager :
Le plus important est le ré-apprentissage de l’amour-propre et de la compétence sociale.
21 ième conflit :physiquement fatigué.Problèmes qui peuvent exister :
On se sent persécuté et exténué car on exige constamment trop de soi-même. On dépasse ses propres limites pour satisfaire des idéaux élevés qui, par ses exagérations, portent préjudice à soi-même. On se sent physiquement sous tension, ce qui peut souvent mener à des actions auto-agressives comme se ronger les ongles, s’arracher les cheveux, se mordre les lèvres etc. Maux de tête et maux lombaires persistants, ainsi que d’autres signaux d’alarme du corps, indiquent un dépassement de soi constant.
On est toujours sur la brêche, sans s’accorder du repos. C’est pourquoi on se sent constamment irrité et de mauvaise humeur. Vivre son existence d’une façon détendue est ressenti comme une superchérie. On réprime les sentiments et on travaille comme un forcené sans qu’il y ait pour cela une nécessité raisonnable. Ceci cache des désirs et des idéaux inconscients ; comme se rendre indispensable, être particulièrement convoité, obtenir une immense récompense du destin pour avoir tellement donné de soi-même. Sentiments inconscients de puissance et agressions non-avouées s’accumulent dans le sens du ‘syndrome du secouriste’.Solutions à envisager :
On devrait apprendre à reconnaître et à respecter les limites de sa propre capacité de charge._______________________________________________________________
22ième conflit : l’inquiétude, mentalement dépassé.
Problèmes qui peuvent exister :
On est intérieurement constamment ‘sous tension’. Les pensées ne trouvent aucun repos. De milliers de pensées virevoltent sans arrêt dans la tête et mènent à un état d’inquiétude intérieur et d’agitation. L’inquiet aimerait en finir au plus vite avec mille choses en même temps, ses intérêts oscillent d’un objet à l’autre comme des abeilles nerveuses qui ne peuvent se décider d’approcher une fleur mais qui volent hectiquement de l’une à l’autre. Les situations d’angoisse sont fréquentes et plus ou moins conscientes. Par exemple, la peur de passer à côté de quelque chose d’important et de non-renouvelable, comme la jeune fille qui courre d’un partenaire à l’autre pour ne pas manquer le bon, l’élu.
L’agitation est due à un sentiment profond d’insatisfaction, et plus exactement un sentiment qui anticipe déjà l’impossibilité d’arriver à une satisfaction psychique, car tandis que le bonheur espéré et réellement cherché partout, il est déjà considéré comme introuvable et utopique – ‘Cela n’apportera quand même rien’ ou ‘Encore un coup dans l’eau !’ se dit l’inquiet, tout en se dirigeant en hâte vers d’autres sujets ou pensées.
Le repos nécessaire, difficile à trouver, est même devenu impossible par cette tension permanente. Cela mène à divers maux physiques comme : maux de tête, crampes dans la nuque, migraine, bruit dans les oreilles (tinnitus) perturbations du sommeil, etc. Nervosité, manque de concentration et irritation sont fréquentes.
Beaucoup de gens inquiets intérieurement paraissent extérieurement parfaitement calmes. Personne ne se doute de ce que la personne concernée endure en réalité.Solutions à envisager :
‘La force est dans le calme’ est le dicton idéal pour l’inquiet. Il devrait se permettre d’approfondir ses expériences et sentiments sans prédire chaque fois une déception.
23ième conflit : être tendu.
Problèmes qui peuvent exister :
On se sent constamment tendu et dans l’impossibilité de se reposer. Cette tension est évidente et se manifeste par des tics nerveux, la crampe de l’écrivain ou des tensions musculaires comme le durcissement des vertèbres cervicales, mais aussi par une façon crispée de parler, le grincement des dents et par des convulsions intestinales. Très souvent aussi par une discipline et une assiduité exagérées.
Les gens ayant le conflit ‘être tendu’ sont généralement très amicaux et complaisants. Ils ont souvent de profondes rides et la peau du visage couleur cendre indiquant une tension nerveuse constante parce que trop d’hormones stressantes ont rétréci les vaisseaux épidermiques. D’où la paleur et les crispations continues du visage, des mains et des pieds glacés. Pourtant, on n’aperçoit souvent rien de leur tension intérieure, ils avouent tout au plus leur incapacité à trouver un repos bienfaisant et ils perçoivent la simple détente très troublante et incommode, tel un soldat qui, habitué à se tenir droit et tendu, ne parvient plus, même quand il est chez lui, à se défaire de sa discipline soldatesque.
Les raisons psychiques de ces tensions reposent sur un Moi supérieur trop discipliné. Cela vient souvent du fait que, dans la petite enfance déjà, il leur fût imposé une correction et une discipline trop dures pour leur jeune âge.
Comme pour les autres conflits semblables du chakra du front, la tension a son origine dans la peur de faire des fautes. Au fond, on est impardonnable et trop sévère pour soi-même avant même d’en arriver à des fautes.Solutions à envisager :
Tout comme les rares personnes trouvant le sommeil en comptant les moutons, on devrait cesser de se forcer à trouver la détente, mais plutôt chercher une solution indirecte en se fatiguant par des efforts légers et en se changeant les idées grâce à un hobby. On devrait agir psychiquement plus gentiment et avec plus d’indulgence envers soi-même.____________________________________________________________________
24 ième conflit : se sentir mal à l’aise.
Problèmes qui peuvent exister :
On ne se sent pas bien dans son propre corps, comme quand on se sent mal à l’aise dans un vêtement qui ne sied pas, qui serre et pince de partout. Le corps est éprouvé comme la source d’un malaise qui, à l’extrême, devient une souffrance. Toutes sortes de sensations désagréables peuvent surgir comme par exemple l’impression d’avoir les mains et la tête sont trop grandes, les muscles du cou trop lourds et les vertêbres cervicales déformées. Le sentiment psychique dominant est un désespoir muet et secret allant jusqu’à la dépression. On se sent entièrement déséquilibré car tout est désagréable et la plus grande partie du corps fait mal.
Les symptômes corporels prédominants empêchent de voir le sentiment de dépression fondamental qui en est le déclencheur, de par la discordance psychique.
Le fait de se sentir mal à l’aise est dû à un sentiment de frustration psychique profondément enraciné. On est mécontent et même désespéré, on se sent mal aimé et non-désiré au plus profond de son être.
Solutions à envisager :
On devrait observer les signaux et désirs positifs de son corps et les suivre afin d’obtenir le repos et le rétablissement, la détente et le plaisir de se faire dorloter (sans contre-prestation).Les six thèmes de conflit de l’hystérique présentent l’ambivalence de :
 l’incapacité de se reposer et d’être content avec soi-même – mais de se conduire visiblement comme si tout était parfaitement en ordre.
 ne pas accepter la réalité - d’où une fuite dans un monde imaginaire laborieux pour faire accroire aux autres et à soi-même d’être apte à la réalité.Au sixième chakra, l’homme vit d’une certaine façon la double personnalité de l’enfant, obligé de vivre dans le monde des adultes. Ce monde pénible et difficile, avec ses obligations et ses conditions inévitables, est perçu par l’hystérique comme un jeu unique mais un jeu qui, dans la confrontation avec la dure réalité, se transforme malheureusement trop souvent en tragédie. Il essaye de maintenir cette façade théâtrale aussi longtemps que possible à ses yeux ainsi qu‘aux yeux des autres. - Plus on connaît l’hystérique, plus on se rend compte qu’il ne s’agit pas d’une victime innocente de situations extérieures mais qu’il a participé activement à le construction de son propre malheur - comme quelqu’un qui se donne un croc-en-jambe, trébuche et tombe sur le nez.
Extérieurement, l’hystérique est un être simple et joyeux. Par cette façade, il cache adroitement son incertitude qui tourmente profondément son être. Ce mécontentement rongeant le fait ressembler au dépressif. Au contraire du dépressif, il possède pourtant (apparemment) une conscience de soi stable.
L’hystérique semble apparemment être indifférent à ce que les autres pensent de lui aussi longtemps qu’il a une bonne idée de lui-même. Au moins, c’est ce qu’il espère et ce qu’il croit lui-même très souvent, quoique cela ne concorde pas du tout avec la vérité.
Ses conclusions erronées trouvent leur origine dans son autarcie présumée tandis qu’une bonne solution directe pour retrouver son amour-propre pourrait être de se tourner vers d’autres personnes. Les hystériques, plus que les dépressifs, dépendent fortement de l’avis des autres, même si cela n’apparaît pas extérieurement. J’affirme que, comparé à d’autres types de caractère, c’est l’hystérique qui a le plus grand besoin de la chaleur émotionnelle de ses semblables !
Comme un enfant décharge son mécontentement par de l’entêtement, de l’agressivité et de l’humeur querelleuse, l’hystérique tend à se conduire envers les autres d’une façon querelleuse et agaçante : les autres sont sensés devoir participer à son malaise qui le tourmente. Par l’intransigeance avec laquelle il se bat, l’hystérique compense non seulement son propre mécontentement mais aussi son étourderie et son déchirement intérieur qui lui font prendre des positions agressives, qui extérieurement, ont un coté buté et paranoïaque. Souvent, il risque le tout pour le tout d’une façon insolente en utilisant au besoin des armes malhonnêtes - comme les mensonges et autres moyens immoraux. Il montre ainsi son penchant pour des conflits concurrentiels qui, chez lui, ont des traits de compétition sportive ; le point important est : gagner. Au cas où ce but n‘est pas atteint, le thème de concurrence peut être oublié aussi vite et tout redevient normal comme si de rien n’était. Beaucoup d’hystériques cachent leurs rivalités et intrigues en utilisant des prétextes raffinés qui, en regardant de près, sont comme un plan perfide qui découle de mouvements souvent inconscients.
Pourtant, l’hystérique dispose aussi de qualités de caractère spécialement amicales et agréables qui mènent rapidement à un pardon immédiat de toutes ses fautes. Aux acquisitions positives du sixième chakra appartiennent une progression de l’intuition, de la délicatesse sentimentale et de l’empathie émotionnelle. Tandis qu’au cinquième chakra le contraint était enfermé dans sa coquille, l‘hystérique se trouvant au sixième chakra reçoit toujours de plus en plus fortes impulsions créatives de son inconscient. Tandis que l’hystérique du second chakra montrait encore des traits sauvages et impulsifs qui sont bien décrits par ‘vin, femmes et chants’, il se déploye au sixième chakra comme un artisan de vie très cultivé qui séduit ses semblables avec une éloquence intelligente, des manières exquises et beaucoup de charme. Giacomo Casanova peut servir de modèle pour l’hystérique au sixième chakra : il est distingué, charmant, créatif, débordant de sensualité et de frivolité. Ici aussi se placent la Diva facilement froissée et le musicien délicat qui crée des oeuvres fantastiques tout en se laissant troubler par une mouche au mur.
Par l’inondation progressive de l’inconscient, l’homme se trouvant au sixième chakra s’ouvrira à nouveau aux comportements du domaine animal et enfantin, ensevelis dans le passé. Quelqu‘un qui redécouvre quelque chose de perdu depuis longtemps, doit d’abord réapprendre à ce comporter consciemment envers cette chose. De même l’hystérique du sixième chakra, se trouvant souvent dans un dilemne insoluble, devra réconcilier l’enfant (dans l’inconscient) et l’animal en lui (dans son propre corps) avec son être adulte. Symboliquement, cette situation est présentée comme l’homme-animal : par les centaures comme homme-cheval et par le sphynx comme homme-lion. Les impulsions du corps sensuel et de l’inconscient créatif mettent l’hystérique dans un état déséquilibré. Nous désignons de telles personnes comme : ‘il ne tient plus ensemble’ ou ‘l’esprit est fort, la chair est faible.’
Au sixième chakra, les mouvements sauvages et inconscients doivent être domptés à nouveau, comme un enfant qui doit d’abord apprendre la culture et le contrôle de lui-même. Au plus le comportement de l’hystérique devient structuré et discipliné, plus il avance dans le processus de sa maturation. J’ai remarqué souvent que les hystériques mûrs se conduisent extérieurement comme appartenant à un tout autre type de caractère. Cette habileté de caméléon à pouvoir jouer différents rôles ne se rencontre autant que chez lui, avec cette différence que le joueur de théâtre sait ce qu’il fait, mais que l’hystérique ne s’en rend pas compte. En regardant de près, il ne s’agit pas de jouer du théâtre mais de situations sentimentales qui, dans le cas de l’hystérique, peuvent changer si abruptement et rapidement, qu’il en donne l’impression. Ainsi il peut, à un certain moment, exploser en larmes pour se trouver ensuite d’humeur euphorique. Ou il veut mettre fin à sa vie et voir tout à travers des lunettes noires pour construire ensuite des châteaux en Espagne, espérant une amélioration à court terme.


Les conflits du 7ième chakra.Sur le plan matériel, le septième chakra correspond au chakra du cerveau. Les neuro-scientifiques ont calculé que toutes les connections possibles entre les cellules nerveuses dépassent le nombre total d’atomes présents dans l’univers. Ces calculs impressionnants font entrevoir quelles possibilités incroyables doivent sommeiller dans le cerveau humain. Sur le plan énergétique, le chakra du cerveau reflète ce potentiel énorme qui, dans la conscience humaine, est une aptitude en développement - partiellement caché chez la plupart des gens et souvent à peine reconnaissable, mais du point de vue des possibilités sûrement d’un ordre de grande diversité et de magnificence.
Symboliquement, le septième chakra est mis en relation avec la fleur de lotus et la pâquerette : la fleur de lotus symbolise l’éveil de la conscience humaine tandis que la pâquerette exprime le potentiel invraisemblable du cerveau.
Dans le chakra du cerveau nous atteignons le plus haut degré de développement humain. Nous nous retrouvons dans le monde du type de caractère schizoïde que nous avons déjà appris à connaître au premier chakra. Quand nous regardons les qualités positives du septième chakra, il semble qu’une partie du paradis soit revenue. Les terribles luttes mesquines des chakras inférieurs semblent endurées et le monde redevient pacifique, reconcilié avec lui-même. Le déchirement de l’hystérique et le monde intellectuel monotone du cinquième chakra semblent surmontés et sont, pour les êtres dans le septième chakra, devenus de lointains thèmes insignifiants - comme contemplés du sommet d’une montagne. Malgré cela, il subsiste des restes d’égo ainsi que des problèmes importants qui découlent de thèmes humains historiques, difficiles à surmonter.
Au septième chakra, quatre conflits différents peuvent exister :25ième conflit : La méfiance.
26ième conflit : L‘avoir est plus important que l’être.
27ième conflit : Ne pas vouloir voir la réalité.
28ième conflit : Ne pas penser correctement.
Puisque l’homme au septième chakra dispose d’une vue générale au-dessus de la moyenne, concordant avec sa situation énergétiquement privilégiée, le schizoïde se croit particulièrement clairvoyant et expérimenté dans le domaine de la vie. Il voit clair dans l’égoïsme et la mauvaise foi de ses semblables et devient souvent très méfiant, sans comprendre qu’il s’agit au moins partiellement de projections de ses propres cotés ombrageux. Nestroy fait remarquer que :’Trop de confiance est souvent stupide, mais trop de méfiance est toujours stupide.’ Le méfiant se bat avec acharnement pour ne rien devoir partager ou rendre à personne. Cette lutte concerne également les propriétés intellectuelles. Des ‘écrits secrets du schizoïde par exemple, sensés le protéger contre l’éventualité que d’autres partagent cette possession.
Des ‘écrits secrets’ peuvent également signifier que l’on s’exprime d’une façon ambigue ou particulièrement floue pour ne pas être bien compris. ’Il aime parler par énigmes’ disent alors les gens. Nombreux sont ceux qui enferment tout derrière de multiples serrures.
La peur paniquée de disparaître du schizoïde le fait se battre comme un lion pour ne lâcher à aucun prix le reste de son Moi. Le problème ‘d’être ou de ne pas être’ ne tourne plus autour de l’existence matérielle (comme au premier chakra), il s’agit au contraire d’enjeux bien plus importants, par exemple :‘qui a le dernier mot dans ce monde, qui définit la réalité, qui fait partie des vrais possesseurs à qui plus rien ne peut être retiré’. ‘Je me suis tellement éreinté que je ne donne plus rien’ se dit l’homme dans ce chakra. Le conflit psychique correspondant a comme titre : L‘avoir plus important que l’être’. Le sage, comme aime à être reconnu l’homme au stade vibratoire du septième chakra, nous surprendra pourtant souvent par des soubresauts d’égoïsme totalement inattendus. Nous constatons une rapacité où, pour obtenir son propre avantage, il joue durement des coudes.
Le schizoïde veut avoir tout pour lui-même et devient extrêmement avare. Il ne s’agit pas de possessions terrestres ou de pouvoir, mais ‘seulement’ d’un salut spirituel immatériel, pour lequel il s’est battu et qu’il défend avec toutes sortes de trucs idéologiques. L’entêtement idéologique et la manie de toujours avoir raison dans ses batailles pour le pouvoir, appartiennent aux apparences tyiquement négatives du septième chakra. On ‘a’ une croyance au lieu de vivre cette croyance = être croyant. Le ‘vouloir avoir’ se montre par le fait que la façade extérieure et l’emballage prennent une place plus importante que le contenu. Par exemple : l’homme trouve sa vie plus absurde qu’elle ne paraît, mais parce qu’il lui est si important de maintenir son apparence, il ne change rien à sa vie malheureuse. Le psycho-analyste Erich Fromm a vu, dans le phénomène de société qui met l’avoir au- dessus de l’être, une lourde faute de caractère de notre civilisation moderne où les vraies valeurs humaines sont souvent moins évaluées que les richesses extérieures.
Une augmentation de cette auto-duperie se manifeste dans deux autres conflits psychiques : ‘ne pas vouloir voir la réalité’ et ‘ne pas penser correctement’. Quand le monde ne me plaît pas comme il est, je peux m’attendre à de gros problèmes. Aldoux Huxley touche le point sensible du problème en disant : ‘On n’élimine pas la réalité en l’ignorant’. Réalité et prétention s’effritent souvent d’une façon si défavorable qu’on ne tient plus le coup psychiquement et que l’on cherche une solution quelconque pour se tirer de l’embarras. Beaucoup de gens se construisent des châteaux en Espagne et des mondes fantaisistes pour se bricoler une nouvelle réalité. On peut ainsi manipuler les faits pour se présenter sous une lumière avantageuse. Beaucoup d’autres le font de manière plus raffinée ; par exemple en rétrécissant tellement leur vue que les réalités déplaisantes en sont obscurcies. On porte des lunettes roses pour tout voir en couleurs splendides. Ces ‘lunettes roses’ entraînent la fuite dans le monde des drogues et des sectes religieuses, pour échapper à la dure réalité. La démence - désignée comme psychose en médecine - représente, d’après mon expérience, également une fuite du monde.
Une autre méthode encore plus raffinée emploie l’observation du monde – la pensée comme réflection de la réalité en nous-mêmes –comme un levier pour présenter ce monde sous un autre aspect. Car quand je pense autrement, je change automatiquement le monde. Cela peut être fait de multiples façons où toutes les recherches de solutions ont à faire avec la prise d’un point de vue totalement arbitraire. Comme régisseur suprême du monde, je peux me créer des philosophies personnelles pour mieux expliquer les choses problématiques pour qu’ainsi le monde m’apparaisse plus harmonieux. Je m’auto-déclare régisseur de mon propre univers privé pour transformer la pièce de théâtre de mon monde à moi. Car en me mettant au centre de l’univers, je deviens la pierre angulaire qui peut modifier et transformer toute l’histoire selon mon bon plaisir. Evidemment, ceci se passe complètement inconsciemment et on ne se rend pas du tout compte comment on s’enfonce de plus en plus dans des mondes imagnaires construits de toute pièce.
Dans cette construction de son propre monde fantaisiste apparaissent très vite des contradictions. Quand on prend ces contradictions au sérieux, on est contraint de confronter ses propres insuffisances et toutes sortes de traits existentiels désagréables que l’on préfèrerait garder cachés. La reconnaissance de soi est un processus pénible que l’on voudrait ajourner- comme la visite chez le dentiste. On développe des considérations préjugées et des constructions de pensée inaltérables, qui sécurisent l’image du monde comme une forteresse éternelle. Tous ces mécanismes devraient épargner à quelqu’un la désillusion pénible de la vraie reconnaissance de lui-même. La propre opposition contre la destruction de telles idéologies conduit à la peur du ‘salaud intérieur’. La déclaration résignée d’Albert Einstein éclaire la misère de la pensée idéologique : ‘il est plus difficile de démolir un préjugé qu’un atome’. C’est pourquoi les conflits du type idéologique sont, d‘après mon expérience, extrêmement difficiles à résoudre.
25ième conflit : La méfiance.
Problèmes qui peuvent exister :Suite à des expériences décevantes, on croit que les autres ne nous veulent que du mal. On se croit entouré d’un monde hostile qui n’a d’autre intention que d’infliger des dommages et de nous voler. On néglige souvent sa propre participation et on projette toutes choses négatives vers l’extérieur. On observe très souvent un manque de confiance primaire – tout est dissèqué par un esprit critique et démonté en pièces détachées -. On refuse de s’ouvrir psychiquement, considérant cela comme une capitulation, comme si l’on devrait se livrer aux mains de quelqu’un ou à quelque chose. On préfère se retirer comme un escargot dans sa coquille. Dans le fond on n’aime pas abandonner quelque chose de soi-même. On a tendance à éviter dans une large mesure les émotions et les situations qui pourraient apporter une insécurité émotionnelle. On est souvent d’humeur analytique et rationnelle car on veut tout comprendre par la raison. Les gens avec le conflit ‘méfiance’ préfèrent un rôle d’observateur à distance et n’aiment pas être aspirés par quelque chose qui peut leur faire perdre leur équilibre. Le véritable dilemne du méfiant est devenu notoire par la déclaration du milliardaire Paul Getty : ‘Quand on peut avoir confiance en quelqu’un, on épargne un contrat, quand on ne peut avoir confiance en lui, un contrat est inutile .’
La confiance est par conséquent et jusqu’à un certain dégré, une expression de l’amour-propre, tout comme la méfiance trahit le manque d’amour-propre (ce qui signifie un manque de confiance en soi-même, croire avoir un mauvais fond, etc.) La confiance représente donc le premier pas à faire afin de s’ouvrir aux autres et devenir viable en général.Solutions à envisager :
La formule la plus simple pour triompher de la méfiance est la reconstruction de la confiance en soi-même.26ième conflit : Placer l’avoir au-dessus de l’être.Problèmes qui peuvent exister :
Il existe une tendance exagérée à placer des circonstances extérieures comme la possession et le soutient d’une apparence au-dessus des valeurs intérieures. Cela peut conduire aussi bien à des idées d’appauvrissement qu’à l’avarice, à la rapacité et à la mentalité du jeu de coudes. Beaucoup de gens sont extérieurement très altruistes et amicaux, tandis qu’ils ont dans leur for intérieur une profonde angoisse des grands changements. Tout devrait rester de préférence tel quel, même si leur bonheur de vivre en demeure restreint. Des imaginations quelconques sont toujours plus importantes que la réalité, comme quand on épargne sur un bonheur futur sans prendre suffisamment en considération le bonheur de la vie présente. Le lâcher-prise de choses et de comportements est particulièrement difficile pour ces gens, y compris l’action de donner un peu plus ou de dire adieu en général. Cela vaut aussi pour le lâcher-prise de leur propre vie : la pensée à sa nature limitée est ignorée, on préfère se préoccuper de la vie terrestre. Le désir d’avoir peut aussi concerner la possession de convictions, comme vivre en croyant appartenir au petit nombre de gens qui ‘savent depuis longtemps comment cela fonctionne’. On peut même accumuler comme ‘possessions’ des choses aussi abstraites que le savoir, les valeurs spirituelles ou les bonnes actions. La marque distinctive d’un tel comportement psychique eronné est un sentiment de frustration rongeant dans le for intérieur que ni les succès professionnels, ni les belles possessions ou pensées à valeur élevée ne peuvent compenser.Solutions à envisager :
On devrait apprendre que notre vie ne fonctionne pas seulement d’après des critères comptables (devoir et avoir) et redécouvrir les nombreux petits plaisirs ainsi que les joies interieures, trop longtemps ignorés.27ième Conflit : Ne pas vouloir voir la réalité.Problèmes qui peuvent exister :
On ne peut supporter la réalité et on l’élimine de sa perception. La mise dans l’ombre de la réalité peut inclure des parties de l’existence comme le fait de sur-ou sous-estimer l’importance de certains semblables. On peut également éprouver sa réalité en entier, y compris les cotés ombrageux d’une façon si désagréable que l‘on entame une fuite dans des mondes imaginaires. Cette fuite se compose, chez la plupart des gens, de refoulements qui peuvent aller jusqu’à ne plus se rappeler son enfance et de vivre sa biographie comme très étrange. Nombreux sont ceux qui obscurcissent des parties de leur réalité intérieure ou extérieure ou bien ils fuient dans des mondes irréels ou de compensation. Il n’est pas rare d’observer une déprogrammation de la réalité dans le fait de changer un moins par un plus par exemple.
Le conflit ‘ne pas vouloir voir la réalité‘ est extrêmement courant dans le monde des drogues et des psychoses. Tous ces refoulements cachent des détresses psychiques et des frustrations insupportables qui produisent dans l’être entier un climat sombre et triste duquel on essaye d’échapper par pure volonté de survivre. Cela ne change pas le problème fondamental, seulement le point de vue personnel, lorsqu’on fait comme si on était partiellement dans d’autres réalités. De bons acteurs possédant la capacité de charmer d’autres arrivent souvent à transporter les spectateurs dans un monde merveilleux, leur faisant oublier leurs malheurs. Quelque chose de semblable arrive aux personnes ayant le conflit ’ne pas vouloir voir la réalité’, avec cette différence qu’ils se trompent eux-mêmes.
Si on pouvait échapper à la douleur inséparable au fait d’etre en vie, on étranglerait sa propre vitalité. On devrait reconnaître que la douleur ne constitue qu’une réalité limitée car la vie est beaucoup plus vaste que la douleur.
Solutions à envisager :
La véracité et l’objectivé sont des qualités qui ont affaire à l’attention et sa présence sur terre. On devrait par conséquent s’exercer en pleine conscience à être ici, dans le moment présent._______________________________________________________________28ième conflit : Ne pas penser correctement.Problèmes qui peuvent exister :
Le probléme fondamental de la pensée incorrecte repose premièrement sur le refus de reconnaître la réalité telle qu’elle est pour en déduire les lois véridiques et raisonnables de la conscience. La pensée correcte mène à un état de conscience en accord avec la réalité extérieure aussi bien qu’intérieure. Si, au contraire, on nourrit des idées fausses condamnées par la voix interne, (la conscience du vrai Soi) on se trompe soi-même. La même chose se passe quand on nie, contre toute vraisemblance, la réalité extérieure, comme quand on considère que l’adversaire sera plus fort que soi. Dans ce cas, on paie par un échec et par un nez cassé.
Le fait de ne pas penser correctement mène également à une forme de fracture, sauf que les conséquences immédiates de la conscience faussée apparaissent sous une forme déguisée, c’est-à-dire dans l’inconscient et sous forme d’une restriction de sa propre vitalité. En évaluant mal les réalités et en faisant face à de fausses conceptions qui n’ont rien à voir avec la vraie situation du monde, l’âme a, pour ainsi dire, ‘le nez cassé’.
On n’est pas disposé à varier son opinion même ni d’accepter des restrictions et des désavantages que cela imposerait. Les idéologies séculaires et convictions opiniâtres trouvent ici leur place. D’après mon évaluation, elles peuvent être issues de vies antérieures. La vie présente n’en laisse que peu paraitre sauf que l’ancienne raideur idéologique résonne comme un écho persistant encore dans la vie actuelle. Par exemple, une personne ayant appartenu à la noblesse privilégiée dans une vie antérieure peut avoir des problèmes dûs à sa nature arrogante et devant vivre comme simple commis de paysan dans sa vie actuelle.
La pensée incorrecte résulte souvent du fait que quelqu’un ait, dans une vie antérieure, payé de sa vie ses croyances. Devoir mourir prend la signification de : avoir une croyance solide. On a donc inconsciemment une idée fixe qui martèle en tête que le fait de s’établir mène forcément à la mort. Ces gens sont donc en général particulièrement anarchistes et ‘libéraux’, puisqu’ils ne veulent plus s’attacher à quoi que ce soit. ‘Plus question de me faire crucifier une fois de plus pour ma croyance’ est devenu leur adage. Le fait de ne plus s’établir mène à une mollesse louvoyante et une volonté d’adaptation qui est en contraste aigu avec l’être même. En vérité, le concerné était un dur-à-cuire dans une vie antérieure, ce qu’il renie à présent pour ne plus devoir mourir pour cela une fois de plus.
Les auto-thèses de croyances profondément enracinées trouvent ici aussi leur place. Au plus tôt de telles thèses et convictions ont été intégrées dans son évolution, au plus difficile sont elles à extirper et à abandonner ensuite. On observe fréquemment de fausses structures dans l’environnement social de telles personnes qui mettent en scène la pensée incorrecte comme structure sociale dissonante. Peut-être qu’un membre de la famille a tyrannisé les autres d’une façon paranoïaque, ou bien une famille niant intentionnellement l’existence de quelqu’un ayant provoqué un scandale.
Beaucoup de personnes pensent également incorrectement en prenant des idées et idéaux surévalués comme point de référence pour leur façon d’agir et qui entrent continuellement en collision avec la réalité. Par exemple : une femme qui adhère à l’idée qu’un homme juste doit avoir telle et telle qualité sera confrontée tôt ou tard au fait que son propre mari manque de ces qualités. Notre barre des valeurs devrait par conséquent quelque peu s’accorder avec la réalité pourqu’un bonheur psychique puisse s’en suivre. Par contre, en pensant incorrectement, c.à.d. en changeant intentionnellement la barre des valeurs, de façon à ‘placer la mesure trop haut’, nous créerons automatiquement un état de frustration. Penser correctement signifie par conséquent penser avec conformité. C’est à dire faire preuve de bon sens, employer son sens commun au moment de définir une mesure, estimer justement les besoins et opportunités intérieures et extérieures, ainsi que les possibilités futures, pour arriver à une évaluation conforme et réaliste. Solutions à envisager :
Evaluer sa propre valeur et s’occuper de soi et de ses propres besoins avec attention, sont les pas les plus importants à faire afin de se libérer des filets de la pensée incorrecte.
_______________________________________________________________ Les problèmes communs des quatre thèmes de conflits du septième chakra sont les persuasions profondes que :
< personne ne me veut du bien. - Au fond je suis mon seul ami véritable.
< le monde est mauvais et plein d’erreurs. - Je m’invente un meilleur monde._________________________________________________________________ En y regardant de plus près, ces deux persuasions sont légitimes car en observant bien, la question qui s’élève est : « qui nous veut réellement du bien et nous donnerait sa dernière chemise en cas d’urgence ? ». L’homme méfiant nous répondra que dans le cas du samaritain miséricordieux, il pourrait s’agir de quelqu’un qui ne se conduit de cette façon que parce qu’il croit à la vie après la mort et veut obtenir des avantages en faisant de bonnes actions. L’individu qui fait l’expérience d’être dépossédé et rejeté par la société du jour au lendemain, connaît bien la chanson de la méchanceté de ses prochains et les déceptions qui s’en suivent. Il est compréhensible qu’il devient souvent amère et sarcastique et se transforme en éternel ergoteur pessimiste.
Puisque l’individu au stade du septième chakra possède une grande connaissance humaine et une vue d’ensemble large, il tente à percer la méchanceté de son prochain trop radicalement. Il flaire les trahisons et les bassesses partout, même quand il n’en est pas question. Pour finir, il ne fait plus confiance à personne et ne perçoit partout que trahisons et stratagèmes. « Celui qui me donne sa dernière chemise ne cherche qu’à endormir ma confiance pour me jouer un tour au premier moment d’inattention, » se dit le très méfiant schizoïde en rencontrant le bon samaritain.
Le seul moyen de se protéger des hordes avares est de rassembler ses possessions et de se battre avec acharnement pour les sauvegarder. Le problème qui s’ensuit est que cette attitude défensive isole affreusement le possesseur. Même s’il peut supporter cette situation défavorable, il est confronté au problème supplémentaire d’avoir créé une sorte d’univers privé contre le reste du monde – une île de béatitude, constamment menacé par l’extérieur .
Pourtant, cette tour d’ivoire est contraire au principe divin selon lequel tous les êtres de ce monde sont en fait un. Dès que quelqu’un construit une forteresse imprenable autour de soi et de ses possessions, il commet déjà un demi-péché puisqu’il fomente déjà l’idée d’enfoncer le crâne du premier voleur qui vient de trop près. « Qui manie l’épée, mourra par l’épée » , dit Jésus. Ainsi s’enchaînent des décisions erronées, à savoir d’abord le barricadement absurde, l’isolation et l’hostilité qui s’en suivent et pour finir l’exécution de l’intrus, qui sous forme d’une sorte de prophétie d’auto-accomplissement sert d’alibi pour justifier ses actes. L’élimination de l’intrus ne restera pas sans suite, comme l’annoncent les paroles de Jésus. Même si une justice supérieure n’envoie pas immédiatement les foudres du ciel afin de punir le pécheur, le fait d’avoir passé quelqu’un au fil de l’épée pour s’être senti menacé ou simplement s’être senti approché de trop près, nous tourmentera inconsciemment par des sentiments de culpabilité.
Une autre tendance générale très répandue chez les schizoïdes est la constructon mentale en tout genres et, - sous forme consolidée, - à l’idéologie. Je comprends ici la tendance du schizoïde intellectuel à confondre le monde des pensées avec le monde réel (ou au moins de souvent mal évaluer les proportions). Alors que l’hystérique, par exemple, ne trouve aucune raison pratique à se repaître de chimères et préfère jouir de la vie au moment présent, le schizoïde lui, se façonne les choses tout autrement. Les pensées sont pour lui une partie importante de sa réalité, voire la plus importante ! C’est pourquoi les intellectuels aux traits schizoïdes ont un rapport érotique avec leur bibliothèque et avec la parole en général. En plus, la pensée intellectuelle est pour eux la première clef vers des changements quelconques.
Un changement dans la façon de penser fonctionne comme une sorte de modification anticipée de la réalité. On peut très bien reconnaître ces mécanismes chez les schizoïdes dont les pensées ont certainement modifié le monde : Carl Marx par exemple. Sa notion fondamentale, qui représente en fait le début du Marxisme, culmine dans cette thèse : ‘L’être définit la conscience.’ Marx veut exprimer par cela comment la répression des sociétés hiërarchiques mène à des structures de pensée fausses, et comment cette répression est durablement maintenue et méthodiquement cimentée. Par exemple, le travailleur est trop pauvre pour aller à l’école, de sorte que les pauvres restent stupides et ignorants. Quand on les aide à suivre des cours, on change leur réalité, (leur être) de sorte qu’ils améliorent la conscience d’eux-mêmes et peuvent devenir des gens fiers et prometteurs de succès, enrichissant la société entière. Voilà en bref le message substantiel du Communisme.
Pourtant, la thèse célèbre de Marx peut être interprêtée différemment. Car d’après mon estimation, elle représente une sorte de reconnaissance de soi-même de type schizoïde et très probablement un essai d’auto-guérison inconscient de Karl Marx. L’expérience directe du schizoïde est empreinte du fait que sa conscience est au premier plan dans sa vie (son être). En soutenant le contraire, Marx mettrait le ressentir du schizoïde sens dessus-dessous. On pourrait vendre cette thèse sur-le-champ à l’hystérique, type de caractère opposé du schizoïde, et dont l’adage ‘le vin, les femmes et les chansons’ perçue comme expérience de vie sensée, élève sa conscience ou comme le million gagné au Lotto améliore son standard de vie. De telles émotions ne frappent toutefois en rien le vécu direct des schizoïdes.
Comment Marx arrive-t-il alors à son affirmation remarquable et étrange à lui-meme que l’être définit la conscience? A mon avis, il essaye, par sa philosophie, de se changer complètement ainsi que sa polarité. Sa philosophie, devenant un contrepoids de son entendement polaire de schizoïde, devait rendre son être plus sensuel, plus près de la terre et plus de ce monde. Il est évident que d’autres mécanismes psychologiques profonds s’y sont ajoutés, comme la tendance à l’auto- punition par appauvrissement, choisie par lui-même. De son temps, Marx était un pauvre bougre qui devait taper son riche ami Friedrich Engels. A-t-il essayé de se punir parce qu’il avait appartenu à la classe régente ? Je présume que de telles considérations lui sont applicables parce que le schizoïde, avec ses idéaux surfaits, verse dans l’auto-punition quand il ne peut réaliser ses sévères règles de conduite morales.
Naturellement, on pourrait étendre sans fin ce thème fascinant comment les quatre types de caractère s’expriment par les différentes philosophies et événements de l’histoire contemporaine. J’aimerais néanmoins en rester là car cela nous emmènerait trop loin du sujet. La description des vingt-huit thèmes de conflits de ce chapitre devrait avoir mis en lumière comment les quatre types de caractère peuvent être retrouvés de façon caractéristique et clairement dans les vingt-huit thèmes. Les vingt-huit conflits distincts représentent, compatibles à l’alphabet, une sorte de langue psycho-énergétique par laquelle s’expriment les quatre types de caractère. Comme pour toute langue étrangère, un temps d’adaptation est nécessaire pour s’y retrouver et pour comprendre plus précisément les nuances et connexités significatives.
Puisque chaque être représente un individu unique avec sa propre biographie antique, j’ai volontairement renoncé aux allusions et cas trop concrets pour éviter les catégorisations hâtives et modèles simplistes. D’autres indications pratiques concernant la meilleure reconnaissance de son propre type de caractère suivent dans les prochains chapitres. J’y donnerai également des recommandations pour réaliser simplement dans la pratique le projet de l’exploration de soi-même. Pour cela, la psychosoma-énergétique représente une aide inestimable car le test énergétique dévoilera, d’après mon expérience, simplement et rapidement le type de caractère que l’on possède.
Les chapitres suivants reprendront la question déjà posée plus avant : pourquoi les conflits sont-ils nécessaires ? En bref, ils apportent une position-clef dans le processus d’évolution de l’humain. Nous avons besoin de conflits pour mûrir psychiquement. Le chapitre sur ‘le voyage de l’âme’ reflétait déjà cette signification, du moins du point de vue de l’être individuel. Le conflit peut aussi être compris comme thème psychique surconscient qui donne une empreinte à l’évolution humaine dans son ensemble. Les conflits sont alors l’expression de thèmes communs aux humains et qui marquent en quelque sorte le processus d’évolution de l’âme. J’essayerai de décrire dans les chapitres suivants comment cela se passe et comment cela transforme les humains dans la période de vibration énergétique actuelle. Le thème principal concerne le fait que le processus de la culture et de la civilisation dans son ensemble, correspond aux échelons des chakras psycho-énergétiques.
Il est possible que plus d’un lecteur argumente du fait que les thèmes sont abordés de façon théorique et ennuyante. J’aimerais cependant répliquer que l’histoire d’Adam et d’Eve –par laquelle se déploiera le thème entier dans les prochains chapitres – ainsi que tous les autres développements de l’humanité jusqu’aux temps actuels, touchent à toutes les questions fondamentales et décisives dans lesquelles se retrouvera toute personne, à peu près comme la réponse à la question du bien ou du mal. Il s’agit donc aussi de thèmes de l’âme individuelle qui concernent tous ceux intéressés par une réelle exploration de soi.
F I N
Traduction: Oliver Schuer /CH Biel Bienne © 2007